Après quatre saisons et demie passées au sein de l’équipe UAE Team Emirates – XRG, Juan Ayuso a décidé de tourner la page. En profitant de la fin de son contrat, il a choisi de rejoindre Lidl-Trek, une décision qui commence à porter ses fruits, comme en témoigne son impressionnant début de saison : une victoire à Malhao et une présence sur le podium final de la Vuelta au Algarve.
Actuellement en altitude à Andorre, Juan se prépare pour une Paris-Nice qu’il juge impérative à remporter. Bien qu’il se retrouve face à une concurrence de poids, avec des coureurs comme Jonas Vingegaard et Joao Almeida, son ambition reste intacte.
P. Vous avez remporté votre première course. Quelles ont été vos impressions ?
R. La Vuelta au Algarve a été une belle expérience. Au-delà de la victoire, ce qui m’a marqué, c’est la manière dont nous avons su gérer les attaques, même du véhicule médical. L’équipe a réagi de manière extraordinaire, d’abord en contrôlant la course puis en faisant face aux assauts des autres équipes. Je suis très satisfait de l’ambiance et du soutien que je ressens.
P. Qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans la structure de l’équipe ?
R. Avant tout, c’est l’aspect humain qui a retenu mon attention. Lidl-Trek commence à investir dans des ressources qui manquaient par le passé, comme des camions de cuisine et des équipements de récupération. Bien que tout ne soit pas encore en place, les améliorations semblent prometteuses. Je bénéficie de moyens supplémentaires, et surtout, j’apprécie le groupe de professionnels qui me soutient. Par exemple, nous avons optimisé ma position en contre-la-montre grâce à un travail en soufflerie, une amélioration non négligeable.
P. L’équipe a réalisé un excellent travail récemment. Il y a un contraste marqué avec vos précédentes saisons, n’est-ce pas ?
R. Sans cette équipe, je n’aurais jamais remporté la Vuelta au Algarve. Nous avons maintenant Paris-Nice, le Dauphiné et le Tour, tous avec des contre-la-montre par équipes, ce qui nous place dans une position compétitive. En ce qui concerne le parcours de Paris-Nice, la contre-la-montre pourrait décider de 70 % du classement général, et avec l’équipe que nous avons, je suis confiant quant à nos chances.
Sans cette équipe, je n’aurais jamais remporté la Vuelta au Algarve.
Juan Ayuso
P. Quelles avancées avez-vous réalisées cette année ?
R. J’ai fait des progrès en contre-la-montre grâce à un meilleur positionnement et à du nouveau matériel, notamment un casque performant. Je m’efforce de continuer à m’améliorer sur tous les aspects, même si cela ne représente pas un grand mystère.
P. Paul Seixas pourrait devenir un rival redoutable. Quel avenir lui prédisez-vous ?
R. Seixas sera bientôt en lice pour les grandes courses. C’est un autre concurrent à affronter. Je suis devenu familier avec les cyclistes qui marquent notre époque : Tadej, Remco, Vingegaard…
P. Certaines personnes le comparent à Valverde et Contador. Lequel vous évoque-t-il le plus ?
R. Je serais ravi de ressembler à l’un ou l’autre. Le cyclisme évolue, et le profil du coureur gagnant n’est plus le même qu’il y a dix ans. Si je devais choisir, je me sentirais plus proche de Valverde, car mon sprint est un atout. Mais les performances d’Alberto en haute montagne sont également essentielles dans le cyclisme moderne. Une combinaison des deux, et je suis content ! (rires)
P. Quel est votre souhait pour 2026 ?
R. Mon souhait est de continuer à progresser sans rencontrer de nouveaux obstacles et de pouvoir mesurer mes capacités sans les blessures des années passées. J’aspire à un bon Tour, car ce sera ma première participation. Que la chance soit de mon côté et que mon niveau détermine le résultat.
Le calendrier de Juan Ayuso pour 2026 :
- Paris-Nice (8 au 15 mars)
- Itzulia (6 au 11 avril)
- Flecha Valona (22 avril)
- Liège-Bastogne-Liège (26 avril)
- Tour Auvergne Rhône-Alpes (7 au 14 juin)
- Tour de France (4 au 26 juillet)
Points à retenir
- Juan Ayuso fait ses premiers pas avec Lidl-Trek et semble à l’aise dans son nouvel environnement.
- La solidarité au sein de l’équipe se démarque, un atout dans les grandes courses.
- Le renouvellement des équipements contribue à ses performances sur le vélo.
- Ses ambitions pour la saison sont claires, malgré la concurrence féroce.
- À une époque où le cyclisme change, son adaptation pourrait bien faire la différence.
En tant que passionné de cyclisme, je me demande jusqu’où Juan Ayuso peut réellement aller. Avec les défis qui l’attendent, tant sur le plan physique que mental, il semble prêt à entrer dans la cour des grands. Reste à voir si les enjeux de l’élite du cyclisme lui permettront de s’épanouir comme il l’espère. Il est indéniable que le monde du vélo est en pleine mutation, et je ne peux m’empêcher de penser que nous sommes témoins d’une période passionnante pour ce sport. Restons attentifs !