dim. Sep 13th, 2026

Underdogs de Long Island, les Fighting Tomcats visent l’US Open Cup pour écrire l’histoire

Tout le monde adore une bonne histoire d’outsiders. Dimanche soir, l’American Football Club New York (ASC), surnommé les Fighting Tomcats, aura l’occasion d’écrire le premier chapitre de sa propre épopée. Basé sur Long Island, le club évolue en National Premier Football League (NPSL), une ligue masculine située au quatrième échelon de la pyramide du football américain des États‑Unis, qui offre une passerelle pour les joueurs universitaires, les amateurs et les jeunes professionnels qui émergent.

ASC affrontera Osner’s FC, rival de la NPSL, lors d’un match de qualification du premier tour de l’US Open Cup, à 20 h, dimanche, au Floyd Bennett Field de Brooklyn. L’US Open Cup est la plus ancienne compétition nationale de football encore disputée aux États‑Unis — édition 112 cette année — et l’équivalent américain de la FA Cup anglaise, où des clubs de divisions inférieures peuvent viser la gloire nationale face à des équipes du plus haut niveau.

« C’est l’héritage ultime du football pratiqué aux États‑Unis », a déclaré Jim Kilmeade, partenaire gestionnaire et directeur général de l’ASC, à Newsday. « Avant que le football moderne américain n’émerge, l’US Open Cup existait déjà. Pour nous, c’est une tradition du football international. Lorsque nous avons lancé ce club en 2025, nous savions que, s’il était accepté, il jouerait toujours l’US Open Cup et ferait partie de l’histoire américaine. Et en tant que club de division inférieure, c’est votre chance. Votre opportunité de vous élever et, peut‑être, de devenir un géant qui fait tomber les grands clubs un jour. »

En tant que club en règle au sein de la NPSL, l’ASC était éligible pour le tour de qualification de l’US Open Cup. Ce sera la deuxième apparition de la franchise dans la qualification de l’US Open Cup. Un record de 155 clubs — tous techniquement amateurs selon US Football — avaient pris part à la qualification, et 16 d’entre eux seront admis dans le tournoi final qui compte 96 équipes et débute en avril.

Kilmeade a précisé que l’ASC est une organisation indépendante de football professionnel et opère comme une « franchise de ligue majeure au niveau quatre ». Bien que les joueurs des Fighting Tomcats ne soient pas sous contrat avec des ligues professionnelles américaines, ils peuvent percevoir des revenus en travaillant de manière indépendante et dans la communauté. L’équipe a organisé des matchs à travers l’île, avec des foules dépassant les 1 000 spectateurs au campus de l’Université de Stony Brook et au Mitchel Athletic Complex, et on espère bientôt établir une base fixe en comté de Suffolk.

Tous les 27 clubs de la Major League Football basés aux États‑Unis, dont le New York City FC et le New York Red Bulls, entrent dans le tournoi au tour des 64. « C’est une excellente compétition », a déclaré John Fitzgerald, entraîneur de l’ASC (et coach masculin de football à Molloy University). « Cette compétition a beaucoup d’histoire. Pouvoir en faire partie, c’est sympa. Nous sommes ravis d’avoir pu y participer, et ils nous y ont autorisés. Je sais qu’ils peuvent être sélectifs quant à qui ils laissent entrer. » Le but ultime serait, si l’équipe continue de progresser, de pouvoir affronter les « grands », ce qui serait une perspective vraiment excitante pour le club et pour Long Island.

Une bonne partie des joueurs de l’ASC sont encore étudiants — ce qui signifie qu’ils ne pourront pas participer au match de dimanche et que le club a dû recruter des renforts pour le tournoi — tandis que d’autres poursuivent leur carrière professionnelle après les études. Parmi les joueurs, Dylan Lopez, ancien du Connetquot High School, a rejoint l’ASC à 16 ans et évolue aujourd’hui comme milieu de terrain à Stony Brook en première année universitaire.

Une part majeure de la philosophie de l’ASC ? « Nous sommes ici pour identifier, développer et lancer des joueurs dans l’écosystème du football professionnel européen », a déclaré Kilmeade. Il a aussi indiqué qu’un autre joueur, l’ailier Aidan Kolbe, ancien de Northport High School, est en Allemagne à la recherche de son premier contrat professionnel. Kilmeade a salué la fierté que suscite Joe Scally, originaire de Lake Grove et membre des deux dernières sélections américaines en Coupe du Monde, tout en mentionnant d’autres anciens internationaux de l’île, comme Chris Armas (Brentwood). Selon lui, le talent ne manque pas à Long Island, et l’ASC se concentre sur l’identification des futurs grands noms et sur le démarrage de leurs carrières.

Le développement sera soutenu par l’ASC Bolla Market Youth Academy, qui doit démarer cet automne et sera la première académie jeunesse entièrement financée sur l’île. Pour l’instant, les Fighting Tomcats s’entraînent à 21 h à Massapequa. Ils sont dirigés par leur capitaine, Sean Fitzgerald — également fils de John et assistant‑coach à Molloy — et par le vice‑capitaine et défenseur/milieu Leo Pinto. Selon John Fitzgerald, la majorité des joueurs présents dimanche sont « nos joueurs d’origine », et leur expérience sera selon lui leur plus grande force.

« Au départ, il faut éviter d’être le géant qui se fait éliminer, » a ajouté Kilmeade. « Puis, si possible, on franchira une étape qui aura un impact historique pour notre club et pour la région de Long Island. »

Bon à savoir

– L’US Open Cup réunit des clubs amateurs et professionnels autour d’un format qui permet des rencontres inter-niveaux et offre une vitrine nationale, même pour les formations les plus modestes.
– Pour l’ASC, le tournoi s’inscrit dans une démarche de développement et d’exposition des talents locaux, tout en restant aligné sur une philosophie axée sur la progression des joueurs vers l’Europe.
– L’initiative ASC Bolla Market Youth Academy prévoit de structurer et financer le volet jeunesse sur l’île, afin de créer des passerelles vers le haut niveau sans dépendre exclusivement des structures universitaires.
– La participation au tour de qualification exige des ajustements du côté des joueurs universitaires, ce qui peut amener des recrutements temporaires et des plans d’entraînement spécifiques pour les rencontres du tournoi.
– Long Island demeure un vivier de talents: des joueurs restent attachés à des instituts locaux ou poursuivent des carrières professionnelles à l’étranger, ce qui peut nourrir le développement régional sur le long terme.
– Le parcours des Fighting Tomcats dépendra de leur constance et de la capacité du club à transformer les occasions en progrès concrets, dans une région où l’écosystème du football continental est en plein essor.

Si vous souhaitez suivre l’évolution des Fighting Tomcats et de l’US Open Cup, restez attentifs à notre couverture sur LesNews pour des analyses et des interviews locales qui mettent en lumière les trajectoires prometteuses des joueurs de Long Island.


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