L’Espagne poursuit son rêve de décrocher enfin un titre européen en éliminant la Suisse à domicile grâce à deux buts en seconde période.
Les championnes du monde ont dû batailler ferme à Berne face à une défense suisse particulièrement solide au cours de la première mi-temps.
Malgré deux pénaltys manqués, les réalisations d’Athenea del Castillo et Claudia Pina ont permis à l’Espagne d’atteindre sa première demi-finale européenne depuis 1997.
Mariona Caldentey, qui avait été fauchée dans la surface par Nadine Riesen, a raté l’ouverture du score dès la 9e minute en tirant franchement à côté du but.
Plus tard, Alexia Putellas a également échoué lors d’un pénalty alors que l’Espagne menait déjà de deux buts, en envoyant son tir directement sur la gardienne suisse Livia Peng.
Peng s’était pourtant montrée décisive en réalisant deux arrêts importants en première période, tandis qu’Olga Carmona et Aitana Bonmati voyaient leurs frappes s’envoler au-dessus de la barre, face à une défense helvète inébranlable.
Le changement de Del Castillo a changé la donne : entrée en jeu, elle a inscrit un but trois minutes vingt-quatre secondes après son apparition sur le terrain avec un tir précis et précieux.
Pina a scellé la victoire en inscrivant un second but sublime enroulé à la 71e minute, préparant ainsi le prochain duel en demi-finale contre la France ou l’Allemagne, mercredi.
« Nous sommes restées calmes et confiantes. Je savais qu’il fallait se battre et rester patient », a commenté Aitana Bonmati après le match.
« Nous avons l’habitude de gagner rapidement. Mais le vrai football ne se joue pas comme ça, il faut donner son maximum pendant 90 minutes, surtout à ce niveau. »
Interrogée sur son adversaire préféré pour la demi-finale, Bonmati n’a pas souhaité trancher : « S’ils arrivent en prolongations et qu’ils sont fatigués, c’est encore mieux pour nous. »
Points à retenir
- L’Espagne montre qu’elle n’a rien perdu de son ambition malgré des débuts difficiles et deux pénaltys ratés, preuve qu’à ce niveau, la patience est souvent la meilleure alliée.
- La Suisse a opposé une défense solide mais n’a pas su profiter des erreurs espagnoles, un classique du genre.
- Les remplaçantes espagnoles ont prouvé leur valeur, rappelant que le banc est souvent aussi important que le onze titulaire.
- Le mental des joueuses espagnoles, habituées à la victoire, est mis à rude épreuve face à la réalité d’un match tendu et disputé.
- Ironie du sort : les pénaltys manqués n’ont pas empêché l’Espagne de s’imposer, plaçant la gestion du match au cœur de leur réussite.
Alors, qui aura la joie (ou la lourde charge) d’affronter cette équipe espagnole bien décidée à ne pas se faire piquer le trophée ? France, Allemagne, soyez prêtes, la bataille promet d’être aussi intense que serrée. Et moi, du fond de mon canapé, je me régale déjà de ce suspense. Le football féminin, ça ne s’arrête jamais de surprendre !