L’attaquant de Chelsea, Joao Pedro, n’a pas manqué de tacler le Paris Saint-Germain après la victoire éclatante de l’équipe d’Enzo Maresca en finale de la Coupe du Monde des Clubs, 3-0 face aux champions de Ligue 1.
Les Blues ont provoqué une énorme surprise dimanche soir en battant le PSG, tenant du titre en Ligue des Champions, par un score cinglant. Une démonstration qui a marqué les esprits, aussi bien par le résultat que par la manière, avec un doublé de Cole Palmer et une finition parfaite de Pedro qui ont scellé le succès de Chelsea.
Le PSG n’a pas montré beaucoup de fair-play après la défaite, une importante bagarre éclatant entre joueurs et membres du staff dès le coup de sifflet final.
Le sélectionneur parisien Luis Enrique pourrait d’ailleurs être sanctionné a posteriori pour avoir frappé Pedro au visage lors des échauffourées, tandis que l’attaquant de Chelsea n’a pas mâché ses mots à l’égard du club parisien, affirmant qu’ils « ne savaient pas perdre ».
« Je suis allé protéger Andrey [Santos], j’ai vu que leurs joueurs s’agglutinaient autour de lui », a raconté Pedro.
« Comme un vrai Brésilien, j’ai défendu mon coéquipier. Beaucoup de monde débarquait, et dans ce chaos, j’ai fini par me faire pousser. C’est le jeu. »
« Ils ne savaient pas comment perdre, mais c’est ça le football. »
De son côté, Santos ajoute : « Impossible de prévoir ce qui arriverait. Je ne me laisse marcher sur les pieds par personne. Jota [Joao Pedro] et les autres sont venus. Ce qui compte, c’est qu’on est champions. »
Enrique a tenté de calmer le jeu en affirmant qu’il avait essayé de séparer les joueurs, mais a reconnu une tension palpable : « Ce qui s’est passé à la fin du match aurait pu être évité par tout le monde. J’ai vu Maresca pousser certains joueurs, et ces derniers réagir. Ce sont des situations qu’on devrait tous éviter. Moi, j’ai essayé de séparer les joueurs. »
Enzo Maresca, pour sa part, a salué la performance de ses joueurs, estimant qu’ils avaient conquis la victoire dès les dix premières minutes de jeu : « Je n’ai pas de mots pour mes joueurs. Ils méritent tous ce moment. Pour moi, on a gagné la rencontre dès le début, en imposant notre rythme et en faisant un pressing intense. Même si les conditions n’étaient pas évidentes pour tenir la cadence, ils ont fait du bon travail. Je suis très enthousiaste pour la suite, même si j’avoue que les trois semaines de pause vont aussi faire du bien. »
Points à retenir
- Chelsea a réussi un coup de maître en infligeant une raclée au PSG, pourtant favori sur le papier.
- Joao Pedro ne fait pas que marquer des buts, il protège aussi ses coéquipiers à la manière d’un vrai Brésilien.
- Le comportement frontal des Parisiens après la défaite contraste vivement avec l’allure victorieuse de Chelsea, dévoilant une fébrilité inattendue.
- Enzo Maresca semble déjà maître de son équipe, à croire qu’il a écrit le scénario de la finale avant même le coup d’envoi.
- Il paraît même que trois semaines de repos vont être vues comme un « bonus » plutôt que comme une pause, un joli paradoxe dans le football moderne.
En somme, si Chelsea continue sur cette lancée, on pourrait bientôt entendre parler d’« effet Maresca » du côté de Londres, tandis que le PSG devra peut-être revoir ses méthodes pour apprendre, non pas juste à gagner, mais aussi à perdre avec un peu plus d’élégance. Mais bon, qui suis-je pour juger ? Après tout, chaque club a sa propre définition du mot « classe »… et apparemment, celle du PSG n’est pas celle que j’imaginais.