Le groupe Frieldkin crée Pursuit Sports, sa nouvelle entité destinée à chapeauter son portefeuille de clubs de football, sous la direction de Dave Beeston, nouveau CEO.
En possession d’AS Roma, AS Cannes et Everton, The Frieldkin Group (TFG) a choisi Dave Beeston, un dirigeant expérimenté avec un parcours chez Clearlake Capital et Fenway Sports Group, propriétaires respectifs de Chelsea et Liverpool, pour piloter cette nouvelle structure.
« Notre objectif est double : garantir une excellence opérationnelle pour les clubs déjà détenus et explorer des opportunités de croissance », confie Beeston lors d’un entretien vidéo. « Chaque matin, je réfléchis à comment accompagner Roma, Everton et Cannes vers leurs ambitions, tout en prospectant pour développer le groupe par acquisitions. »
« Honnêtement, on se concentre surtout sur la prochaine étape, qui, selon moi, se trouvera en Amérique du Nord, mais probablement pas dans le football. Nous examinons plusieurs pistes dans différents sports, mais à court et moyen terme, notre priorité reste la gestion d’équipes. Le sport est encore un rendez-vous incontournable pour capter l’attention des fans. »
Beeston précise que Pursuit Sports ne vise pas à créer une hiérarchie entre clubs où les bassins de joueurs seraient transférés vers les échelons supérieurs. Chaque club conservera son indépendance, avec des décisions locales pilotées par leurs équipes dirigeantes. « Nous cherchons plutôt à identifier où un effet d’échelle est pertinent », ajoute-t-il.
Enfin, à propos du lien entre un club et ses supporters, il confesse n’avoir jamais vu de fanbase brandir une bouteille de champagne pour saluer une nouvelle direction. « Mais si les fans reconnaissent que nous tenons nos engagements, ce sera déjà une grande victoire. Ces clubs ont une âme qu’il faut impérativement respecter et cultiver. »
Points à retenir
- TFG regroupe désormais ses clubs sous une même entité, Pursuit Sports, pour rationaliser sa gestion et accélérer son expansion.
- Dave Beeston, habitué du sport professionnel, mise sur une approche opérationnelle rigoureuse et un développement mesuré.
- La gestion des clubs reste néanmoins locale, sans système pyramidal de formation ou transfert automatique des joueurs.
- Le groupe s’intéresse aussi à d’autres sports, notamment en Amérique du Nord, laissant entendre que le football n’est pas la seule priorité.
- L’importance de la relation avec les supporters est soulignée, même si la langue corporate peut parfois donner l’impression d’un gâteau d’anniversaire un peu tiède.
Après tout, dans le grand bal de la propriété sportive, chacun se doit de jongler entre business et passion. Reste à voir si cette stratégie façon « garde-fou à lunettes » saura faire lever les foules et pas seulement lever les dividendes… Entre nous, moi, je parie sur quelques rebondissements dignes d’une saison à rebondissements – à notre grand plaisir et peut-être un peu plus, parfois !