lun. Juil 20th, 2026

Admar Lopes a occupé le poste de directeur technique au sein du prestigieux club de Bordeaux lors d’une des pires périodes de son histoire. Engagé en juillet 2021, il a été témoin de la chute vertigineuse des « Girondins », club hexacampeon du football français, entraîné dans une crise financière majeure ayant conduit à sa faillite et son relégation en quatrième division nationale.

Cette dégringolade fut la conséquence directe du rejet des comptes du club par la Ligue Française de Football Professionnel (LFP). Privé de son certificat professionnel, Bordeaux s’est retrouvé au plus bas, loin des sommets auxquels il nous avait habitués.

À son arrivée, Admar Lopes, alors âgé de 37 ans, avait déjà une expérience précieuse dans la gestion de clubs en pleine restructuration financière, ce qui avait motivé sa nomination à Vasco da Gama. Il s’est exprimé avec lucidité sur cette expérience difficile :

« C’était un grand honneur de représenter un club de cette envergure dans son pire moment. Sportivement, les résultats n’étaient pas exceptionnels, mais raisonnables compte tenu des contraintes. Le fair-play financier en France impose des règles très différentes du Brésil, ce qui a compliqué les recrutements. Avec les ventes réalisées, je considère que le bilan est positif. Le désastre est dû à d’anciennes dettes, un manque d’investisseurs, et non aux performances sportives. »

Durant la première saison, Bordeaux a terminé dernier de Ligue 2, avec seulement 31 points. L’ambiance dans les vestiaires était considérée comme « absolument détestable », selon le président du club à l’époque, accentuant la crise interne. Cette chute sportive a eu des conséquences financières dramatiques, notamment à travers une baisse des revenus télévisuels.

En juin 2022, la DNCG a sanctionné Bordeaux en rejetant une nouvelle fois ses comptes, ordonnant sa relégation en National 1, la troisième division nationale. Le club a finalement obtenu gain de cause en appel, restant en Ligue 2 pour un temps. Pendant ce temps, la quête d’un investisseur fiable se poursuivait, alors que la dette s’élevait à plus de 100 millions d’euros à l’arrivée de Gérard López, propriétaire du club.

La réduction drastique des dépenses tentait d’éviter l’effondrement total, mais la situation sportive ne s’est pas améliorée, et Bordeaux a terminé en quatrième division pour la saison 2024/2025, sans espoir de montée rapide.

Un journaliste du très réputé L’Équipe, Eric Frosio, qui a suivi de près cette période, dépeint un tableau inquiétant du club : absence de matériel de base, plus de 80 licenciements et une équipe démotivée. Il insiste toutefois pour souligner que la responsabilité majeure de la faillite incombe au propriétaire Gérard López et non à Admar Lopes, dont le salaire élevé avait néanmoins été pointé du doigt par certains supporters.

Points à retenir

  • Bordeaux a connu une crise financière profonde aboutissant à une faillite et une relégation en quatrième division.
  • La gestion de la dette et la règle stricte du fair-play financier en France ont compliqué la reconstruction sportive.
  • Admar Lopes a dû naviguer en pleine tempête, avec peu de marge de manœuvre pour recruter et agir.
  • La situation humaine au club a été très tendue, avec pénuries basiques et nombreux licenciements.
  • Malgré tout, l’expérience accumulée par Admar Lopes dans ce contexte extrême peut s’avérer précieuse pour sa mission actuelle à Vasco da Gama.

En fin de compte, le parcours de Bordeaux met en lumière combien la gestion d’un club de football est parfois une question d’équilibre fragile entre finances et sport. Il faut parfois perdre gros pour mieux rebondir… ou au moins l’espérer. Personnellement, j’attends la suite avec une tasse de thé à la main, curieux de voir si l’histoire de ce grand club, tombé si bas, sera bientôt un cas d’école pour les futurs gestionnaires ou un avertissement oublié trop vite. Et vous, vous en pensez quoi ?


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