Ansu Fati s’apprête à vivre une saison particulière en Ligue 1 française. L’attaquant espagnol souhaite enfin laisser derrière lui ses problèmes de blessure pour retrouver pleinement ses sensations sur le terrain. Il quitte le FC Barcelone pour la deuxième fois sous forme de prêt, avec l’objectif de retrouver une régularité avec l’AS Monaco. Confiants dans ses qualités techniques et tactiques, les Monégasques ont parié sur ce joueur formé dans la petite ville de Herrera, en Andalousie. Il devra toutefois patienter avant de faire ses débuts sous ses nouvelles couleurs, n’ayant pas été présent sur le banc lors du premier match de préparation d’Adi Hütter.
Monaco l’emporte sans Ansu Fati ni Pogba
Ce vendredi, l’AS Monaco a lancé sa saison 2025-2026 avec un match amical disputé en Belgique face au Cercle Bruges. Comme souvent en pré-saison, le rythme est resté modéré, ponctué de nombreuses interruptions. Le score final de 1-0 a finalement tourné à l’avantage des Monégasques, grâce à un but contre son camp, sur un centre venu du côté droit signé Saïmon Bouabré.
L’élément marquant de cette rencontre estivale reste l’absence des trois recrues enregistrées à ce jour. Ni Ansu Fati, ni Paul Pogba, ni Eric Dier n’ont été retenus dans le groupe. Ils devront donc encore attendre avant de faire leurs premiers pas avec le club princier.
Les chiffres du prêt d’Ansu Fati
Sous contrat avec le FC Barcelone jusqu’en 2028, Ansu Fati emprunte à nouveau la route du prêt pour retrouver de la visibilité. Le Barça économise ainsi plus de la moitié de son salaire conséquent, estimé à 12 millions d’euros brut annuels. La fiscalité avantageuse du pays monégasque a facilité la conclusion de l’opération. Le club catalan conserve par ailleurs une option d’achat non obligatoire fixée à 11 millions d’euros à la fin de la saison, selon des sources bien informées de la presse française.
Un prêt précédent compliqué
Ce n’est pas la première fois qu’Ansu Fati quitte le FC Barcelone en prêt. Lors de la saison 2022-2023, il avait été prêté à Brighton, en Premier League, mais n’avait pas réussi à convaincre, toujours freiné par les blessures. Il a disputé 27 matchs toutes compétitions confondues, marquant quatre buts et délivrant une passe décisive. Malheureusement, il a manqué 14 rencontres à cause d’une blessure musculaire au mollet.
La saison dernière, il n’entrait pas dans les plans de Hansi Flick, avec seulement 11 apparitions pour un total de 298 minutes, dont deux titularisations lors des dernières journées de championnat.

La motivation d’Ansu Fati à Monaco
Dès son arrivée, Ansu Fati a exprimé son enthousiasme, soulignant le soutien du club et plus particulièrement de son entraîneur : « J’ai d’abord discuté avec mon agent de l’intérêt de Monaco. C’est le club qui a le plus cru en moi. J’ai aussi eu l’occasion d’échanger avec le coach. Ce sont eux qui ont toujours été les plus investis à mon égard. »
Sans regarder en arrière, il affiche un optimisme mesuré quant à son avenir : « Je ne sais pas ce qu’il m’a manqué. J’ai toujours essayé de donner le meilleur de moi-même. Je crois en Dieu, et parfois les choses nous échappent. Mais je fais tout pour minimiser les risques, je travaille dur pour être au top, et si ça ne marche pas à un moment donné, je continue à me battre. Je suis sûr que je retrouverai bientôt mon moment, et que je prendrai à nouveau du plaisir. »
Points à retenir
- Le prêt d’Ansu Fati à Monaco s’inscrit une nouvelle fois dans une démarche pour relancer une carrière freinée par les blessures, faute de pouvoir s’imposer au Barça.
- La fiscalité avantageuse à Monaco joue un rôle clé dans la faisabilité de ce prêt, un détail qui échappe souvent aux amateurs de football uniquement concentrés sur le jeu.
- La patience reste de mise : ni Ansu Fati, ni les autres recrues comme Pogba, ne sont encore prêts à fouler la pelouse lors des matchs officiels.
- Malgré plusieurs saisons difficiles, le joueur garde une attitude positive, un point intéressant quand on connaît la tendance de certains sportifs à dramatiser leur sort.
- Enfin, Monaco poursuit sa politique de recrutement audacieuse, alliant jeunes talents blessés à des stars un peu déclinantes, un cocktail qui promet un spectacle… à défaut d’être toujours efficace.
Au fond, notre cher Ansu Fati illustre parfaitement cette époque du football moderne où l’on prête à tout-va, espérant que l’alchimie se fasse ailleurs avant le grand retour espéré. Reste à voir si le prince de Monaco va lui offrir son royaume ou si ce prêt ne sera qu’un nouveau détour sur la carte fatale des stars blessées. En tout cas, on surveillera ça de près, avec un brin d’ironie quand même – parce que dans ce feuilleton, personne n’a vraiment intérêt à tourner la page trop vite.