Aux côtés de Paul Pogba et Eric Dier, récents renforts de l’AS Monaco, Ansu Fati s’est présenté devant la presse pour sa première conférence en tant que joueur du club monégasque. L’attaquant a tenu à préciser qu’il ne débarquait pas en Ligue 1 pour se venger ou pour prouver quelque chose. Plusieurs joueurs du Barça lui ont souhaité bonne chance, notamment Lamine Yamal, avec qui il entretient une relation basée sur un « respect mutuel ». Il a également réfuté l’idée que le championnat français serait un niveau inférieur, comme certains le pensent.
Remerciements envers Monaco : « Je remercie le club de croire en moi. Dès le premier contact, j’ai su que je voulais venir ici pour continuer à progresser. Je suis très heureux d’être là et impatient de relever ce nouveau défi, avec l’objectif d’apporter le maximum pour l’équipe et le club. »
Une ‘revanche’ en Espagne ou au Barça ? : « Je ne viens pas ici pour me venger. Je reviens pour prendre du plaisir à jouer au football, ce que je n’ai pas vraiment pu faire depuis un moment. Je souhaite avant tout contribuer au club et réaliser de belles choses. »
Son départ du Barça : « Je pense que les changements sont bénéfiques. Je resterai toujours reconnaissant envers Barcelone, où j’ai grandi. Mon passage à Brighton fut une expérience intéressante même si certains l’ont perçue comme négative. J’ai bien commencé, mais une blessure et le manque de temps de jeu ont compliqué les choses. J’espère ici avoir la continuité dont j’ai besoin, c’est la clé. Participer souvent aux matchs, si le coach le décide. »
Sa famille à Monaco : « Heureusement, j’ai une famille soudée. Monaco n’est pas très loin de Barcelone. Pour l’instant, je suis venu ici avec ma sœur. Nous cherchons un appartement mais au début, je vivrai avec mes frères et mes parents viendront quand ils le pourront. »
Ce qui l’a convaincu de signer à Monaco : « J’ai d’abord discuté avec mon agent. Monaco a clairement été le club qui a le plus cru en moi, ils m’ont tout expliqué dès le début. J’ai aussi rencontré le coach, qui m’a détaillé ce qu’il attendait de moi. Avec Carlos et Thiago, les directeurs sportifs, ce sont eux qui m’ont le plus convaincu et soutenu. »
Souvenir du Monaco-Barça en septembre : « Je me rappelle qu’on avait perdu ce soir-là, c’était triste car c’était notre première rencontre en Ligue des champions, un match qu’on voulait gagner. Monaco a fait un très bon match et a montré qu’ils formaient un grand club. »
Son rôle prévu cette saison : « Ce qui se passe dans le vestiaire reste dans le vestiaire. Je suis à disposition de l’entraîneur pour aider l’équipe et donner le meilleur de moi-même. Je me sens bien. »
Ce qui lui manque pour être régulier : « Je ne sais pas trop. Je fais de mon mieux, je crois en Dieu. Il y a des choses que je ne maîtrise pas, mais je tente de réduire les risques par mon travail. Quand ça ne marche pas, je continue de me battre. Un jour, mon moment reviendra et j’en profiterai pleinement. »
Sa perception de la Ligue 1 : « Je ne pense pas que la Ligue 1 soit un championnat facile. C’est une des meilleures ligues actuelles. Le dernier vainqueur de la Ligue des champions vient de France, et beaucoup de joueurs talentueux en sont issus. Certains peuvent le penser, mais pour moi, c’est tout le contraire. »
Lamine Yamal : « On passe beaucoup de temps ensemble à Barcelone. Il me porte beaucoup d’affection et me souhaite le meilleur, et c’est réciproque. Presque toute l’équipe m’a souhaité bonne chance. Ce sont de bonnes personnes avec qui j’ai beaucoup partagé à La Masia. Je leur souhaite le meilleur, surtout à Lamine Yamal. »
Son regard sur le PSG : « On connaît leur qualité, champions d’Europe en titre. Nous sommes là pour rivaliser et leur rendre chaque match compliqué. J’ai des amis là-bas, comme Luis Enrique, un entraîneur formidable qui m’a fait débuter en sélection, et je lui serai toujours reconnaissant. Je leur souhaite le meilleur, sauf quand ils jouent contre nous. »
Points à retenir
- Ansu Fati insiste sur son envie de jouer au football avant tout, sans arrière-pensée de revanche.
- La notion de continuité dans le temps de jeu semble primordiale pour relancer sa carrière.
- La Ligue 1 est loin d’être un championnat “facile” aux yeux du jeune attaquant.
- Les liens affectifs restent solides entre les joueurs issus du Barça, malgré les chemins divergents.
- Monaco apparaît comme un club qui a su séduire un joueur en quête d’un nouveau souffle, et pas qu’avec des promesses sur du papier.
Au final, Ansu Fati ne débarque ni avec le carnet de chèques, ni avec le costume du sauveur blessé. Il veut juste rejouer au foot, s’amuser un peu et, soyons réalistes, retrouver la confiance perdue. Maintenant, reste à voir si la Ligue 1, aussi réputée soit-elle, saura offrir à ce talent en devenir la scène dont il rêve. Mais bon, parfois il suffit de changer de décor pour retrouver la flamme, non ? En tout cas, on suivra ça avec intérêt, et un petit brin de mauvaise foi, juste pour le plaisir.