Les jets privés sont devenus le moyen de transport privilégié des clubs de Ligue 1 et constituent majoritairement les émissions de CO2 lors des jours de match. D’après les analyses réalisées par trois anciens étudiants de l’École des Mines, Michel Farah, Ugo Muhieddine et Lou Stührenberg, il a été établi que la saison 2024-25 aurait un impact environnemental notoire.
Les trois analystes ont consacré leur temps libre à évaluer l’impact de toutes les 34 journées de championnat, en tenant compte des trajets aller-retour entre les villes d’origine et de destination, ainsi que des transports en bus entre les aéroports et les stades. Ils ont utilisé les informations du compte X LIGUE 1 | ON AIR, des canaux des clubs et de la presse pour établir leurs données.
Le club de Brest se classe en tête des pollueurs avec 233,6 tonnes d’émissions, suivi par Monaco avec 232,8 tonnes et Nice avec 230,5 tonnes. En revanche, Auxerre est en bas du classement avec 136,1 tonnes, suivi de Reims à 144,8 tonnes et d’Angers à 146,5 tonnes, avec Reims relégué en Ligue 2 depuis.
Auxerre a opté pour cinq trajets en bus vers Paris, Lyon, Reims, Nantes et Le Havre, tandis que Reims a effectué sept trajets en bus. Angers a quant à lui pris le train à deux reprises pour Paris et Reims, revenant en bus.
Les trois chercheurs ont modélisé trois scénarios pour réduire cet impact, allant de l’interdiction des vols de moins de quatre heures remplacés par des trajets en bus ou en train, à l’interdiction des vols de moins de six heures, jusqu’à une interdiction totale, qu’ils admettent serait très difficile à mettre en œuvre. Selon eux, l’adoption de la première règle permettrait de réduire les émissions de 10 %, soit environ 312 tonnes, ce qui équivaut à peu près à 156 allers-retours entre Paris et New York sur un vol commercial.
Points à retenir
- Brest est le champion des émissions, félicitations pour cette distinction peu enviable.
- Monaco et Nice suivent de près, comme quoi les petites villes d’un autre temps ont leur part de responsabilité.
- Auxerre et son utilisation des bus font figure d’élèves modèles, malgré leurs résultats en championnat.
- Les trajets en train ont encore de beaux jours devant eux, à condition d’être bien desservis.
- Les scénarios de voyage émis soulèvent la question de l’engagement climatique et de la volonté des clubs de changer leurs habitudes.
En fin de compte, ces chiffres mettent en lumière non seulement l’impact environnemental du monde du football, mais aussi la nécessité de repenser notre façon de voyager. Il est évident que l’évolution des mentalités est fondamentale pour le futur de notre planète. Peut-être est-il temps de s’interroger sur le véritable coût de nos passions ? En tant que journaliste engagé, je crois que chaque petit geste compte, et le monde du sport pourrait bien montrer l’exemple. Nous devons tous prendre part à cette réflexion collective.