
Le coureur burgalais Rodrigo Álvarez (Burgos-Burpellet-BH) est devenu, ce mercredi, le nouveau leader du classement de la montagne de la Vuelta a Burgos. Après sa performance lors de la deuxième étape, il a expliqué que l’objectif du groupe en échappée était simple : « donner de la visibilité à l’équipe » et profiter de l’occasion pour grappiller des points en altitude.
« Nous voulions nous placer dans l’échappée. Au début, il a fallu un peu se battre, puis ils nous ont laissé partir. Ensuite, c’était le classique duel entre l’échappée et le peloton, jusqu’à ce qu’ils nous rattrapent à Valmala », a détaillé le grimpeur après l’étape.
Álvarez a fait partie des cinq coureurs qui ont animé la course à l’avant et il a pris la première place au sommet de l’Alto de La Yesera. Un résultat qui lui a permis d’enfiler le maillot du meilleur grimpeur.
« Comme on était déjà dans l’échappée, on a essayé de marquer des points pour viser le leadership de la montagne, et c’est ce qu’on a réussi. Je suis content du travail accompli », a-t-il ajouté.
Pour la troisième étape, avec une arrivée au Balneario de Corconte et sept cols de montagne, dont le Escudo, classé en catégorie spéciale, Álvarez estime que tout pourrait se jouer au niveau du classement général.
« Pour moi, c’est l’étape reine. Le Escudo est très proche de l’arrivée, donc ça peut désigner ceux qui vont se battre pour le général. Et en plus, ce sera la première fois que la course passe par là : forcément, c’est un jour très agréable », a-t-il souligné.
Côté ambitions du Burgos-Burpellet-BH, il a également indiqué que l’équipe compte bien remettre ça sur la route.
« Nous avons des grimpeurs capables de faire le travail, mais surtout on tentera de revenir dans l’échappée et de continuer à donner de la visibilité à l’équipe », a conclu Rodrigo Álvarez.
Points à retenir
- Rodrigo Álvarez a pris le maillot de meilleur grimpeur grâce à son avance au sommet de La Yesera.
- L’échappée n’était pas uniquement “pour passer le temps” : elle servait à engranger des points en montagne et à soutenir l’équipe.
- La troisième étape s’annonce comme un véritable test, surtout avec le col du Escudo tout près de l’arrivée.
- Le Burgos-Burpellet-BH prévoit de retenter sa chance, comme si la stratégie “on y va” pouvait se répéter à l’infini… mais on verra bien.
À ce stade, je me dis que la Vuelta a Burgos va surtout trancher sur la façon dont les coureurs gèrent les moments “où tout s’accélère” — et le Escudo, manifestement, ne fait pas dans la dentelle. En tant que journaliste, j’aimerais que le suspense aille au bout : que la course récompense vraiment la combativité, pas seulement la gestion. Et si la montagne pouvait, cette fois, servir de théâtre à des choix courageux… je ne serais pas contre.