mar. Août 4th, 2026

LesNews vous propose une reformulation française de l’article sur la WAFCON et l’impact des joueuses africaines évoluant au Canada, en tirant parti des subtilités de la langue et d’un ton journalistique adapté à notre média.

Au moment où l’attention du monde du football était accaparée par la proposition controversée et largement déjouée de Gianni Infantino de « vendre les futurs profits de la Coupe du Monde » à des investisseurs privés, le vrai football continue de produire des moments forts sur les terrains d’Afrique et ailleurs. La Coupe d’Afrique des Nations féminine, WAFCON, se déroule du 26 juillet au 16 août à Rabat, au Maroc, avec 16 équipes en lice pour succéder au Nigeria, tenante du titre.

Plusieurs résultats palpitants ont déjà marqué le tournoi : Malawi, pour sa première participation à la WAFCON, a surpris en battant le Nigeria, ancien champion, sur le score de 3-2. D’ores et déjà, l’Algérie, le Cameroun et le pays hôte Maroc ont valu leurs places en quarts de finale. Le démarrage a aussi été entaché par des retards et des difficultés organisationnelles : le tournoi, initialement prévu en mars, a été repoussé de quelques mois et les droits de diffusion n’ont été acquis qu’une semaine avant le coup d’envoi, ce qui a contribué à une affluence encore inégale.

Pourtant, la WAFCON porte ses fruits bien au-delà des résultats sportifs. En particulier, elle agit comme un levier positif pour le football féminin, jusqu’aux échelons éloignés, jusqu’au Canada. Trois joueuses de la Northern Super League (NSL) y participent cette année : Esther Okoronkwo et Linda Owusu Ansah, respectivement du club AFC Toronto et de l’équipe du Ghana Black Queens, ainsi que Evelyn Badu du Montreal Roses (Ghana). Bien que la fenêtre internationale ne soit pas officielle, les clubs soutiennent ces absences et ces voyages. La présidente de la NSL, Christina Litz, salue le fait que la ligue soit devenue une destination pour des joueuses de premier plan du monde entier : « Lorsque nos joueuses sont sélectionnées pour représenter leur pays, cela témoigne de notre progression et de l’attraction croissante de grands talents. »

AFC Toronto a clairement soutenu Okoronkwo lorsqu’elle a été victime d’un torrent d’insultes racistes après avoir publié des informations sur un vol dans les chambres de ses coéquipières à Casablanca. Cette solidarité était nécessaire et importante, car lorsque des joueuses évoluent à l’étranger, leur carrière internationale est inextricablement liée à leur parcours local et à leur contribution au paysage du football canadien.

On retrouve aussi d’autres joueuses vivant au Canada et représentant des pays africains, avec des doubles nationalités : Nyota Katembo (AFC Toronto), appelée en stage l’an dernier, et Olivia Mbala (Montreal Roses), qui ont été convoquées pour le Congo (RDC). Le Congo n’est pas présent cette année à la WAFCON, mais l’implication de ces joueuses dans le football des pays africains renforce l’écosystème au Canada. À cet effet, Eden Ouédraogo-Soulier, 21 ans, évolue avec le CS Saint-Laurent (banlieue de Montréal) et représente aussi le Burkina Faso sur le plan international. Quand les fédérations du monde renforcent leurs programmes féminins, elles se tournent souvent vers des joueuses de la diaspora éligibles à jouer pour elles.

L’Égypte compte trois internationales égypto-canadiennes au sein de la WAFCON : Leia Khairy, Christina Salama et Sienna Church, toutes trois évoluant dans des colleges américains. Leur coéquipière Joanna Abdelmalak joue pour l’Université York mais a été blessée lors d’un match amical pré-tournoi contre le Sénégal et ne participe pas à la compétition. Abdelmalak explique qu’elle a grandi en regardant la version masculine du tournoi et qu’elle a, en réalisant qu’elle pouvait porter ce maillot, su réaliser que c’était bien plus qu’un simple défi sportif. « Je représente bien plus qu’un pays, ma famille et mes amis… j’adore jouer pour l’Égypte », a-t-elle confié.

Dans le morceau fort du dialogue autour de la qualité du football féminin africain, Abdelmalak affirme que la valeur du football féminin est souvent sous-estimée. « Les gens ne réalisent pas à quel point le football est développé en Afrique… et cela ne reçoit pas autant d’attention que l’équipe masculine. C’est un tournoi important, car il montrera le niveau de jeu en Afrique. C’est plutôt crédible. » L’arrivée de joueuses à l’expérience internationale qui évoluent également au Canada contribue à enrichir les styles de jeu, à apporter des techniques variées et à renforcer la culture du football féminin ici. Cela permet aussi d’ouvrir les horizons des Canadiennes envers le football africain, avec une approche plus large du « beau jeu ».

Anaïs Oularbi, Québécoise évoluant pour Vancouver Rise au NSL, a grandi en Équipe nationale de l’Algérie chez les jeunes et espère être appelée ensuite chez les seniors. Oularbi estime que la WAFCON dépasse largement le cadre footballistique : elle donne une plateforme et peut favoriser des changements positifs. « À mesure que le tournoi attire davantage l’attention, les gens font des recherches et prennent conscience des questions comme les ressources inégales, les joueuses non rémunérées et la discrimination que vivent certains footballeurs africains. Ces discussions sont essentielles pour faire grandir le jeu, pour améliorer l’accompagnement, la responsabilité et l’investissement dans le football féminin en Afrique », a-t-elle déclaré. Elle retient surtout que représenter l’Algérie est une expérience mémorable, notamment « pour toutes ces petites filles qui n’ont pas eu les mêmes chances que moi ».

Bon à savoir

Bon à savoir

– La WAFCON se tient à Rabat du 26 juillet au 16 août, réunissant 16 nations africaines féminines.
– Le Nigeria, champion en titre, a été battu par le Malawi lors de son entrée dans le tournoi, démontrant que le niveau se resserre.
– L’organisation du tournoi a souffert de retards et de difficultés d’accès aux droits de diffusion, malgré des matchs qui demeurent suivis par des fans engagés.
– Le travail des joueuses vivant au Canada et leurs clubs respectifs montre l’impact croisé entre les championnats canadiens et les compétitions africaines.
– Le soutien des clubs d’accueil et les échanges culturels contribuent à l’élargissement des ressources et des opportunités pour le football féminin en Afrique et au-delà.
– Les autorités sportives et les fédérations s’intéressent de plus en plus à la diaspora, afin de repérer de futures talents et d’enrichir les programmes féminins nationaux.
– Le regard sur la qualité du jeu féminin en Afrique s’intensifie, avec des joueuses qui évoquent à la fois les défis et les perspectives d’amélioration des conditions de travail, de paye et de couverture médiatique.
– En parallèle, les témoignages de joueuses comme Abdelmalak et Oularbi illustrent l’importance de l’identité et de l’appartenance nationale pour les carrières internationales, et ils posent les bases d’un dialogue durable sur l’inclusion et le développement du football féminin dans et hors d’Afrique.

Note: Cette reprise est réalisée avec le souci de rappeler les contenus de CBC, tout en les adaptant au lectorat des News et en mettant en valeur les dimensions continentales et diasporiques qui nourrissent le football féminin.


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