David Cao, originaire de Ferrol, en pleine rencontre de tennis.
Le tennisien de Ferrol reprend la couronne de Galice, quatre ans après
03 août 2026 . Mis à jour à 20:43
Après quatre ans d’attente, David Cao (Ferrol, 2002) redevient le meilleur joueur de tennis de Galice. Le Ferrolien, qui joue pour le Club de Tenis Coruña, s’est imposé et a décroché le titre de champion galicien toutes catégories. Un sacre qu’il avait déjà remporté en 2021 et en 2022, mais qui s’était montré plus difficile à conserver lors des dernières éditions.
Sur le fond, l’histoire est simple : aujourd’hui, il partage l’entraînement entre son sport et son travail de moniteur au Club de Tenis Coruña. « C’était une joie double. Revenir à la victoire et se sentir à nouveau à sa place », résume-t-il.
Le chemin n’a pourtant pas été tout tracé. À l’âge de 12 ans, il a même envisagé d’arrêter : « J’avais l’impression d’être un peu bloqué. À mon âge, les autres commençaient à me battre et j’étais un peu démoralisé », confie-t-il.
Puis, le déclic est venu avec le choix de s’installer pour s’entraîner à A Coruña, changement qui a rebâti sa trajectoire.
Vers 16 ans, il a aussi participé à des compétitions internationales. Aujourd’hui, il reconnaît que cette période appartient désormais au passé : « Le “train” d’essayer d’être professionnel, malheureusement, c’était déjà passé », dit-il, avec un calme presque désarmant.
Son ambition du moment est plus collective et plus concrète : « Mon envie, c’est de continuer à m’entraîner, et surtout d’aider les plus jeunes du club à apprendre et à progresser ».
Ce recentrage n’a pas signifié abandon de la compétition. En été, il dispute plusieurs tournois, dont la Copa Calleja de Ferrol, avant de retrouver en septembre le rythme des études. « À partir de septembre, je jouerai tous les tournois qui se présenteront. Et on a aussi le championnat d’Espagne par équipes à Barcelone, donc je suis concentré là-dessus », précise David Cao.
Un lien qui dépasse la piste
Derrière ce nouveau titre, il y a aussi Iago Fernández Reija, entraîneur de David Cao depuis 12 ans. Pour le technicien, le joueur se résume en deux mots : talent… et caractère. « Un joueur avec beaucoup de talent, mais surtout un grand compétiteur. Et c’est une belle référence pour les enfants du club : il incarne l’effort, l’humilité et le respect », souligne-t-il.
De son côté, Cao insiste sur le fait que la victoire au championnat galicien a une dimension particulière, parce qu’elle se construit avec la même personne depuis longtemps. « Ça a été très spécial de l’avoir à mes côtés : c’est mon entraîneur et, en gros, nous avons vécu toute notre vie ensemble dans le tennis. On a connu de tout : mille tournois, mille matchs », explique le Ferrolien. Pour lui, ce succès récompense aussi le travail accumulé sur ces années.
Fernández rappelle que leur relation a fini par dépasser le strict cadre sportif. « Tout ce qu’on a vécu a forgé un lien très important, bien au-delà du tennis », affirme-t-il.
L’entraîneur estime enfin que la finale a été préparée avec un plan clair. Un moment a particulièrement compté : la capacité à garder son sang-froid après avoir perdu le premier set. « David est resté confiant, fidèle à son plan jusqu’au bout, et il a montré tout son caractère dans les moments les plus difficiles », conclut Fernández.
Points à retenir
- David Cao remet la main sur le titre galicien après quatre ans, avec une trajectoire qui alterne entraînement, école et compétition.
- Le passage par une période de doute, à 12 ans, montre que la “motivation” n’arrive pas toujours toute seule (et qu’on ne s’arrête pas pour autant).
- Son rôle de moniteur au Club de Tenis Coruña n’est pas un simple détail : il dit vouloir faire progresser les plus jeunes, et ça change forcément la manière d’envisager son propre jeu.
- La finale a reposé sur un plan de match maîtrisé, notamment après la perte du premier set—le genre de moment où on voit si on reste calme ou si on panique (lui, il a tenu).
À mes yeux, ce qui rend cette victoire intéressante, ce n’est pas seulement le titre qui revient, c’est l’équilibre qu’il construit : faire du sport sérieusement, sans laisser le sport avaler toute la vie. Je trouve ça assez proche de ce que beaucoup aimeraient réussir—et c’est aussi pour ça que je salue le côté “humain” de cette histoire. Parce que, pour moi, le tennis de formation mérite qu’on parle de ce genre de trajectoires, là où l’effort et la transmission comptent autant que le score final.