Chez LesNews, on suit de près le parcours de Canelo Álvarez, layered entre records et interrogations sur le mental. Le boxeur mexicain, qui s’est imposé dans quatre catégories de poids, n’a connu que trois défaites en carrière professionnelle, et il vient d’admettre qu’il n’était pas entièrement présent mentalement lors de l’une d’elles.
Canelo a débuté à 15 ans au Mexique et est resté invaincu sur ses 43 premiers combats professionnels, le seul accroc étant un match nul avant son affrontement de 2013 avec Floyd Mayweather, perdu par décision majoritaire.
Neuf ans plus tard, après avoir consolidé son succès dans une quatrième catégorie, il a tenté de reconquérir les titres des mi-lourds mais a été battu par Dmitry Bivol. Bivol est ensuite devenu champion incontesté des 175 livres.
Le mois dernier, après six victoires consécutives par décision unanime qui avaient suivi sa défaite face à Bivol, Canelo a été défait dans sa catégorie naturelle, le super-moyen, face à Terence Crawford, qui avait monté de deux divisions pour l’occasion.
Lors d’un entretien avec CBS, Canelo a expliqué avoir énormément appris de ce combat, notamment qu’il doit être mieux préparé, « mentalement », lorsqu’il franchit les cordes.
« Vous ne pouvez rien changer et vous ne pouvez pas contrôler le résultat. Même lorsque vous faites tout correctement, certaines choses ne vont pas dans votre sens. J’ai appris cela, alors imaginez si vous faites les choses mal. »
« Même si je fais tout parfaitement, des choses peuvent ne pas tourner en votre faveur. J’ai appris que parfois on oublie les bases, et moi j’ai oublié les bases dans ce combat. Ça arrive. »
« Vous ne savez pas, vous pensez faire tout correctement, mais vous ne savez pas que vous êtes en train d’oublier les bases. Mentalement, je n’étais pas là. J’ai tout fait correctement à la salle, tout correctement dans le camp d’entraînement, mais mentalement, je n’étais pas présent. »
« J’ai appris que, si je veux continuer à me battre, il faut que je sois là, mentalement. »
La discussion s’est ensuite orientée vers une éventuelle revanche contre Crawford, même si « Bud » avait pris sa retraite du sport trois mois après ce triomphe qui l’a porté au sommet en battant Alvarez.
« En tant que boxeur, on cherche toujours à se venger et c’est un grand combattant. Oui, je crois que je peux le battre; j’ai toujours confiance en ce que je suis capable de faire. »
Même si un retour de Crawford paraît peu probable, Canelo est désormais programmé pour combattre pour le titre mondial WBC des super-moyens dans un peu moins de trois mois, en affrontant Christian Mbilli à Riyad, le samedi 31 octobre.
Points à retenir
- Le mental est identifié comme un facteur aussi déterminant que la technique et le physique dans les combats au plus haut niveau.
- Le parcours de Canelo, depuis ses débuts précoces au Mexique jusqu’aux finales des catégories multiples, rappelle la complexité d’un parcours de champion.
- La défaite face à Bivol a marqué une étape clé dans l’évolution de son itinéraire et de sa quête des titres dans les poids supérieurs.
- Le combat contre Crawford a mis en évidence la difficulté d’évaluer les risques lorsque l’adversaire monte de plusieurs divisions et change de catégorie.
- Le prochain défi contre Mbilli en octobre à Riyad sera l’occasion d’évaluer si les améliorations mentales et physiques peuvent se traduire en résultats concrets.
- La perspective d’une revanche contre Crawford demeure, mais elle dépendra de l’état de Crawford et des choix de carrière des deux camps.
- Au-delà des chiffres et des classements, ce récit illustre que la continuité au sommet dépend autant de la discipline mentale que des entraînements et des stratégies.
Pour moi, ce cas montre que le sommet s’obtient non seulement par la maîtrise technique et l’endurance, mais aussi par une présence mentale constante. Je suis curieux de voir comment Canelo va intégrer cette leçon dans la préparation de Mbilli et, s’il s’y prête, dans une éventuelle revanche ou réévaluation de son parcours. Dans tous les cas, le sport reste une alchimie fragile entre corps et esprit, et c’est précisément ce mélange qui nourrira l’intérêt des prochaines semaines. En tant que journaliste engagé, j’observe attentivement comment ce duo entre préparation et mentalité va influencer les choix et les performances à venir.