Cameron Smith : LIV Golf doit survivre, mais s’il n’y parvient pas, il retournerait à la PGA Tour à 100 %
Cameron Smith souhaite que LIV Golf survive, mais s’il venait à échouer, il indiquerait être prêt à revenir à la PGA Tour “à 100 %”. C’est ce qu’a déclaré l’ancien numéro 2 mondial australien en prévision de l’étape LIV Golf de New York cette semaine.
« Je veux dire, si c’était la seule option, je pense que c’est là où tout le monde voudrait être, pour sûr, à 100 %, » a-t-il affirmé. L’Australien n’a pas caché toutefois qu’il préférerait fortement que les temps actuels avec LIV Golf puissent se poursuivre.
Smith est capitaine de l’équipe entièrement australienne Ripper GC et a évoqué l’impact du circuit sur le golf de son pays. « Ce que nous avons réussi à faire pour le golf en Australie me semble vraiment important pour moi, le golf junior, les Little Rippers, l’événement que nous organisons là-bas et les gens qu’il attire pour mettre en valeur notre grande ligue », a-t-il déclaré. « Il serait dommage que tout cela disparaisse; nous avons travaillé dur ces trois ou quatre dernières années pour que cela advienne. »
Le retour de LIV Golf à Adélaïde en février figure parmi les étapes les plus populaires de la saison et a battu des records pour le golf en Australie: plus de 115 000 spectateurs ont assisté à l’événement sur la semaine, faisant de cette édition la plus courue de l’histoire du golf dans le pays.
« Le golf en Australie est important pour moi. Je pense que LIV l’améliore. Les chiffres sont en hausse : adhésions, pratique sociale, tout progresse, en partie grâce à nous », a affirmé Smith. « Il serait donc dommage que le golf australien s’éteigne s’il venait à disparaître. »
Une journée de janvier à Adélaïde a également vu l’équipe LIV effectuer une démonstration de cohésion et de dynamisme, et beaucoup des joueurs semblent confiants quant à leur capacité à se projeter dans la saison suivante. Smith a précisé que l’équipe travaillait « en coulisses » pour leur permettre de rejouer l’an prochain et espérait obtenir plus d’éclaircissements lors d’une prochaine réunion des joueurs.
« Je ne comprends pas vraiment ce qui va se passer. Tout est un peu en suspens », a-t-il confié. « Je suis bien informé, mais beaucoup reste incertain. Nous ne savons pas. »
Lorsqu’on l’a interrogé sur ses plans futurs si LIV Golf venait à disparaître, il a répondu n’avoir pris aucune décision. « Je suis sous contrat jusqu’à la fin de l’année prochaine, donc j’avais prévu de jouer jusqu’à cette date et de renégocier ensuite pour éventuellement continuer », a-t-il expliqué. « Je suis une personne positive, donc je n’ai pas cherché autre chose pour l’instant. »
Points à retenir
- Smith affirme que LIV Golf doit survivre, mais se réserve la possibilité de revenir à la PGA Tour si le circuit venait à échouer.
- Il préfère toutefois que LIV poursuive ses activités et ses projets en cours.
- Le financement du Public Investment Fund (PIF) d’Arabie Saoudite ne sera plus assuré après cette saison.
- L’impact de LIV sur le golf australien est perçu comme positif par Smith, avec une hausse des adhésions et de l’activité sociale autour du sport.
- Adélaïde a été une étape marquante avec un record d’audience et un fort engouement du public.
- L’avenir des compétitions et des effectifs LIV demeure incertain, malgré un calendrier et des réunions prévues avec les joueurs.
- Smith est le capitaine de Ripper GC, et son engagement est lié à des initiatives locales comme les programmes juniors.
- Le paysage du golf professionnel semble traverser une période de questions sur la durabilité financière et la structure du circuit.
En tant que journaliste, je constate que l’enjeu dépasse une simple ligue: il s’agit d’un équilibre entre compétitions, finance et intérêt du public. Je reste attentif à la manière dont les acteurs du golf rééquilibrent leurs priorités et leurs choix, afin d’offrir une vision claire et équilibrée de ce sport en pleine mutation.
Points à retenir : Cet épisode illustre un paysage où les décisions de financement et les besoins des joueurs coexistent avec des attentes croissantes du public et des fédérations. Mon rôle est de suivre ces évolutions avec transparence et d’interroger les options qui pourraient préserver l’essor du golf, tout en respectant les engagements et les aspirations des athlètes.