Lors de la deuxième journée des matchs de la première phase à élimination des Platzmann Open, la hiérarchie n’a pas vraiment résisté. D’abord, le numéro un initial du tableau principal de la compétition ATP Challenger, Jan Choinski (du TC Rot-Weiß Hagen), a déclaré forfait dans la foulée de sa victoire aux Bonn Open, invoquant une fatigue trop importante. Ensuite, même le scénario semblait écrit d’avance : le favori suivant, Alex Molcan, a dû abandonner dès le troisième set lors de son premier match, blessé.
Dans le même temps, la première ronde a également vu la sortie de la majorité des têtes de série. Du côté du club, l’ambiance reste solide : Kajo Fritz, deuxième vice-président du TC Rot-Weiß, résume la situation avec humour, sans dramatiser. En tennis, quand les forfaits s’enchaînent, il faut au moins garder la tête froide… et continuer à encourager.
Le cas de Molcan illustre bien le tournant du match : menant, il a finalement dû jeter l’éponge contre le Taïwanais Chun-Hsin Tseng. Selon un communiqué, il a ressenti des douleurs au niveau du ventre au début du deuxième set. Il explique avoir préféré ne pas prendre de risque et éviter d’aggraver la blessure, au point de ne plus pouvoir se concentrer pleinement sur les échanges. Et au final, il n’a eu d’autre choix que d’abandonner : à ce niveau, dès que le corps ne suit plus, l’issue devient compliquée.
Quatre Allemands passent en huitième de finale aux Platzmann Open
Les Allemands ont eu la main au moment d’arracher leur billet pour les huitièmes : quatre joueurs sur huit ont réussi à se qualifier.
Diego Dedura a ouvert le bal en battant le qualifié Dominik Recek (7-5, 6-2). Henri Squire a ensuite tenu son rang face à l’Argentin Federico Agustín Gómez (6-2, 7-5). Plus serré, le duel entre Tom Gentzsch et le qualifié brésilien Thiago Monteiro a tourné en faveur du local : 6-3, 6-7 (5-7), 6-4. Enfin, dans le match 100% allemand entre le lucky loser Marko Topo et le détenteur d’une wild card Max Schönhaus, Topo s’est imposé en trois manches.
Après la rencontre, Schönhaus a laissé entendre que le deuxième set l’avait mis sur de bons rails… avant que ça ne se complique : « C’était un match difficile. Au deuxième set, j’avais une avance avec un break. Le fait de ne pas réussir à conclure à ce moment-là, c’est forcément amer. »
Mercredi, les huitièmes ont démarré. Diego Dedura a chuté dès le premier match du jour face au Hongrois Zsombor Piros, tête de série numéro trois (2-6, 3-6). De son côté, Henri Squire a enchaîné en battant Alex Barrena (6-4, 6-1) et a ainsi stoppé l’Argentin, juste après un premier duel gagné. Le Néerlandais Guy den Ouden a également pris le relais en écartant le Tchèque Maxim Mrva (6-4, 6-2).
Le tournoi a aussi lancé son volet double : Yannik Weißmann et Kristians Koldevels (le Lette, qui joue en championnat de ligue régionale avec le Rot-Weiß Hagen) ont été battus de peu par Thijmen Loof (Pays-Bas) et Kaito Uesugi (Japon) (4-6, 4-6). Là aussi, le score ne raconte pas toujours à quel point certains points ont pesé.
Points à retenir
- Le tableau s’est vidé de ses repères : forfait de tête d’affiche, puis blessure d’un favori… et soudain, tout le monde regarde vers le bas du classement.
- Molcan a choisi la prudence : quand la douleur arrive, la logique médicale finit toujours par gagner contre la logique sportive.
- Les huitièmes ont confirmé la dynamique allemande : quatre qualifiés sur la totalité des joueurs du pays, ce n’est pas un hasard, ça se construit match après match.
- Les duels se jouent souvent sur un détail : Schönhaus le dit bien, l’histoire du deuxième set a basculé au moment où il fallait conclure.
Au fond, ce tournoi raconte une histoire assez classique… mais délicieusement frustrante : en tennis, les plans parfaits tiennent rarement plus longtemps que l’échauffement. Aujourd’hui, je retiens surtout l’idée que les prétendants ont eu moins de marge que prévu, et que ça laisse enfin la place aux surprises — celles qui donnent envie de rester pour la suite. Et franchement, sur ce genre d’événements, on devrait toujours défendre l’enthousiasme local : les courts, l’énergie et les joueurs méritent qu’on s’y intéresse sérieusement.