La Ligue de football professionnel (LFP) de France a conclu un nouvel accord pluriannuel avec le service de streaming DAZN pour les droits médias de sa Ligue 1.
DAZN diffusera l’intégralité des matchs de cette compétition, avec deux rencontres par semaine commentées en espagnol, le premier étant le match crucial du 13 mai entre le Paris Saint-Germain (PSG) et Lens, deuxièmes au classement.
La présence espagnole en Ligue 1 se concentre essentiellement autour de Fabian Ruiz, milieu de terrain de l’équipe nationale espagnole évoluant au PSG. Parmi d’autres noms espagnols notables figurent Ansu Fati, ancien ailier du FC Barcelone, qui joue à Monaco, ainsi que deux jeunes talents : Dro Fernandez au PSG et Matias Fernandez-Pardo à Lille.
DAZN, qui avait déjà les droits de diffusion de la Ligue 1 dans divers marchés internationaux comme la DACH (Allemagne, Autriche, Suisse), le Japon et la Belgique, renforce ainsi sa position sur le marché espagnol.
Avec cet accord, DAZN détiendra les droits de toutes les grandes ligues européennes (Premier League anglaise, Ligue 1 française, Bundesliga allemande, Serie A italienne et LaLiga espagnole).
La Ligue 1 a rencontré des difficultés pour vendre ses droits médiatiques à l’international ces dernières années. En fait, cela marque la première fois depuis la saison 2017-18 que les neuf matchs de la Ligue 1 sont accessibles sur le marché espagnol.
Sur le plan national, la situation n’est pas plus rose. Malgré le lancement d’un service direct au consommateur (Ligue1+) en 2025-26 offrant huit des neuf matchs hebdomadaires, les revenus issus des retransmissions pour les clubs de Ligue 1 ont encore chuté.
Selon le quotidien L’Équipe, les revenus des droits domestiques issus de Ligue1+ pour la saison 2025-26 atteindront 170,1 millions d’euros, un chiffre supérieur aux prévisions, mais encore loin derrière les autres grandes ligues.
Pour mettre cela en perspective, la Serie A italienne génère 900 millions d’euros par saison, tandis que les autres grandes ligues dépassent le milliard d’euros.
En ajoutant les revenus internationaux, la LFP se retrouve avec environ 137,6 millions d’euros, une somme qui fait pâle figure comparée aux attentes.
Pour la saison prochaine, même avec une prévision de 200 000 nouveaux abonnés, LFP Media anticipe des revenus de 412,2 millions d’euros, dont une part significative ira à l’investisseur majeur CVC Capital Partners, laissant peu aux clubs, en particulier ceux engagés en compétition européenne.
Ces résultats, même avec le soutien du fonds de réserve de la Ligue 1, risquent de contraindre de nombreux clubs à des mesures d’austérité, ce qui pourrait encore dévaluer le produit pour les audiences internationales, maintenant ainsi des valeurs de droits médiatiques basses.
Nicolas de Tavernost, le dirigeant sortant de LFP Media, a évoqué cette semaine le fléau de la piraterie, affirmant que jusqu’à 100 millions d’euros sont perdus chaque année à cause de ce phénomène.
Un ajout de 100 millions d’euros pourrait sembler alléchant, mais cela ne permettrait pas de rattraper les autres grandes ligues qui continuent de s’éloigner financièrement de la Ligue 1.
Pour combler cet écart, le service Ligue1+ devrait multiplier par trois ou quatre son nombre d’abonnés ou revoir ses tarifs, ce qui semble une tâche ardue.
Le service a été lancé à un tarif de 14,99 euros par mois pour un abonnement annuel, ou 19,99 euros pour un abonnement mensuel sans engagement.
Points à retenir
- DAZN prend les rênes de la diffusion de la Ligue 1 en Espagne, avec des commentaires en espagnol.
- Des joueurs espagnols tels que Fabian Ruiz et Ansu Fati dynamisent la Ligue 1.
- Bien que les revenus de la Ligue 1 soient en hausse, ils restent bien en deçà des autres grandes ligues.
- Le fléau de la piraterie ronge encore un peu plus les reculs financiers de la Ligue 1.
- Le défi de l’attractivité des abonnements à Ligue1+ demeure un casse-tête.
En tant que passionné de football, je ne peux que m’interroger sur la direction que prend la Ligue 1. Les défis sont nombreux, mais les opportunités le sont tout autant. La valorisation de ce championnat mérite sans nul doute plus d’attention, tant auprès des investisseurs que du grand public. Peut-être est-il temps de repenser la façon dont le football est présenté et vendu, pour captiver un public qui, avouons-le, n’attend que cela.