Contrairement à d’autres grands championnats européens, la Ligue 1 affiche une hétérogénéité marquée dans les salaires des entraîneurs. Pour la saison 2024/2025, Luis Enrique domine nettement le classement, avec un écart salarial considérable par rapport au coach le moins rémunéré.
À l’approche du coup d’envoi de la saison 2025/2026, prévu pour la mi-août, les clubs français continuent leurs recrutements. En revanche, sur les bancs, peu de changements sont à signaler.
Ces dernières semaines, Pierre Sage a pris les rênes du RC Lens, tandis que Luís Castro a remplacé Antoine Kombouaré au FC Nantes. Pour le reste, tout est resté stable. Du côté des équipes promues, Olivier Pantaloni, Stéphane Gilli et Stéphane Le Mignan conservent respectivement leurs postes à Lorient, au Paris FC et à Metz.
Les détails des contrats ne sont pas encore tous connus, certains entraîneurs pouvant avoir bénéficié d’une revalorisation suite à leurs récents succès. Cependant, selon les informations les plus récentes, c’est Luis Enrique qui se place en tête des salaires.
D’après L’Équipe, le technicien espagnol perçoit environ un million d’euros par mois au Paris Saint-Germain. Derrière lui, la différence est déjà importante avec Roberto De Zerbi, coach de l’Olympique de Marseille, rémunéré à hauteur de 550 000 euros mensuels.
Luis Enrique, De Zerbi… et les autres
On retrouve ensuite ceux qui ont qualifié leur équipe pour la Ligue des Champions ou l’Europa League. Paulo Fonseca, à l’Olympique Lyonnais, touche environ 320 000 euros par mois, occupant la troisième place du classement. Adi Hütter, à l’AS Monaco, gagne quant à lui 250 000 euros mensuels. Bruno Génésio à Lille et Franck Haise à Nice tournent autour des 200 000 euros chaque mois.
Juste en-dessous, Liam Rosenior, l’entraîneur de Strasbourg, perçoit 150 000 euros. Les deux nouveaux venus à Lens et Nantes, Pierre Sage et Luís Castro, se situent aux alentours des 100 000 euros par mois, Sage ayant récemment été estimé à ce niveau selon la presse, tandis que les détails du contrat de Castro restent confidentiels – son prédécesseur touchait également près de 100 000 euros.
Enfin, les autres entraîneurs de Ligue 1 évoluent avec des salaires mensuels à cinq chiffres, dans une fourchette allant de 35 000 à 90 000 euros. On compte notamment Habib Beye à Rennes (90 000 euros), Éric Roy à Brest (70 000 euros), Christophe Pélissier à Auxerre (70 000 euros), Carles Martínez Novell à Toulouse (70 000 euros), Didier Digard au Havre (40 000 euros) et Alexandre Dujeux à Angers (35 000 euros).
Pour les entraîneurs des équipes promues, les informations sur leurs rémunérations n’ont pas encore filtré. À noter qu’Olivier Pantaloni revient en Ligue 1 après son passage à Ajaccio, Stéphane Gilli y a déjà été assistant à Grenoble et Sochaux, tandis que Stéphane Le Mignan fait son entrée parmi l’élite.
Points à retenir
- La hiérarchie des salaires en Ligue 1 est très marquée, avec Luis Enrique au sommet, loin devant ses collègues.
- Les entraîneurs de clubs qualifiés en compétitions européennes affichent généralement des salaires nettement plus élevés.
- Les promus préfèrent conserver leurs entraîneurs pour assurer la stabilité, sans forcément dévoiler les détails financiers.
- Un fossé salarial important existe entre les grandes écuries et les clubs aux budgets plus modestes, visible jusque sur le banc.
- Certains entraîneurs fraîchement débarqués doivent composer avec des rémunérations modestes, bien loin des millions du PSG.
- Le métier d’entraîneur en Ligue 1 peut donc prendre des allures très différentes selon l’équipe qu’on dirige…
En somme, le paysage des entraîneurs en Ligue 1 ressemble à un véritable ascenseur social inversé : certains profitent d’un jackpot mensuel, tandis que d’autres s’accrochent à leur poste avec presque rien. Mais bon, c’est peut-être ça qui fait le charme du championnat français : une distribution des salaires aussi imprévisible que les résultats sur le terrain. Allez, on parie que la saison prochaine elle va encore nous surprendre ? Moi, en tout cas, je ne manquerai pas le spectacle, et encore moins les discours autour des salaires…