mer. Juil 22nd, 2026

O Benfica s’apprête à lancer sa campagne dans la Ligue des champions avec énergie. Ce mardi, le club portugais s’envole vers la France où, dès mercredi soir, il affrontera l’OGC Nice lors du troisième tour de qualification.

Fort de sa récente victoire face à son éternel rival, le Sporting, en Supercoupe du Portugal (0-1), l’équipe dirigée par Bruno Lage se mesure cette fois à une formation niçoise qui a marqué les esprits en Ligue 1 la saison dernière.

Leur historique commun est mince, avec seulement trois confrontations, toutes remportées par le Benfica. Le premier face-à-face remonte à 1956, lors de la bataille pour la troisième place de la Coupe latine (2-1 après prolongation), suivi de deux autres rencontres au XXIe siècle, toutes en faveur du club lisboète.

Cependant, malgré ce passé favorable contre Nice et les équipes françaises en général, Gabriel Santos, entraîneur portugais et expert tactique, met en garde : la tâche ne sera pas simple. Dans un entretien exclusif pour LesNews, il dresse un portrait détaillé de l’adversaire. Ancien adjoint de Jesualdo Ferreira et actuel coach de l’Aubagne FC, il connaît bien le club rival pour l’avoir affronté lors de la préparation estivale.

« Nice évolue dans un système qui peut poser problème à Benfica. Ils jouent en 3-5-2, avec un deuxième attaquant qui recule souvent entre les lignes, un rôle presque intérieur. Pour un 4-3-3 comme celui de Benfica, cela complique la lecture du jeu. Leur force réside aussi dans leurs deux ailes rapides, verticales et percutantes, des atouts capables de déstabiliser les Lusitaniens. Sans oublier la figure majeure du capitaine Dante, ancien du Bayern Munich et habitué aux joutes européennes, un véritable leader à prendre très au sérieux », explique Gabriel Santos.

Sur les faiblesses, il souligne que l’âge avancé de Dante (41 ans) peut être exploité : « Parmi les trois défenseurs centraux niçois, Dante et Juma Bah sont assez lents. Bien que Dante soit un excellent relais de jeu, Benfica peut miser sur des passes en profondeur pour s’infiltrer derrière leurs lignes. Pression haute et anticipation sont essentielles pour empêcher Nice de développer son style, qui repose sur des transmissions entre les lignes et une accélération rapide. »

Match Benfica vs Nice

Benfica entame son voyage en France pour le match aller de ce troisième tour préliminaire.

« Benfica doit presser haut pour contrarier le plan de jeu niçois. Les deux ailiers adverses sont à la fois profonds et techniquement doués. Lorsqu’ils parviennent à distribuer le jeu entre l’intérieur et l’aile, ils deviennent très offensifs. Mais s’ils sont obligés de dégager loin sous la pression, le jeu devient plus prévisible et plus facile à gérer », ajoute le tacticien.

Malgré le respect qu’il porte au Nice, Gabriel Santos estime que Benfica dispose des moyens de se qualifier pour les playoffs, où l’attendent potentiellement Fenerbahçe, coaché par José Mourinho, ou Feyenoord.

« Benfica a la qualité, la structure et un entraîneur capable d’interpréter les signaux pour dépasser Nice. Ce ne sera pas un match facile, évidemment, mais ils ont les ressources pour gagner », conclut-il, en conseillant Bruno Lage : « Il doit insister sur une pression haute pour les forcer à un jeu direct, déstabilisant ainsi leurs subtilités offensives. »

Bruno Lage, entraîneur du Benfica

Un casse-tête tactique pour Bruno Lage face à un Nice efficace sur ses ailes.

Avec l’incertitude entourant la participation de Kerem Akturkoglu, récemment victime d’une entorse à la cheville droite, le choix d’aligner Andreas Schjelderup apparaît comme une option intéressante. Gabriel Santos souligne : « Schjelderup pourrait tirer profit des espaces laissés notamment sur le flanc où évolue Dante, plus lent et sur la fin de carrière. Sa vitesse et sa verticalité peuvent vraiment mettre Nice en difficulté. »

Rappelons que la rencontre aller à Nice se jouera mercredi à partir de 20h00, puis le match retour au stade de la Luz aura lieu le mardi suivant, 12 août, dans la même tranche horaire.

Points à retenir

  • Benfica s’appuie sur un passé favorable face à Nice, mais les jeunes lecteurs passeront sous silence le fossé de plusieurs décennies entre les matchs historiques.
  • Le système de Nice en 3-5-2 et ses ailes rapides compliquent la tâche du 4-3-3 lisboète, un vrai casse-tête tactique.
  • Le capitaine Dante, malgré son âge avancé, reste un pilier d’expérience, mais aussi un point sensible à exploiter.
  • La pression haute est recommandée pour forcer Nice à abandonner son jeu fluide et vertical, un plan de jeu assez classique mais souvent payant.
  • Le forfait probable d’Akturkoglu ouvre la voie à Schjelderup, qui peut faire la différence par sa rapidité et sa position sur le terrain.
  • Si Benfica passe, un duel face à Mourinho et son Fenerbahçe est en perspective. De quoi pimenter encore un peu plus la compétition.

Au-delà du spectacle sportif, on pourrait se demander : le football ne serait-il finalement qu’un éternel jeu d’échecs tactiques, où il suffit de trouver la bonne pression au bon moment pour déjouer un système ? Ou devrions-nous simplement accepter que parfois, ce sont les joueurs, et non les schémas, qui décident de tout ? Moi, je pencherais pour la deuxième option, parce qu’au final, même avec le meilleur coach du monde, un talent indomptable peut toujours faire basculer la balance. Et ça, le football l’a bien compris.


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