Le coach Paulo Fonseca a exprimé sa satisfaction de renouer avec son équipe à Lyon lors des matchs en France, après avoir purgé sept des neuf mois de suspension infligés par le Comité Disciplinaire de la Ligue française de football (LPF). “J’ai pu revenir dans le vestiaire. L’important, c’est le contact direct avec les joueurs avant et pendant le match. D’un autre côté, être dans les tribunes me donne une vue privilégiée du jeu”, a-t-il déclaré aux journalistes en marge du Portugal Football Summit à Oeiras.
Le 19 septembre, six mois après sa suspension pour avoir intimidé un arbitre lors d’un match entre Lyon et Brest en Ligue 1, Paulo Fonseca a retrouvé le vestiaire avant, pendant et après la victoire contre Angers (1-0) lors de la cinquième journée du championnat français, grâce à un assouplissement partiel de sa peine. Actuellement, Lyon est classé quatrième avec 15 points, à une longueur du Paris Saint-Germain, champion en titre et double vainqueur européen. Pendant ce temps, l’équipe a été dirigée par l’adjoint Jorge Maciel, ce qui ne s’applique pas aux compétitions européennes.
“Les joueurs ont joué un rôle déterminant dans ma poursuite ici, tout comme le club, qui m’a soutenu à chaque étape. Bien que ce soit une situation nouvelle dans ma carrière, nous, le staff technique, nous sommes bien adaptés. La pire phase est derrière nous”, a-t-il expliqué.
En marge de l’événement à la Cité du Football, où il a participé à une table ronde sur “Leadership et gestion d’équipes”, Fonseca a partagé ses réflexions sur l’actualité du football portugais, qualifiant Benfica, FC Porto et le Sporting, double champion de national, de “grands favoris” pour le titre cette saison.
“Il ne faut pas négliger que le FC Porto a pris un nouveau départ avec l’arrivée de nombreux joueurs et d’un nouvel entraîneur. Benfica cherche toujours à s’adapter aux idées de José Mourinho, qui a pris ses fonctions à un moment où il manquait de temps. Le Sporting, quant à lui, présente une base stable et un jeu flexible intéressant. J’apprécie beaucoup leur style de jeu”, a-t-il décrit.
Sans comparer l’actuel FC Porto, actuellement leader de la Liga, avec l’équipe qu’il a entraînée en 2013/14, Fonseca a loué son homologue italien Francesco Farioli, qui a récemment affronté Lille dans deux matches contre Nice en Ligue 1. “Il réalise un travail exceptionnel, a bien commencé la saison et apporte de nouvelles idées et approches tactiques au football portugais. Je pense qu’il fera une excellente saison”, a-t-il ajouté.
Concernant le retour de José Mourinho à Benfica, 25 ans après le début de sa carrière d’entraîneur principal au club, Fonseca a qualifié cette nouvelle de “très positive”. “De l’extérieur, il est clair que le championnat portugais n’a jamais été autant au centre des discussions ces deux dernières semaines. Cela a un impact considérable”, a-t-il reconnu.
Fonseca, qui travaille à l’étranger depuis neuf ans, se dit “très bien” en dehors du Portugal, ayant précédemment coaché à Shakhtar Donetsk (2016-2019), à Rome (2019-2021), à l’AC Milan (2024) et à Lille (2022-2024) avant de rejoindre Lyon en janvier. “Je me suis trouvé dans les meilleurs championnats européens et je souhaite poursuivre dans cette voie. Un retour en Liga n’est pas impossible, cela dépend des circonstances et des opportunités. Pour l’instant, mon projet professionnel est de rester à l’étranger”, a-t-il conclu, en références à son passé avec de nombreux clubs nationaux.
Points à retenir
- Paulo Fonseca a récemment fait son retour dans le vestiaire lyonnais après une suspension pour des comportements inappropriés.
- Lyon est actuellement en bonne position dans le championnat français, sous la conduite de l’adjoint Jorge Maciel.
- Les clubs portugais tels que Benfica, FC Porto et le Sporting sont considérés comme des concurrents sérieux pour le titre national.
- Fonseca souligne l’importance d’un environnement stable et d’un temps d’adaptation pour réussir dans le football moderne.
- Le retour de Mourinho au Benfica a suscité un regain d’intérêt pour le championnat portugais.
En tant que passionné de football, je trouve fascinant de constater à quel point l’influence d’un entraîneur peut transformer une équipe, surtout après une période difficile. Peut-être que l’on devrait s’interroger sur les méthodes de gestion et le soutien des clubs envers leurs coachs. Cela soulève une question plus large : le succès dépend-il plus d’un plan d’action bien défini ou de la capacité à s’adapter à des conditions changeantes ? Voilà un sujet qui mérite réflexion.