«Mon rêve, c’est de voir mes enfants fêter un de mes buts avec un dab», a confié un Paul Pogba visiblement ému lors de sa présentation officielle à l’AS Monaco. «C’est très rare de me voir pleurer comme ça», a-t-il ajouté après avoir paraphé son contrat. Tout est arrivé d’un coup : suspension pour dopage, blessures… Mais il assure être prêt, énergique, pour retrouver son meilleur niveau sur les terrains. Avec toutefois une condition essentielle : «la patience». Conscient qu’il ne pourra pas aider son équipe à 50 % tant qu’il ne sera pas revenu à son meilleur, il refuse de précipiter les choses. «Je pourrais peut-être jouer dès demain si je m’écoutais, mais je vais suivre les conseils du club», a-t-il plaisanté.
Après deux ans éloigné des pelouses, du frisson de la compétition et du contact avec le ballon, le milieu de terrain a traversé des moments compliqués, au point de penser que sa carrière avait peut-être touché à sa fin. Mais sa famille est restée à ses côtés : «Paul Pogba n’est pas mort», affirmait-on il y a un an sur Sky Sports. Aujourd’hui, il a enfin signé avec un club : l’AS Monaco, qui ambitionne aussi de relancer la carrière d’Ansu Fati.
«Je n’ai pas de date de retour»
Le chemin ne sera pas facile. Son absence est longue et visible. Malgré des mois intensifs de travail physique, Pogba reconnaît «ne pas avoir de date de retour précise». Le club monégasque a mis en place un programme sur mesure, «juste pour moi», a-t-il précisé. Son corps a souffert des séquelles liées à sa suspension et il doit retrouver ses réflexes et son intensité pour retrouver la compétition au plus haut niveau.
Comme souvent lors d’une arrivée, il a dû «réchauffer» l’ambiance en chantant un morceau devant ses coéquipiers — «Spider», de Gims et Dystinct. «C’est un plaisir d’être là, de revenir au football, surtout avec ce groupe. J’espère que cette année ne sera faite que de joie et de trophées. Je ferai tout pour apporter ce bonheur», a-t-il déclaré. Sous contrat jusqu’en 2027, Pogba s’entraîne actuellement en Angleterre avec le reste de l’effectif, suivant scrupuleusement son programme de remise en forme. On rappelle que son dernier match officiel remonte à septembre 2023.
La prudence avant tout
Adi Hütter, l’entraîneur monégasque, a fait le point après la victoire tranquille en amical contre Coventry City concernant la situation de Pogba et celle d’Ansu Fati : «Ils continuent à travailler leurs muscles et à faire des exercices physiques. On ne peut pas comparer leurs récupérations. Je pense qu’Ansu est un peu plus proche du groupe, mais il faut encore augmenter la charge de travail. Ces dernières semaines à Barcelone, il n’a pas beaucoup joué ni pu s’entraîner comme il le devrait. Nous faisons tout pour qu’il retrouve la forme afin qu’il soit compétitif. Ça ne sert à rien de le faire revenir trop tôt, il risquerait une blessure à cause de la fatigue accumulée. Nous restons très prudents avec les deux joueurs.»

Pogba et Fati n’ont pas encore rejoué avec le ballon, mais «ils se rapprochent petit à petit». Ils continuent à s’entraîner en salle, parfois avec le ballon. Le premier a un souhait particulier : disputer son premier match de la saison face au Havre, son club formateur. Reste à voir comment son état physique et mental évoluera dans les prochaines semaines.
Points à retenir
- Paul Pogba, malgré une période sombre jalonnée de suspension et blessures, fait son retour dans le football professionnel avec l’AS Monaco, un club réputé pour sa capacité à faire renaître des talents.
- Après deux ans sans compétition, il ne se fixe aucune échéance précise, préférant un retour progressif et encadré pour éviter toute rechute. Faire le show, oui, mais pas au prix de la santé.
- Le programme d’entraînement de Pogba est «tailor-made», histoire de gentiment remettre en route ses muscles fatigués.
- Dans le même temps, Monaco garde un œil attentif sur Ansu Fati, dans une démarche tout aussi prudente, pour éviter un remake des galères vécues à Barcelone.
- Le coach Adi Hütter ne badine pas avec la santé de ses joueurs, préférant la sagesse à la précipitation, ce qui est une preuve de bon sens dans un monde où la pression est souvent reine.
Alors voilà, on a un Paul Pogba qui rêve d’un dab célébré en père comblé, un Ansu Fati prêt à repartir du bon pied, et un AS Monaco qui prend son temps, mais pas trop quand même (les matchs attendent). Tout cela ressemble à une belle histoire en devenir, mêlant espoir, prudence et un soupçon de showbiz – parce qu’on n’oublie jamais qu’on parle de foot, où le chagrin rime souvent avec gros câlins médiatiques. Espérons que le destin laisse enfin souffler ces deux-là et que le spectacle reprenne sans interruption. Vous ne trouvez pas que dans un monde où tout va toujours trop vite, on gagnerait à ralentir plus souvent ? Moi, en tout cas, ça me fait sourire !