lun. Juil 20th, 2026

Ces sommes supplémentaires peuvent vite grimper. Prenons l’exemple de Manchester United.

Dans leur rapport financier du troisième trimestre 2024-25, publié le 6 juin, au fond de la page 45 sur 47, le club précise que « dans le cadre de certains contrats avec d’autres clubs et agents concernant les transferts de joueurs, des montants additionnels, au-delà des frais d’inscription initialement comptabilisés, deviennent exigibles si certaines conditions de performance sont remplies ».

Au 31 mars 2025, cette charge potentielle s’élevait à 138,82 millions de livres sterling. Parmi eux, 112,25 millions sont liés aux apparitions des joueurs, aux succès collectifs ou aux nouveaux contrats, 3,19 millions correspondent aux sélections internationales, et 22,03 millions résultent d’« awards », le reste étant classé « autres ».

Cet élément financier éclaire sur la nature des fameux « add-ons » et sur la manière dont ils peuvent s’accumuler.

Au moment de la signature d’Anthony Martial, le club avait indiqué qu’un complément de son transfert de 36 millions d’euros en provenance de Monaco était conditionné à l’obtention du Ballon d’Or par l’attaquant français. Ce scénario ne s’est jamais réalisé.

De même, Manchester United s’est rapidement insurgé contre les rumeurs selon lesquelles Mason Mount aurait déclenché un add-on lors de son transfert de Chelsea, lié à sa participation à la finale européenne du club, la défaite en finale de la Ligue Europa contre Tottenham en mai.

Cette clause sur Martial et le Ballon d’Or apparaissait clairement plus délicate à atteindre. Le club expliquait alors que si un tel succès était atteint, ils auraient volontiers payé la somme, estimant qu’ils y auraient largement gagné par les résultats sportifs.

Points à retenir

  • Les clauses additionnelles dans les contrats de transfert peuvent parfois représenter des sommes astronomiques, défiant souvent la compréhension du commun des mortels.
  • Ces montants sont généralement conditionnés à des critères de performance précis : nombre de matchs joués, réussite collective, sélections internationales ou même récompenses individuelles.
  • L’exemple de Martial illustre bien que ces primes peuvent concerner des exploits rarement atteints, ce qui permet aux clubs de justifier des montants parfois pharamineux, tout en se ménageant une marge de sécurité financière.
  • Cette pratique, bien que pragmatique, transforme parfois un simple transfert en une course aux trophées et à la notoriété, où le club verse une prime si le joueur brille plus que prévu.
  • Le suivi et la vérification de ces clauses restent une affaire complexe, souvent à la limite du détective financier, avec des clubs qui ne manquent pas de démentir les rumeurs profitant d’un peu trop de visibilité.

En résumé, si on en croit ces chiffres et clauses, devenir une star du ballon rond, c’est presque une profession à risque financier pour les clubs. Et pour le supporter, c’est un sacré feuilleton financier qui se joue en coulisse. On aurait presque envie de proposer à Manchester United d’ouvrir un département « paris sur le succès » dès le prochain mercato, histoire de rendre le spectacle encore plus palpitant. Après tout, on ne sait jamais, avec un peu de chance, le Ballon d’Or de Martial pourrait bien finir par tomber… même si on attend toujours !


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