Après avoir occupé une place centrale dans le milieu de terrain de Newcastle tout au long de la saison dernière, Tonali fait l’objet de nombreuses spéculations concernant son avenir.
En Italie, les médias évoquent régulièrement un possible retour au pays dès cet été. Par ailleurs, des clubs prestigieux comme le FC Barcelone et le Real Madrid sont également évoqués comme destinations potentielles pour ce milieu de terrain, recruté par Newcastle pour la somme record de 55 millions de livres en provenance de l’AC Milan lors de l’été 2023.
Newcastle n’est toutefois pas dans l’obligation financière de se séparer de ses joueurs phares cet été. À plusieurs reprises, l’entraîneur Eddie Howe a souligné l’importance de conserver les éléments clés de son effectif.
Tonali a de son côté fait part de sa volonté de rester au club, soulignant la fidélité qu’il éprouve envers ses employeurs actuels, qui l’ont soutenu pendant sa suspension de dix mois liée à une affaire de paris illégaux, prononcée peu après son arrivée en Angleterre.
« Je suis heureux là où je suis aujourd’hui », a déclaré Tonali, interrogé lors d’une sélection avec l’équipe nationale italienne avant le match de qualification au Mondial contre la Norvège. « J’ai trouvé des personnes qui tiennent à moi, et moi je tiens à eux. »
« Je ne veux pas briser les liens que j’ai tissés ici. J’ai beaucoup réfléchi chaque jour, mais pour le moment, je suis content là où je suis. »
Sous contrat avec Newcastle jusqu’à l’été 2028, le joueur reconnaît néanmoins ressentir parfois un peu de nostalgie de la vie et du travail en Italie. Sa présence régulière en sélection nationale lui permet toutefois de conserver un lien fort avec son pays.
« Parfois, quand je suis loin de l’Italie longtemps ou pendant les longues pauses, cela me manque un peu de rentrer à la maison », explique le milieu de terrain. « Mais je reviens toujours avec l’équipe nationale et je donne toujours le meilleur de moi-même. »
« Ici, il y a un groupe qui veut rester uni et qui a besoin d’être ensemble. On souhaite aborder ces dix jours comme une vraie équipe, en restant proches et en essayant de ne pas compliquer les choses. C’est souvent là que les équipes rencontrent des difficultés, et nous essayons de faire simple. »
Ce double rendez-vous international face à la Norvège et à la Moldavie marque la fin de la saison pour Tonali. Comme pour ses coéquipiers à Newcastle, le point d’orgue de sa saison reste la victoire en Carabao Cup en mars dernier à Wembley, qui a mis fin à une attente de 70 ans pour un trophée domestique majeur.
« C’était magnifique parce que ça a été dur », se remémore Tonali. « Nous n’étions pas les favoris, et nous ne l’avons jamais vraiment été. Nous avons battu Arsenal, Liverpool, Chelsea. Nous n’étions pas favoris dans presque tous les matchs, mais c’était aussi spécial parce que lorsqu’une équipe inattendue gagne, tous les regards se tournent vers elle. C’était incroyable de le faire avec un groupe qui n’avait pas remporté ce trophée depuis 70 ans, avec des fans incroyables. »
Points à retenir
- Tonali, milieu de terrain clé de Newcastle, fait face à des rumeurs de transfert, mais affirme vouloir rester fidèle au club.
- Newcastle, malgré les offres possibles, ne semble pas pressé de vendre ses joueurs stars, sous la houlette d’Eddie Howe.
- Le joueur a traversé une épreuve difficile avec une suspension pour paris illégaux ; le club l’a soutenu tout au long.
- Malgré son envie de rester, Tonali ressent parfois la nostalgie de sa vie italienne, qu’il compense par son engagement en sélection.
- La victoire en Carabao Cup, loin d’être un simple trophée, a marqué un tournant pour une équipe longtemps sous-estimée.
Entre loyauté et tentations extérieures, Tonali semble incarner ce paradoxe moderne du footballeur professionnel : attaché à ses racines et à ses équipes, mais constamment sous pression commerciale et médiatique. En somme, un joueur qui navigue entre fidélité et ambition, tout en nous rappelant que perdre… c’est rationnel, mais gagner, c’est beaucoup plus drôle. Pourvu que Newcastle continue à le garder – et que son contrat jusqu’en 2028 ne devienne pas une succession de débats d’été interminables. Enfin, on verra bien si la tentation ibérique ou catalane n’aura pas raison du cœur loyal du natif de Brescia.