Une passion intacte pour la photographie de golf
J’éprouve toujours un profond attachement pour la photographie aérienne, qui fait aujourd’hui partie intégrante de ma pratique. Tout a commencé il y a cinquante ans, à une époque où l’autofocus et les pellicules étaient des concepts abstraits, et où le savoir-faire était essentiel. Aujourd’hui, bien qu’un drone rende la capture d’image plus accessible, il ne garantit pas un bon cliché. Chaque photo que je prends est le fruit d’une vision mentale qui nécessite un éclairage, un arrière-plan et une composition presque parfaits.
Cette image prise au Royal Dornoch, au nord de l’Écosse, montre l’éclat du lever du soleil. C’est un endroit où je peux retourner après le tumulte d’un tournoi majeur. Parmi les centaines de milliers de photos que j’ai réalisées, il est difficile de choisir une préférée. En tant que photographe de golf indépendant, j’ai constitué l’une des plus vastes collections privées de ce sport.
Bien que photographier la victoire de Seve lors de mon premier grand tournoi reste inoubliable, capturer les émotions de Rory à Augusta vers la fin de ma carrière a été un immense privilège. J’ai eu l’honneur d’immortaliser chacune des 15 victoires majeures de Tiger. Cette semaine, alors que je couvre mon 151ème tournoi majeur, je suis honoré de recevoir le Prix d’Honneur de la PGA d’Amérique pour mes contributions au photojournalisme.
Malgré des journées parfois longues et stressantes, j’éprouve une réelle passion pour ce que je fais. Je saurai quand il sera temps de passer à autre chose, mais pour l’instant, cette aventure continue.
Points à retenir
- La photographie aérienne, un art qui demande toujours un savoir-faire, même avec les nouvelles technologies.
- Chaque image est le produit d’une vision réfléchie, pas juste d’un drone missionné.
- Une carrière riche en émotions, où les moments marquants s’entremêlent au quotidien du photographe.
- Le défi de sélectionner une photo préférée parmi des centaines de milliers témoigne de la richesse de l’expérience vécue.
- Recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière, c’est une manière de célébrer l’amour du métier.
En réfléchissant à tout cela, je me demande : la passion d’un métier peut-elle réellement s’éteindre ? Chaque cliché, chaque tournoi semble raviver mon enthousiasme, comme si chaque nouvelle expérience était une invitation à redécouvrir le monde de la photographie. Quand viendra le moment de dire adieu, est-ce que je regarderai en arrière avec regrets ou avec gratitude ? La question mérite d’être posée.