mar. Juil 21st, 2026

Sergio García a reçu une nouvelle ovation sur le green du 18 à Royal Portrush, salué par un public britannique qui lui a toujours témoigné une certaine affection. Le golfeur de Borriol, aujourd’hui père de famille, avait fait ses débuts à seulement 16 ans en 1996 lors de l’Open de Lytham. Vingt-neuf ans plus tard, il lançait sa 28e participation à ce prestigieux tournoi avec un score de 70, un résultat modeste mais suffisant pour le placer dans la partie haute du classement. Il se retrouvait à trois coups des leaders, un groupe composé du Danois Skov Olesen, de l’Anglais Fitzpatrick, du Chinois Li, du Sud-Africain Bezuidenhout et de l’Américain English. À égalité avec Sergio, Jon Rahm, qui avait joué son tour matinal, ainsi qu’Ángel Hidalgo, autre Espagnol engagé cette 153e édition du British Open, malgré une ronde éprouvante dépassant les cinq heures en raison d’un embouteillage.

L’Armada espagnole, modeste en effectif mais courageuse, ne semble pas venir à Portrush seulement pour assister au spectacle offert par Rory McIlroy. Le champion nord-irlandais a transformé le Dunluce Course, situé à une heure de sa ville natale d’Holywood, en un temple dédié à sa performance personnelle. « Je suis bien sûr content d’avoir joué sous le par. Les conditions n’étaient pas si mauvaises, même si parfois déroutantes, surtout lors des six premiers trous, ce qui est paradoxalement le moment où j’ai joué mon meilleur golf », reconnaissait Sergio García, qui a enchaîné trois birdies consécutifs du 5 au 7, une séquence décisive pour sa carte.

Après un bon coup d’approche et un putt réussi, puis un autre putt descendant sur un par 3, il a profité du par 5 du 7. García a ensuite connu des difficultés entre les trous 8 et 11, avec deux bogeys encadrant cette période délicate, mais a repris son souffle au 12 sur un autre par 5. Seul un putt raté sur le redoutable 16 viendra interrompre sa série de pars avant de rejoindre le clubhouse. L’Open a toujours été un terrain où Sergio a su démontrer son potentiel, avec dix top 10 à son actif.

Ángel Hidalgo au départ du 14 à Portrush
Ángel Hidalgo, au départ du 14 à Portrush ce jeudi. Crédit photo : Russell Cheyne

Ángel Hidalgo, en revanche, vit sa deuxième expérience dans ce tournoi après avoir manqué la coupe l’an dernier à Troon. Son début de ronde n’était pas prometteur avec un bogey au premier trou, mais il a rapidement redressé la barre avec un birdie au 3, puis un eagle remarquable au 7, l’un des rares enregistrés. Le reste de sa partie s’est déroulé en pars, à l’exception du trou 16 qui a légèrement freiné son élan. Son style créatif semble bien s’adapter à ce parcours exigeant.

Bien loin de la maîtrise impressionniste de Hidalgo, Bryson DeChambeau, adepte du contrôle absolu, semble peiner dans un tournoi où les imprévus prédominent. Avec une première carte médiocre à 78 (+7), il s’annonce difficile, sauf miracle, que cette édition soit fertile en succès pour lui, d’autant plus qu’il a déjà manqué trois coupes en sept participations et ne compte qu’un seul top 10 datant de 2022.

Rory McIlroy, grand favori de ce tournoi depuis longtemps, a remporté l’Open il y a onze ans. Depuis, il a connu des hauts et surtout des bas, notamment en 2019 à Portrush, où la pression de sa région natale lui avait joué un mauvais tour : ses deux premiers coups étaient hors limite, et il avait raté la coupe. Ce souvenir douloureux pesait sans doute sur lui au départ, avec un bogey dès le 1, mais il a redressé la barre jusqu’au 10 grâce à quatre birdies avant de sombrer à nouveau entre les trous 11 et 14, enchaînant trois bogeys. Il a cependant réussi à sauver son 70 (-1) grâce à un birdie spectaculaire au 17. Comme l’explique Sergio, « tout dépend de l’état d’esprit : on peut se mettre une pression supplémentaire ou simplement profiter de jouer devant ses proches ». Dans la gestion des émotions à l’Open, personne ne connaît mieux que Rory.

Points à retenir

  • Sergio García prouve à 45 ans que l’expérience compte encore dans un Open qui ne pardonne rien, même si son score paraît timide.
  • La Armada espagnole est petite mais ne manque pas d’audace, jouant sa carte avec fidélité et inventivité, notamment Ángel Hidalgo qui se révèle prometteur.
  • Le contrôle excessif de Bryson DeChambeau semble moins efficace dans un environnement où le terrain et le temps jouent des tours.
  • Rory McIlroy reste un personnage incontournable du British Open, capable de passer du triptyque raté au birdie spectaculaire sans perdre son sens du jeu.
  • Quatrième jour de compétition encore à venir, où émotions et retournements pourraient faire vaciller bien des prétendants.

En somme, cet Open à Portrush rappelle que le golf est parfois aussi imprévisible qu’une météo nord-irlandaise : vous pensez maîtriser le jeu, et voilà que tout dérape entre un bogey et un eagle. Sérieusement, entre nous, si gérer son carnet de scores ressemble à un feuilleton, on se demande comment nos champions font pour garder le sourire… Ou alors ils ont tous un joker caché, mais chut, ça reste entre nous.


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

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