Collin Morikawa a eu un échange tendu avec un journaliste suite aux rumeurs annonçant sa séparation d’avec son caddie à moins d’un mois du début de l’Open.
Le lauréat 2021 a bel et bien rompu sa collaboration avec Joe Greiner, une information révélée mercredi.


Morikawa s’apprêtait à participer au Pro-Am du Rocket Classic cette semaine lorsque la nouvelle a éclaté. Il sera finalement accompagné par son ancien coéquipier universitaire et golfeur sur le circuit Korn Ferry, KK Limbhasut, à Détroit.
À ce jour, le double vainqueur de Majeurs ignore qui portera son sac lors de l’Open à Royal Portrush, prévu dans trois semaines.
Interrogé sur cette situation lors de sa conférence de presse d’avant-tournoi, l’Américain n’a pas mâché ses mots envers le journaliste à l’origine de la rumeur.
Morikawa a répliqué : « Je ne sais pas, et j’ai lu votre article. Écoutez, je ne suis pas là pour vous dire comment faire votre travail, mais je ne comprends pas pourquoi vous avez voulu me faire passer pour quelqu’un de négatif en rapportant ma citation sur le fait que je jouais avec des partenaires du pro-am à l’avant. »
« Ces personnes paient cher, elles sont très importantes pour la communauté, pour le Rocket Classic. Vous diffusez une citation qui me dénigre en insinuant ‘attendez deux heures et demie’. Vous m’avez appelé dès le premier trou. »
« Je ne vais pas vous dire comment faire votre boulot. Vous pouvez écrire ce que vous voulez, c’est l’Amérique. Mais ne me faites pas passer comme ça, alors que ce n’est pas le cas. »
Le journaliste a essayé de clarifier en affirmant : « Je pensais justement vous faire crédit en disant que vous étiez concentré sur vos partenaires de Pro-Am. »

Mais Morikawa a insisté : « Très bien, on peut interpréter ça de différentes façons. Ce n’est pas comme ça que j’ai compris. Je ne sais pas comment, mais je vous dis simplement qu’il y a une lecture qui peut être biaisée. »
« Je vais en rester là. Nous savions que j’avais une interview dans deux heures et demie, j’étais au premier tee en train de rencontrer mes partenaires du Pro-Am alors qu’ils démarraient. »
À propos de son futur caddie, le golfeur de 28 ans a conclu : « Pour ce qui est du caddie, je n’en ai pas encore. C’est un processus en cours, j’espère qu’on trouvera une solution à temps, et je le ferai savoir. »
Le temps presse pour Morikawa qui devra trancher avant de partir pour l’Irlande du Nord, théâtre de la 153e édition de l’Open, du 17 au 20 juillet à Royal Portrush.
Par ailleurs, il cherchera à mettre fin à sa disette sur le PGA Tour, sa dernière victoire remontant à octobre 2023.
Lors de sa seule participation passée au Rocket Classic, il avait échoué en barrage à trois, battu par Rickie Fowler.
Morikawa entamera le premier tour jeudi à 13h29 heure française, aux côtés de Keegan Bradley et Patrick Cantlay.
I don’t regret anything I said! Collin Morikawa speaks down the barrel with message for three golf pundits
Points à retenir
- Collin Morikawa se sépare de Joe Greiner à quelques semaines d’un tournoi majeur : pas idéal pour le moral, mais c’est le golf… pas le business as usual.
- Le joueur se prépare donc à jouer avec un nouveau caddie qu’il n’a toujours pas officiellement choisi — l’improvisation semble être une stratégie à la mode en 2025.
- L’affaire déchaîne les passions alors que les médias, toujours prêts à pimenter l’actualité, peuvent aussi se prendre un retour de bâton quand leurs questions piquent un peu trop.
- Le Pro-Am n’est pas juste un tournoi : c’est un business juteux dont Morikawa a rappelé l’importance, fustigeant une interprétation un peu légère de ses propos.
- Au final, Morikawa joue aussi la prudence : il veut bien qu’on commente, mais qu’on ne déforme pas ses mots, ce qui au passage est un rappel basique du métier de journaliste (et un petit rappel à l’ordre… sympa, enfin presque).
Si vous me demandez mon avis, entre nous, perdre son caddie juste avant un Majeur, c’est un peu comme changer de co-pilote en plein rallye. Ça peut très bien finir sur le podium comme dans le fossé. Reste à voir si Collin va trouver chaussure à son pied (ou plutôt sac à sa main) à temps pour Royal Portrush. En attendant, on se demande si l’Amérique ne devrait pas envoyer un brief sur “comment ne pas mal interpréter les déclarations d’un athlète”, histoire de calmer les ardeurs des journalistes un brin trop zélés. Parce qu’au final, ce qui fait le spectacle, ce n’est pas seulement la balle, mais aussi l’arène des mots officiels. Moi, je prends des popcorns.