Tommy Fleetwood est unanimement reconnu comme un golfeur de grande classe. Ce dimanche, on espérait tous voir une véritable confirmation de son statut, tant ses statistiques cette saison sont impressionnantes.
Il détient le record du plus grand nombre de top 10 sur le PGA Tour sans jamais avoir remporté un tournoi. Cette réalité pousse Fleetwood à s’interroger : doit-il solliciter un accompagnement mental pour franchir ce cap tant attendu ?
Quand cela va enfin se débloquer – car cela finira bien par arriver –, on comprendra que son swing est souvent une source d’inspiration, presque à copier. En revanche, c’est au putting que le doute s’installe parfois, notamment sur la gestion du rythme.

Il ne s’agit pas d’un problème de technique à proprement parler, mais plutôt d’un tempo à affiner sur le green. Être aussi souvent en position favorable, cela ne peut s’expliquer que par un très bon putting.
Avec ses performances hors normes, Tommy est une véritable “caisse enregistreuse humaine” côté résultats, mais l’étincelle au moment crucial tarde à venir. Je suis convaincu qu’un grand moment l’attend, et qu’on dira alors tous “il le mérite”, mais la question demeure : quand ?

Il est aisé de bien jouer durant les trois premiers jours, où l’on est plus décontracté. Mais quand arrive le dernier tour, sous le feu des projecteurs et la pression du public, c’est un tout autre défi. C’est rude à avaler, mais Fleetwood saura s’en sortir.
Son swing est une véritable machine. Peut-on dire qu’il est le meilleur au monde ? Il est en tout cas difficile de trouver quelqu’un qui le maîtrise mieux. Son geste est élégant, maîtrisé, parfois abrégé, un vrai régal pour les yeux.
Son profil semble taillé pour un Open Championship, au même titre que plusieurs autres joueurs. Il est dans une excellente condition pour Royal Portrush, où il avait terminé deuxième la dernière fois. Pour lui, c’est simple : il doit avancer, tournoi après tournoi, sans se retourner.
Dans les vestiaires, certains chuchotent : “Tommy est doué, mais il n’a jamais gagné.” C’est là toute la vérité crue. Avant de s’imposer sur le circuit américain, on vous questionne toujours. Certes, il a remporté sept titres sur le DP World Tour, dont plusieurs d’envergure, mais du côté américain, cela ne compte pas. Fleetwood n’a tout simplement pas gagné.
Un golfeur professionnel doit savoir tirer parti de ses échecs. Pour Fleetwood, cette expérience sera précieuse. Après sa performance à la Travelers Championship, il est clair qu’il a sa place au sommet et qu’il peut aller chercher la victoire.
Keegan Bradley, décision cruciale : devrait-il se retirer ?
Avec le classement actuel, impossible d’imaginer que Bradley ne dispute pas la Ryder Cup, puisqu’il est septième mondial ! Il doit donc se sélectionner lui-même, même si cette position ne lui facilite pas la tâche.
Comment l’équipe américaine s’est-elle retrouvée dans cette situation ? Luke Donald doit bien se marrer. Il y a un an, nombreux étaient ceux qui prévoyaient une démonstration européenne à Bethpage, mais c’est désormais une autre histoire.
Si dimanche tout déraille et que les Américains sont en difficulté, nul doute que les supporters new-yorkais ne seront pas tendres. Les Européens, eux, se délecteraient probablement du spectacle.
Bradley doit simplement dire : “Je joue. Et si vous voulez que je sois capitaine-joueur, dites-le.” Mais dans un contexte aussi majeur, cela semble compliqué d’assurer ces deux rôles en même temps.
Tout le monde se demande ce qu’il va faire : partir ou rester ? Il ne peut pas se retirer, étant donné son rang mondial. Il a donc une responsabilité envers son équipe.
De mon point de vue, l’avantage est clair pour l’Europe pour cette Ryder Cup.
Points à retenir
- Tommy Fleetwood excelle sur le PGA Tour, mais sa victoire attend toujours son heure, comme un mystère insaisissable.
- Le putting et notamment le rythme semblent être le dernier obstacle pour qu’il franchisse enfin la ligne d’arrivée.
- Dans le vestiaire, le dilemme de “le talent sans victoire” pèse sur ses épaules, surtout sur le sol américain.
- Keegan Bradley, numéro sept mondial, fait face à un choix de taille : jouer en tant que capitaine ou se concentrer sur son jeu, un dilemme bien cornélien.
- L’équipe européenne est actuellement en position de force pour la Ryder Cup, une compétition sans doute plus imprévisible que jamais.
Alors, quand est-ce que Tommy Fleetwood va enfin éclater ? Peut-être qu’il aurait intérêt à consulter un gourou du swing, ou un expert en méditation, on ne sait jamais… Toujours est-il que, dans ce suspense entretenu, on est tous un peu complices de cette histoire. En attendant, on savoure le spectacle : spectaculaire, frustrant, mais jamais ennuyeux ! Allez Tommy, fais-nous vibrer, on croit en toi (enfin, presque) !