Brandt Snedeker, un vétéran sur la voie du retour à la compétition
Palm Harbor, Floride — Lors du championnat Valspar, un thème récurrent parmi les joueurs du PGA TOUR est de se concentrer sur le driver. Les golfeurs insistent sur l’importance d’atteindre les allées, d’éviter les lignes d’arbres et de positionner son approche pour un bon second coup, notamment sur le parcours Copperhead d’Innisbrook Resort.
Cependant, cela ne s’applique pas à Brandt Snedeker.
À 45 ans, Snedeker est en bonne position après un troisième tour de 67, ayant touché huit des 13 fairways et sept des 18 greens en régulation. Il a surtout réussi à faire un sans-faute en scrambling, avec 11 putts convertis sur 11 tentatives. Il est actuellement en tête des statistiques de coups gagnés au putting et entre dans le dernier tour à 9 sous le par, à deux coups de Sungjae Im, le leader.
« La seule chose qui m’importe vraiment au putting, c’est à l’intérieur de 6 pieds », a déclaré Snedeker. « Si je réussis mes putts à l’intérieur de cette distance, je sens que tout le reste s’arrangera tout seul. »
Snedeker, qui dirige l’équipe américaine de la Presidents Cup en 2026, a commencé la journée avec quatre coups de retard sur le leader. Il a réussi des birdies sur trois de ses quatre premiers trous, avec des putts de 16 et 17 pieds. En abordant le trou n°11, il a ajouté un autre birdie et a maintenu sa carte propre, jouant les célèbres trois derniers trous du parcours en par, malgré les difficultés que beaucoup rencontrent.
Au total, il a réussi 116 pieds de putts, le quatrième meilleur score du tournoi.
Snedeker a utilisé le putter Odyssey Rossie II pendant toute sa carrière sur le TOUR mais a décidé il y a quelques semaines de passer au modèle mallet TaylorMade Spider, après avoir raté quatre coupes d’affilée au début de sa saison. Il a expliqué : « Quand je l’ai pris, j’ai effectué beaucoup de tests, j’ai utilisé des moniteurs de putting pour analyser le roulé de la balle et tout était en meilleure voie. Avec des données qui prouvent que votre coup est amélioré, la transition devient plus facile. Ce n’est pas une question de ressentir. »
« Le plus difficile, c’est de s’habituer à la vitesse. Chaque putter roule différemment, donc il a fallu quelques semaines pour m’y adapter, mais maintenant, je pense que je suis à l’aise. »
Le dernier de ses neuf titres remonte à 2018, mais depuis son retour d’une opération sternale en 2023, il peine à retrouver son meilleur niveau. Cependant, il se sent en forme et assure avoir tous les outils nécessaires pour réussir. « Ma santé est probablement à son meilleur niveau depuis dix ans. Je me sens bien et mon niveau d’énergie est élevé. J’ai toujours eu espoir », assure-t-il.
« Personne ne s’attend à me voir ici, à 45 ans. Personne ne s’attend à ce que je gagne demain. Je vais donc prendre un maximum de plaisir à prouver aux autres et à moi-même que je peux encore le faire. »
Points à retenir
- Snedeker montre que les vétérans peuvent encore rivaliser sur le circuit.
- Les putts de moins de 6 pieds sont cruciaux, mais pour lui, c’est une spécificité.
- Passer à un nouveau putter peut sembler risqué, mais ce n’est qu’une question de données.
- La santé et la forme physique jouent un rôle essentiel dans le succès au golf.
- La motivation peut venir de la pression extérieure ou des doutes que l’on cherche à surmonter.
En réfléchissant à cette performance impressionnante, je ne peux m’empêcher de penser à la manière dont le sport évolue. Chaque génération de golfeurs apporte sa propre philosophie et sa propre approche du jeu. À l’ère du golf moderne, où la technologie et l’analyse des données prennent le pas sur le simple instinct, il semble essentiel de ne pas perdre de vue ce qui fait d’un golfeur un vrai champion. Ainsi, au fil des saisons, il est fascinant de voir comment des joueurs comme Snedeker continuent de briller et d’offrir des leçons précieuses sur la persévérance et l’adaptabilité.