Paige Spiranac, influenceuse incontournable dans le monde du golf, est venue au secours de Rory McIlroy, critiqué pour avoir boudé les conférences de presse lors de l’US Open au Oakmont Country Club.
Le champion nord-irlandais avait choisi de ne pas s’adresser aux médias après ses deux premiers tours, un comportement qui a provoqué de nombreuses réactions dans le milieu du golf.
Sur le réseau X, Paige Spiranac a exprimé son soutien, assumant une opinion peut-être peu populaire : « Il n’est pas obligé de parler aux médias s’il n’en a pas envie. Ce n’est pas une obligation. »
Elle a ajouté que les critiques devraient peut-être prendre un peu de recul : « Et pourquoi le ferait-il, alors que chaque geste est épluché, analysé et critiqué ? »
Might be an unpopular opinion here but he doesn’t have to talk to the media if he doesn’t want to. It’s not required. And why would he when everyone is always analyzing and criticizing his every move. There is clearly something more going on none of us are privy to so maybe let’s not all pile on.
— Paige Spiranac (@PaigeSpiranac) 15 juin 2025
Lorsque McIlroy s’est finalement exprimé samedi, il a justifié son choix en se disant frustré par les médias eux-mêmes.
« C’est surtout une frustration envers vous », a-t-il lancé lors d’un échange tendu de cinq minutes avec la presse.
Le joueur de 36 ans a également évoqué des fuites récentes sur ses problèmes de matériel lors du PGA Championship, révélant qu’il avait été affecté par une divulgation de données confidentielles impliquant Scottie Scheffler.
« J’étais un peu énervé parce que je savais que le driver de Scottie avait lâché lundi, mais c’est mon nom qui a été rendu public alors que ça devait rester secret », a expliqué McIlroy.
Il a précisé que deux journalistes étaient responsables de cette fuite et que sa volonté de ne pas s’exprimer était aussi pour protéger plusieurs parties : Scheffler, TaylorMade, la USGA et la PGA of America.
Interrogé sur son droit de refuser les obligations médiatiques, le Nord-Irlandais a affirmé sans détour : « Je pense avoir gagné le droit de faire ce que je veux. »
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’il évite la presse, rappelant avoir déjà boudé les interviews après le premier tour du Masters cette année.
McIlroy a terminé ce US Open à égalité à la 19e place, avec un score final de sept au-dessus du par, malgré une dernière journée à trois sous le par impressionnante.
Alors qu’il entamait le dernier tour, il lui aurait fallu un véritable miracle pour rattraper les leaders Sam Burns, Adam Scott et JJ Spaun.


Cette attitude distante vis-à-vis des médias est devenue récurrente pour McIlroy depuis plusieurs mois. Lors du PGA Championship à Quail Hollow, il avait totalement refusé de parler, finissant à la 47e place ex-æquo.
Cette frustration intervint après son triomphe historique au Masters cette année, où il a battu Justin Rose en play-off.
Avec cette victoire, sa cinquième en majeur, McIlroy est devenu seulement le sixième joueur à réaliser le Grand Chelem en carrière.
Points à retenir
- Rory McIlroy cultive un certain mystère avec la presse, préférant garder ses distances malgré son statut de star mondiale du golf.
- Paige Spiranac apporte une voix rare et pertinente en défendant le droit des sportifs à ne pas toujours jouer le jeu des médias, souvent intrusifs.
- Les fuites sur le matériel ont encore compliqué la vie du Nord-Irlandais, soulignant les tensions entre confidentialité et transparence dans le sport professionnel.
- Ne pas oublier que malgré cette « rébellion », McIlroy reste un compétiteur de haut niveau, capable de performances remarquables même sous pression.
- Le paysage médiatique sportif semble pousser certains athlètes à préférer le silence à la parole, signe des exigences parfois excessives de la couverture médiatique actuelle.
En somme, entre les cris sourds des caméras et la sérénité d’un parcours bien maîtrisé, Rory choisit la discrétion — peut-être un brin agaçante pour les journalistes mais compréhensible du côté des joueurs. Et si, finalement, ils avaient tous simplement besoin d’un peu de paix loin des projecteurs ? Après tout, même les meilleures stars ont le droit de rater un épisode… non ?