Les espoirs européens pour la Ryder Cup abordent “les deux semaines les plus décisives avant la fin des qualifications”, selon le capitaine Luke Donald.
Cette semaine, l’Open d’Écosse se tient au Renaissance Club près d’Édimbourg, suivi par le Open Championship à Royal Portrush en Irlande du Nord.
Luke Donald, qui avait mené l’Europe à une victoire 16½-11½ à Rome il y a deux ans, compte sur ses joueurs clés pour briller durant ce mois crucial.
« Ce sont des semaines importantes face aux meilleurs joueurs, il faut voir nos leaders à leur meilleur niveau », confie-t-il à BBC Scotland.
« Certains ont déjà presque assuré leur place, mais plusieurs places restent ouvertes, et ces épreuves seront déterminantes pour eux. »
Rory McIlroy est à ce jour le seul joueur mathématiquement qualifié pour l’équipe de 12 joueurs qui défiera les États-Unis à Bethpage Black, New York, en septembre.
Les Anglais Tommy Fleetwood et Tyrrell Hatton occupent respectivement la deuxième et la troisième place dans la course, les qualifications européennes se terminant après les British Masters le 24 août. Côté américain, la sélection prend fin le 17 août après le BMW Championship sur le PGA Tour.
Les six premiers au classement rejoindront automatiquement l’équipe, les six autres étant choisis par Luke Donald. Du côté américain, le capitaine Keegan Bradley appliquera un système similaire.
Le talentueux Écossais Robert MacIntyre, quatrième actuel du classement européen, poursuit son ascension depuis ses débuts à la Ryder Cup en 2023, où il est resté invaincu en remportant 2,5 points sur 3 possibles.
À 28 ans, originaire d’Oban, il a enchaîné une victoire à l’Open du Canada l’an passé, puis une autre à l’Open d’Écosse, co-organisé par le DP World Tour et le PGA Tour.
Luke Donald souligne que l’expérience de MacIntyre lors de la dernière Ryder Cup lui a « vraiment donné confiance et lui a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec l’élite ». Il ajoute avoir été « très impressionné par sa capacité à adapter son jeu aux parcours américains ».
Classé 14e mondial, MacIntyre a passé 15 fois les cuts sur 17 tournois du PGA Tour cette saison, dont une deuxième place au dernier US Open, à seulement un coup du vainqueur JJ Spaun, sur le mythique parcours d’Oakmont.
« Passer du circuit européen au circuit américain n’est jamais simple », commente Donald. « Les compétitions y sont plus relevées, plus exigeantes. Pourtant, il a su rester constant et j’ai régulièrement suivi ses statistiques. »
« Depuis sa qualification à Rome jusqu’à sa performance à l’US Open, ses chiffres se sont nettement améliorés. Avec ses deux victoires l’an passé, au Canada et en Écosse, j’ai vu sa progression et il ne manquait plus qu’une grande semaine… Qu’il a presque réalisée. »
Points à retenir
- La Ryder Cup est à portée de main, avec deux tournois majeurs avant la clôture des qualifications : l’Open d’Écosse puis l’Open Britannique.
- Seul Rory McIlroy s’est assuré une place – le reste de l’équipe est encore en pleine ébullition, comme un épisode de télé-réalité golfique.
- La concurrence est féroce, avec Fleetwood et Hatton dans le peloton de tête, mais la sélection manuelle par le capitaine peut toujours réserver des surprises.
- Robert MacIntyre apparaît comme la belle révélation, capable de rivaliser avec les Américains sur leurs terres – et sans perdre son accent écossais.
- Le passage du circuit européen au circuit américain reste une épreuve de taille, confirmant que le golf est un sport où il faut savoir s’adapter, sans chips ni frites cette fois.
En fin de compte, on attend de voir comment Luke Donald assemblera cette dream team européenne. Avec un peu de chance, pas seulement sur le papier, mais sur le terrain. Après tout, à force de regarder les stats et de compter les points, on pourrait presque oublier que le golf, c’est aussi – et surtout – un jeu d’audace et d’imprévu. Alors, prêts à suivre le spectacle ? Moi, pas sûr que je m’aventure à prendre une carte de score…