mar. Juil 21st, 2026

Les espoirs de Jon Rahm se sont brouillés vendredi lors du deuxième tour de l’Open britannique, un contretemps qui semble avoir presque anéanti ses chances de soulever pour la première fois la prestigieuse Jarra de Clarete. Parti du -1 après une première journée prometteuse, Rahm a glissé à un 72 (+1), le contraignant à combler un écart de dix coups sur le leader Scottie Scheffler qui caracole en tête avec un impressionnant -10.

« C’est extrêmement frustrant. J’ai réalisé sept bons trous, puis, à partir du huitième, plus rien. Excepté les trois putts au seizième, où je n’étais même pas sur le green, je n’ai pas vraiment eu d’occasions nettes de conclure. J’ai parfois bien swingué, mais me suis retrouvé dans des positions délicates. La chance ne m’a pas souri aujourd’hui, même si j’ai eu mes opportunités, » a reconnu le golfeur basque, visiblement dépité après une carte marquée par plusieurs moments d’agacement, notamment lors des derniers trous où la balle lui a résisté.

Le coup de grâce semble être venu des bogeys consécutifs au 8e et 9e trou, effaçant les birdies des 2e et 7e trous, quand Rahm affichait une mine concentrée digne de ses meilleures prestations. Il a à peine réussi à maintenir le par jusqu’au 16e, avant de commettre une faute dont il s’est repenti juste après, puis un putt manqué de deux mètres au 18e, qui lui coûte un coup précieux. Face aux caméras de Movistar Plus, il confie amèrement : « Ce n’est pas que je n’ai pas eu de chances, mais je suis franchement de mauvaise humeur. J’ai terminé en catastrophe. Le bogey du 16 et celui du 18, dans un green avec autant d’ouvertures, c’est impardonnable. » Rahm sait qu’il a dépassé ses difficultés passées en jouant mieux dernièrement, mais demeure malheureusement hors du coup dans ce tournoi majeur, pour la deuxième année consécutive — sauf miracle ce week-end.

Et même un sursaut héroïque ne suffirait probablement pas, compte tenu du niveau impressionnant de Scottie Scheffler. L’Américain, numéro un mondial, a brillamment pris la tête du tournoi avec un score de -10, s’éloignant de ses poursuivants en deux jours. Pour mémoire, le dernier à dominer l’Open britannique après 36 trous tout en portant ce prestigieux rang fut Tiger Woods en 2006, qui termina d’ailleurs vainqueur.

Scheffler, détenteur du Masters 2022 et 2024 ainsi que du PGA Championship récent, semble prêt à transformer ce week-end en une démonstration de maîtrise presque monotone à Portrush (Irlande du Nord). Peu nombreux sont ceux capables d’inquiéter cet appétit pour le titre, à commencer par Matt Fitzpatrick et Brian Harman, deux profils adaptés au parcours de links. Fitzpatrick, malgré un historique mitigé sur cet Open, possède un palmarès US Open plus solide, tandis qu’Harman, vainqueur en 2023 au Royal Liverpool, apporte son lot d’expérience. Tous deux excellent dans le jeu avec les fers et disposent d’un putting redoutable.

L’étonnant outsider reste Haotong Li, le golfeur chinois dont la performance à -8 lui laisse entrevoir la possibilité d’ouvrir une porte encore bien fermée pour le golf dans le pays le plus peuplé du monde. Pendant ce temps, d’autres stars telles que Morikawa, Koepka, Adam Scott, Reed ou Cam Smith, ont compromis leurs chances en dépassant le cut, tout comme le Malaguène Ángel Hidalgo, exclu de justesse après une erreur au 18e trou.

Points à retenir

  • Jon Rahm démarrait bien mais s’est enlisé à partir du 8e trou, rendant sa remontée quasiment impossible face à un Scottie Scheffler en pleine forme.
  • Scheffler s’impose déjà comme un sérieux favori, avec un jeu solide et une gestion du parcours proche de la perfection.
  • Malgré ses difficultés, Rahm a montré qu’il avait toujours les ressources pour se battre, même si son parcours ce vendredi fut particulièrement frustrant.
  • Les liens caractéristiques de ce type de tournoi favorisent les golfeurs précis au fer et adroits au putting, un profil partagé par les rares challengers sérieux de Scheffler.
  • Le chinois Haotong Li surprend par sa constance, apportant une note d’espoir au développement du golf en Chine.
  • Plusieurs grands noms ont vu leurs espoirs s’envoler, preuve que l’Open britannique ne fait aucun cadeau, même aux meilleurs.

Alors, que penser de tout ça ? Une fois de plus, la grande star du tournoi tient son rôle de leader incontesté, laissant ses concurrents rêver de miracles improbables. Ce schéma, un peu agaçant tant il paraît écrit d’avance, confère néanmoins à cette compétition une sorte de suspense ironique : qui aura le courage de tenter de briser la routine ? En tout cas, pour ceux qui aiment le golf, c’est autant une leçon d’humilité qu’un spectacle captivant. Quant à moi, je commence à me demander si le vrai défi de l’Open britannique n’est pas de savoir comment rendre la tâche plus difficile aux dominants… ou alors à quand le premier putt manqué qui sauve la mise d’un outsider inattendu.


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

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