mar. Juil 21st, 2026

Phil Kenyon, célèbre entraîneur de putting, juge « désastreuses » les critiques qu’Andrew ‘Chubby’ Chandler, ancien manager de Rory McIlroy, a adressées au caddie de Tommy Fleetwood, Ian Finnis.

La semaine dernière, Chandler a pointé du doigt Finnis après la déconvenue de Fleetwood au Travelers Championship dans le Connecticut. Le Golfeur anglais, en tête avec trois coups d’avance après 54 trous, a finalement cédé face au capitaine américain de la Ryder Cup, Keegan Bradley.

Selon Chandler, le caddie aurait pris une mauvaise décision en choisissant le club pour le 72e trou au TPC River Highlands, ce qui aurait coûté la victoire à Fleetwood. L’Anglais a en effet raté une occasion en or d’inscrire son premier titre sur le PGA Tour en réalisant un triple putt pour bogey lors du dernier trou, basculant ainsi dans un playoff avec Bradley — au mieux.

Phil Kenyon, reconnu pour son travail majeur sur la confiance au putting de Scottie Scheffler, a vivement dénoncé ces accusations : « Dire cela, c’est faux et méchant », affirme-t-il. « Ian a toujours été un élément clé dans la réussite de Tommy. Si l’on regarde ses victoires à travers le monde, Ian était présent à la plupart et sous une pression extrême, on veut quelqu’un sur qui compter. »

Pour Kenyon, Fleetwood et Finnis forment un duo solide et la remarque de Chandler ne tient pas la route : « C’est une déclaration dramatique venant de quelqu’un dont je ne me serai jamais soucié de l’avis. »

Fleetwood détient par ailleurs le triste record du plus gros montant de gains sur le PGA Tour sans victoire à son actif. On lui reproche souvent un putting parfois déficient, une critique que Kenyon réfute avec vigueur. « Tommy est un bon putter », insiste-t-il, « mais une mauvaise histoire sur ses qualités est alimentée par certains médias qui préfèrent se raconter leurs propres fables sans examiner les statistiques. »

En réalité, les chiffres montrent que cette année, Fleetwood est même meilleur au putting qu’au drive, figurant parmi les 35 meilleurs sur le circuit PGA. « Être dans le top 50 en putting, c’est exceptionnel », poursuit l’entraîneur. « Il y a clairement une fausse idée qui circule, mais il suffit d’ouvrir les statistiques pour voir la vérité. »

Pour rappel, Fleetwood avait terminé deuxième derrière Shane Lowry lors de la dernière édition de l’Open à Royal Portrush. Il évolue actuellement, pour les deux premières rondes du dernier majeur masculin de la saison, aux côtés de Rory McIlroy et Justin Thomas.

Le coup de cœur de Kenyon

Malgré son travail avec Scottie Scheffler, Kenyon place ses espoirs sur Daniel Berger pour devenir le golfeur de l’année : « Il joue bien, sait parfaitement voler la balle avec un drive très tendu, bas, comme un stinger. Son style colle bien aux parcours links. Il revient de blessure et a eu une bonne saison. Il a aussi des chances pour la Ryder Cup, donc je ne serais pas surpris qu’il brille en outsider. »

Points à retenir

  • La polémique autour du choix du club au dernier trou du Travelers Championship fait rage, malgré l’expérience d’un duo Fleetwood-Finnis réputé.
  • La critique de Chandler souligne la pression intense qui règne dans le monde du golf professionnel, où chaque décision est minutieusement scrutée.
  • Les données statistiques contredisent largement les idées reçues sur le putting de Tommy Fleetwood, rappelant que le bon sens ne fait pas toujours bon ménage avec les commentaires médiatiques.
  • Daniel Berger, souvent sous-estimé, reçoit ici le coup de projecteur inattendu d’un expert reconnu, preuve que le golf réserve encore des surprises.

En somme, on pourrait se demander si les anciens managers ne devraient pas s’abstenir de commentaires une fois la partie terminée. Après tout, le golf est un sport d’incertitudes où même les meilleurs caddies ne peuvent contrôler chaque putt raté. Et puis, entre nous, s’il fallait toujours faire confiance aux paroles des anciens, on serait encore à jouer au croquet dans le jardin. Alors, restons un peu patients, jetons un œil aux chiffres et laissons les joueurs – et leurs caddies – faire leur job, sans dramatiser chaque coup comme si c’était la fin du monde.


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

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