mer. Juil 22nd, 2026

Renato Moicano a fait preuve d’une honnêteté rafraîchissante en dressant le bilan de sa situation après l’UFC 317.

Avec un palmarès de 20 victoires, 7 défaites et 1 match nul en MMA (et 12-7 dans l’UFC), Moicano a subi une défaite unanime face à Beneil Dariush (23-6-1 MMA, 17-6-1 UFC) le mois dernier à la T-Mobile Arena de Las Vegas. C’est son deuxième revers consécutif.

À 36 ans, le combattant brésilien cherche à affronter une autre tête d’affiche vieillissante de la division des poids légers. Pour lui, le moment idéal serait d’affronter Michael Chandler (23-10 MMA, 2-5 UFC), qui enchaîne également les défaites, sa dernière contre Paddy Pimblett à l’UFC 314.

« Pour être totalement transparent, je devrais affronter le combattant le plus âgé de la division, pas Dariush, mais Michael Chandler. Ce combat a beaucoup de sens, c’est le moment parfait. Je le taquine depuis longtemps, et si je perds contre lui, je vais vraiment me demander ce que je fais sur cette Terre », a-t-il confié dans son podcast “Show Me The Money”.

Lors du combat contre Dariush, Moicano avait démarré fort, réussissant à le mettre à terre à la fin du premier round, presque le terminant. Mais Dariush a su inverser la tendance grâce à sa maîtrise du grappling, terminant la rencontre sur sa lancée pendant que Moicano s’essoufflait.

« Je pensais qu’il était fini, » a expliqué Moicano à propos de Dariush après le premier round. « Charles Oliveira l’avait mis K.O. de manière assez similaire, il reculait contre la cage quand je l’ai frappé. Mais à chaque fois que j’essayais de passer à l’étranglement arrière, lui parvenait à résister. Il n’abandonnait jamais sa position arrière, il est excellent dans les phases de lutte rapprochée et au jiu-jitsu. J’aurais dû continuer à frapper ou lui permettre de se relever. J’étais beaucoup plus rapide, j’avais la vitesse de mon côté… mais en même temps, je me sentais complètement à bout de souffle. Je ne peux pas vraiment m’expliquer pourquoi, j’avais l’impression d’avoir fumé une clope pendant tout le combat. Non, ce n’est pas vrai, mais c’est ce que ça donnait. J’étais tellement crevé, je n’en reviens pas moi-même. »

Points à retenir

  • Renato Moicano assume ses difficultés avec une franchise assez rare dans le monde ultra-compétitif de l’UFC.
  • À 36 ans, le temps commence à presser pour lui et d’autres vétérans du circuit, qui doivent sérieusement penser à des stratégies différentes ou au moins des adversaires du même calibre d’âge.
  • L’idée de combattre Michael Chandler, lui-même loin d’être au sommet, reflète bien la réalité de cette division poids léger où les luttes s’enchaînent et les carrières s’essoufflent.
  • Moicano a montré de belles choses en début de combat, mais sa gestion de l’endurance et sa tactique restent perfectibles.
  • La dimension psychologique et physique est aussi cruciale que la technique — un souffle court peut ruiner les plans les mieux ficelés.

Au final, ce qui ressort de cette situation, c’est qu’à l’UFC comme ailleurs, on ne rajeunit pas, surtout quand on a passé trop de temps à faire le malin. Je me demande bien si ces vétérans qui cherchent à “finir en beauté” ne font pas un drôle de pacte avec la vieillesse, en espérant que leurs déboires enchaînés deviennent une forme de légende. En attendant, on attend le prochain round, popcorn à la main, prêt à voir si Moicano saura finalement se réinventer ou s’il préfèrera finir sa carrière à clamer haut et fort qu’il a toujours raison… ou presque.


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