sam. Août 15th, 2026
Alexander Zverev : Sept semaines en Amérique du Nord, c’est trop

Cette discussion n’est pas prête de s’éteindre. En tennis, la question revient avec insistance : les tournois Masters, calés sur presque deux semaines, seraient-ils devenus trop longs ? Selon Alexander Zverev (29 ans), la réponse est clairement « oui ». À l’occasion de Cincinnati, où il lance son tournoi cette nuit (3 h, à suivre en direct), le champion revient sur un point déjà critiqué par le passé.

À Montréal, il avait notamment souligné qu’il n’y avait rien d’étonnant à voir manquer des têtes d’affiche comme Jannik Sinner (24 ans) ou Novak Djokovic (39 ans). Le Masters se tient alternativement à Montréal et à Toronto, mais avec une date fixe avant Cincinnati. Résultat : le tournoi du Ohio arrive deux semaines plus tôt que celui disputé au Canada, ce qui rend Cincinnati plus « accessible » pour ceux qui ne veulent pas trop s’éparpiller.

Alexander Zverev veut mieux performer à Cincinnati après une défaite dès son premier match à Montréal

Alexander Zverev a été éliminé dès son premier match à Montréal et compte faire mieux à Cincinnati.

Photo : IMAGN IMAGES via Reuters Connect

Son souhait est simple : « Faire comme avant. Un seul Masters, une semaine. C’est suffisant. Être deux semaines ici avant les US Open, ça fait beaucoup », résume le joueur de Hambourg. Et quand on lui demande s’il accepterait une baisse du prize money en contrepartie — car moins de tours, donc moins d’argent — Zverev répond avec un sourire : à ses yeux, ce n’est pas seulement une question de montants. La réalité financière serait, elle aussi, moins favorable que par le passé.

Il rappelle d’ailleurs un exemple concret. En 2017, il avait remporté le Masters de Rome en six jours et touché près d’un million de dollars. « Sept ans plus tard, c’était 900 000 dollars en neuf jours », dit-il. Oui, une partie de l’écart s’explique aussi par le déroulement : en tant que tête de série, il n’avait à disputer que six matchs en 2017, car il avait bénéficié d’un bye au premier tour.

Alexander Zverev agacé par les Masters trop longs

Zverev n’est pas fan des Masters qui s’étirent.

Photo : WITTERS

Et surtout, il nuance : réduire la durée d’un tournoi ne veut pas dire automatiquement gagner moins — les dépenses montent aussi quand la compétition dure plus longtemps. « Mais bien sûr, il y a aussi plus de revenus grâce au public. Donc le calcul est compliqué pour tout le monde », insiste-t-il. Reste une idée : pour influencer la participation des meilleurs joueurs, « je pense que ça pourrait se régler facilement », ajoute-t-il, lui qui arrive à Cincinnati en tant que tête de série numéro 1.

Sur le plan sportif, l’objectif est clair : à Cincinnati, il devra enchaîner six victoires pour s’imposer. Ça commence maintenant — et pour lui, c’est déjà l’heure d’accélérer.

Points à retenir

  • Zverev critique la durée des Masters, qu’il juge trop longue juste avant les US Open.
  • Le calendrier joue : Montréal/Toronto arrivent selon une logique fixe, tandis que Cincinnati se place plus tôt pour les joueurs disponibles.
  • Moins de tours ne garantit pas moins d’argent, car les coûts augmentent aussi quand le tournoi s’étire. Le “simple” calcul du porte-monnaie n’est donc pas si simple.
  • La participation des top joueurs est au cœur du débat : s’ils ne viennent pas tous, c’est aussi que la gestion de la saison devient un sport parallèle.
  • À Cincinnati, Zverev vise le parcours complet : six succès sont nécessaires pour décrocher le titre. Le reste, c’est du timing… et un peu de stratégie.

Au fond, je comprends très bien l’agacement : on ne peut pas demander aux joueurs d’être à la fois des machines à performances et des humains avec une récupération limitée. Si Lesnews aime suivre ces sujets, c’est parce qu’ils touchent à une réalité concrète : le sport n’a pas besoin seulement de spectacles, il a aussi besoin de règles qui ne rendent pas la fatigue obligatoire. Et moi, je me pose une question simple — qui finira par payer le prix de ce calendrier, quand les meilleurs commenceront à dire “ça suffit” ?


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