lun. Juin 29th, 2026
Casper Ruud se confie avant Wimbledon : L’herbe ? Ce n’est pas ma priorité pour l’instant

Casper Ruud aborde Wimbledon avec prudence… mais un objectif très clair

Casper Ruud n’a jamais vraiment caché que la surface sur laquelle il se sent le moins à l’aise, c’est l’herbe. Le Norvégien, trois fois finaliste de Grand Chelem et ex numéro 2 mondial, entre dans une nouvelle édition de Wimbledon avec une certaine retenue. Mais il y a aussi une évidence qui le suit depuis longtemps : à force d’y arriver, il se dit que c’est peut-être enfin le moment de franchir un cap sur le seul tournoi majeur qui lui résiste encore.

Interrogé par Tennis365, le 12e joueur mondial a détaillé ses objectifs sur le gazon londonien, en s’accordant au passage le droit à une petite dose d’humour. « Je n’ai jamais dépassé le deuxième tour, donc on peut déjà partir de là. N’importe quel résultat au-delà serait déjà une réussite », a-t-il expliqué.

Ruud a aussi expliqué pourquoi il continue de garder un intervalle de repos entre Roland-Garros et Wimbledon. Autrement dit : pas de transition immédiate entre deux univers qui n’ont rien à voir. « La saison sur terre battue est très exigeante. Enchaîner directement depuis Roland-Garros avec les tournois de préparation puis Wimbledon, ça peut être préjudiciable pour le reste de la saison. Je préfère faire une pause entre Paris et Wimbledon : respirer, vider la tête, et revenir focalisé sur ce tournoi… et sur le reste de l’année », a-t-il déclaré.

Malgré ce break, Ruud affirme que l’herbe de Wimbledon lui donne chaque année une motivation supplémentaire. « Je suis à un moment important de ma carrière. Je ne ressens pas que “le temps” s’épuise, mais chaque année qui passe, j’ai envie d’essayer d’obtenir un gros résultat ici », confie-t-il.

Et puisqu’il fallait bien un cap, il l’a formulé sans détour. Son grand objectif, sur le long terme, pourrait être d’atteindre « la deuxième semaine de Wimbledon ». Dit comme ça, c’est ambitieux… mais au moins, c’est clair.

Reste à gérer la réalité du tirage au sort. Son chemin ne s’annonce pas simple : Ruud débute face à Hubert Hurkacz, un adversaire redoutable sur herbe, et ancien demi-finaliste du tournoi. Une rencontre qui va servir de test grandeur nature : voir si Ruud peut enfin casser la fameuse “barrière” qu’il traîne sur le gazon de l’All England Club.

Points à retenir

  • Ruud a fixé un plan de départ simple : améliorer son meilleur repère actuel… et voir plus loin si l’occasion se présente.
  • Son choix de faire une pause entre Roland-Garros et Wimbledon reste constant : il privilégie la récupération plutôt que l’enchaînement “à la chaîne”.
  • Le Norvégien ressent une pression positive : plus les années passent, plus l’envie d’un résultat marquant à Wimbledon augmente.
  • Le tirage n’a rien d’un cadeau : Hurkacz est typiquement le genre d’adversaire qui transforme un match en épreuve d’endurance et de précision.

De mon côté, j’aime bien quand un joueur ose être à la fois lucide et ambitieux. Wimbledon est un tournoi qui pardonne rarement, et l’herbe n’est pas un terrain “neutre” pour tout le monde : Ruud devra donc faire avec ses repères… sans oublier de pousser là où ça compte. Et, franchement, s’il arrive à s’installer dans le tournoi au lieu de le subir, ce serait une vraie histoire à suivre—dans une compétition où l’on gagne autant sur la technique que sur la constance. Je suis d’ailleurs curieux de voir si cette approche peut mener à quelque chose de concret : pas un “presque”, mais un pas de plus. Et ce serait bien le moment.


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