Casper Ruud aborde Wimbledon avec prudence… mais un objectif très clair
Casper Ruud n’a jamais vraiment caché que la surface sur laquelle il se sent le moins à l’aise, c’est l’herbe. Le Norvégien, trois fois finaliste de Grand Chelem et ex numéro 2 mondial, entre dans une nouvelle édition de Wimbledon avec une certaine retenue. Mais il y a aussi une évidence qui le suit depuis longtemps : à force d’y arriver, il se dit que c’est peut-être enfin le moment de franchir un cap sur le seul tournoi majeur qui lui résiste encore.
Interrogé par Tennis365, le 12e joueur mondial a détaillé ses objectifs sur le gazon londonien, en s’accordant au passage le droit à une petite dose d’humour. « Je n’ai jamais dépassé le deuxième tour, donc on peut déjà partir de là. N’importe quel résultat au-delà serait déjà une réussite », a-t-il expliqué.
Sealed with an ace. @BenShelton def. Ruud, 6-3, 6-4. #GATC | #HurlinghamClub
Ruud a aussi expliqué pourquoi il continue de garder un intervalle de repos entre Roland-Garros et Wimbledon. Autrement dit : pas de transition immédiate entre deux univers qui n’ont rien à voir. « La saison sur terre battue est très exigeante. Enchaîner directement depuis Roland-Garros avec les tournois de préparation puis Wimbledon, ça peut être préjudiciable pour le reste de la saison. Je préfère faire une pause entre Paris et Wimbledon : respirer, vider la tête, et revenir focalisé sur ce tournoi… et sur le reste de l’année », a-t-il déclaré.
Malgré ce break, Ruud affirme que l’herbe de Wimbledon lui donne chaque année une motivation supplémentaire. « Je suis à un moment important de ma carrière. Je ne ressens pas que “le temps” s’épuise, mais chaque année qui passe, j’ai envie d’essayer d’obtenir un gros résultat ici », confie-t-il.
Et puisqu’il fallait bien un cap, il l’a formulé sans détour. Son grand objectif, sur le long terme, pourrait être d’atteindre « la deuxième semaine de Wimbledon ». Dit comme ça, c’est ambitieux… mais au moins, c’est clair.
Reste à gérer la réalité du tirage au sort. Son chemin ne s’annonce pas simple : Ruud débute face à Hubert Hurkacz, un adversaire redoutable sur herbe, et ancien demi-finaliste du tournoi. Une rencontre qui va servir de test grandeur nature : voir si Ruud peut enfin casser la fameuse “barrière” qu’il traîne sur le gazon de l’All England Club.
Points à retenir
- Ruud a fixé un plan de départ simple : améliorer son meilleur repère actuel… et voir plus loin si l’occasion se présente.
- Son choix de faire une pause entre Roland-Garros et Wimbledon reste constant : il privilégie la récupération plutôt que l’enchaînement “à la chaîne”.
- Le Norvégien ressent une pression positive : plus les années passent, plus l’envie d’un résultat marquant à Wimbledon augmente.
- Le tirage n’a rien d’un cadeau : Hurkacz est typiquement le genre d’adversaire qui transforme un match en épreuve d’endurance et de précision.
De mon côté, j’aime bien quand un joueur ose être à la fois lucide et ambitieux. Wimbledon est un tournoi qui pardonne rarement, et l’herbe n’est pas un terrain “neutre” pour tout le monde : Ruud devra donc faire avec ses repères… sans oublier de pousser là où ça compte. Et, franchement, s’il arrive à s’installer dans le tournoi au lieu de le subir, ce serait une vraie histoire à suivre—dans une compétition où l’on gagne autant sur la technique que sur la constance. Je suis d’ailleurs curieux de voir si cette approche peut mener à quelque chose de concret : pas un “presque”, mais un pas de plus. Et ce serait bien le moment.