Cela faisait deux mois que Martín Landaluce n’avait pas remporté un match sur le circuit. Cette attente est désormais terminée : le tennisman espagnol a battu le Britannique Jack Draper 6-3 et 7-5 lors du premier tour du Masters 1000 de Cincinnati. De quoi mettre un terme à une série de six défaites d’affilée.
Pour s’imposer en deux manches, Landaluce a dû sortir son meilleur tennis… surtout dans la gestion mentale. Après un premier set solide, où le Madrilène a pris l’avantage grâce à une rupture dès le début du match, Draper a fait monter le niveau dans la deuxième manche. Il a mené 5-2, avec en prime un double break à son actif.
À ce moment-là, la pelouse du Lindner Family Tennis Center — qui arbore un nouveau nom pour cette édition — a surtout été le théâtre d’un vrai regain d’énergie côté Landaluce. Il a réussi à remporter trois fois le service de Draper de manière consécutive pour renverser la situation et s’offrir le 7-5 final.
Au total, Landaluce a marqué 74% des points sur son premier service et a converti 5 balles de break sur 13. Un bilan efficace, qui lui permet de se projeter au tour suivant, où il affrontera l’Italien Matteo Arnaldi (numéro 35 mondial).
Un tournoi qui prend l’eau… et pas qu’au sens sportif
Le début du tournoi de Cincinnati ne s’annonce pas de tout repos pour l’organisation, ni pour les supporters. La pluie s’invite comme la principale actrice des premiers jours de compétition. Hier, la deuxième journée a même été annulée dans sa totalité.
Résultat aujourd’hui : l’organisation a dû regrouper au même calendrier la deuxième ronde des qualifications avec les premiers matchs du tableau principal. Autrement dit, une journée qui ressemble à un puzzle de dernière minute… mais sur terrain, pas sur papier.
Ce n’est pas un cas isolé. L’an dernier, Cincinnati avait déjà connu des situations du même type. Le tournoi appartient depuis 2023 à Ben Navarro, père de la joueuse Emma Navarro. Depuis, il a investi 222 millions de dollars pour améliorer l’événement. Pourtant, la solution aux longs arrêts dus à la pluie reste à trouver dans une période où le calendrier sur surface dure est déjà très chargé.
Points à retenir
- Landaluce a réussi à couper sa mauvaise série en s’imposant en deux manches, avec un vrai tournant dans la deuxième partie du match.
- Le renversement face à Draper a été déclenché par une séquence décisive : plusieurs breaks d’affilée, quand tout semblait compliqué.
- Ses chiffres au service (74% sur le premier) et l’efficacité sur les balles de break (5/13) ont fait la différence, sans forcément “cramer” le match.
- Cincinnati s’arrange avec la météo : annulations, réorganisation, horaires compressés… et des journées qui se reconfigurent au dernier moment.
- Malgré des investissements conséquents, les pauses liées à la pluie restent un casse-tête, surtout dans une tournée déjà dense.
À mes yeux, ce qui ressort de l’ensemble, c’est le contraste permanent entre le tennis “pur” sur court et les imprévus autour : un joueur qui se relance, une organisation qui jongle… et une météo qui continue de rappeler que le sport n’est jamais totalement sous contrôle. En tant que journaliste, je trouve ça intéressant — et un peu agaçant — de voir à quel point ces réalités influencent le déroulé des compétitions. Et j’aimerais bien que, pour les prochaines éditions, on anticipe davantage ces perturbations, parce que l’enjeu mérite mieux que des plannings bricolés à la minute.