mer. Juil 22nd, 2026
Les stars du tennis Sinner, Sabalenka et Gauff dénoncent les primes de Roland-Garros !

Les joueurs de tennis font pression sur les tournois du Grand Chelem pour une augmentation des primes.

Un groupe de joueurs de tennis réputés, parmi lesquels Jannik Sinner, Aryna Sabalenka et Coco Gauff, a exprimé sa déception face aux primes proposées lors de Roland Garros, en pleine dispute avec les organisateurs des tournois du Grand Chelem.

Le tournoi sur terre battue débutera le 24 mai à Paris. Les joueurs ont également soulevé d’autres problématiques, telles qu’une meilleure représentation, des soins de santé et des retraites.

Cette déclaration intervient après que les organisateurs du tournoi aient annoncé le mois dernier une augmentation de 10 % des primes, pour un montant total de 61,7 millions d’euros, soit une hausse de 5,3 millions d’euros par rapport à l’année dernière.

Cependant, les joueurs ont fait remarquer que « la part des joueurs dans les revenus du tournoi a diminué, passant de 15,5 % en 2024 à une prévision de 14,9 % en 2026 ».

Les champions en simple messieurs et dames de Roland Garros reçoivent chacun 2,8 millions d’euros, tandis que les finalistes perçoivent 1,4 million d’euros. Les demi-finalistes gagnent 750 000 euros, et les perdants au premier tour reçoivent 87 000 euros. Les lauréats du double messieurs et dames empochent 600 000 euros, alors que les champions du double mixte récoltent 122 000 euros.

Dans leur déclaration, le groupe a précisé que « les chiffres sous-jacents racontent une toute autre histoire », affirmant que les joueurs reçoivent une part déclinante de la valeur qu’ils apportent au tournoi.

Selon les organisateurs, Roland Garros aurait généré 395 millions d’euros en 2025, avec une augmentation de 14 % par rapport à l’année précédente, alors que les primes n’ont augmenté que de 5,4 %, réduisant ainsi la part des joueurs à 14,3 % des revenus.

Avec des revenus estimés à plus de 400 millions d’euros pour cette année, il est probable que les primes représenteront moins de 15 % des revenus, loin des 22 % demandés par les joueurs pour que les tournois du Grand Chelem soient en phase avec ceux des événements combinés ATP et WTA.

Ce même groupe de joueurs avait déjà signé une lettre adressée aux responsables des quatre tournois du Grand Chelem l’année dernière, demandant une augmentation des primes et une plus grande implication dans les décisions qui les concernent directement.

Ils affirment rester « unis dans leur volonté de voir des avancées significatives en matière de répartition équitable des ressources et de gouvernance du sport ».

Les joueurs insistent sur le fait qu’ils n’ont reçu aucune réponse à leurs propositions concernant le bien-être, y compris les retraites et les soins de santé à long terme, ajoutant qu’aucun progrès n’a été réalisé sur la représentation juste et transparente des joueurs dans les décisions des tournois du Grand Chelem.

« Pendant que d’autres grands sports internationaux modernisent leur gouvernance et alignent leurs parties prenantes, les tournois du Grand Chelem résistent au changement », déclarent-ils.

« L’absence de consultation des joueurs et le manque d’investissement dans leur bien-être reflètent un système qui ne représente pas adéquatement les intérêts de ceux qui sont au cœur du succès de ce sport. »

Points à retenir

  • Les joueurs souhaitent un engagement plus fort des organisateurs en matière de prise de décision.
  • Pourcentage des revenus des joueurs en baisse, un peu comme le nombre de bonnes nouvelles en période de pandémie.
  • Les championnats rapportent plus, mais les primes restent figées en apparence. Un mystère à résoudre !
  • Demandes de pensions et de santé encore en attente. Qui a dit que c’était facile d’être un athlète ?
  • Le contraste entre les avancées dans d’autres sports et l’immobilisme des Grand Chelem est frappant.

En y réfléchissant, je ne peux m’empêcher de me demander : qu’est-ce qui motive vraiment ces changements ? Une prise de conscience des enjeux ou la simple nécessité de garder les stars du tennis heureuses et engagées ? En tant que journalistes, notre rôle est de poser ces questions et de veiller à ce que les voix des athlètes soient entendues, un droit fondamental dans un monde où les enjeux sont aussi élevés. Un engagement pour l’équité et la dignité dans le sport, voilà notre mission.


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