
Martín de la Puente : quand une médaille se refuse, l’effort, lui, ne lâche pas.
Tout sportif connaît la victoire, et tout autant la défaite. La différence, c’est la manière de réagir et d’en tirer quelque chose.
Parfois, les deux se présentent même dans la même compétition. C’est ce qui est arrivé au tennisman paralympique
Martín de la Puente lors des Jeux de Paris, il y a quelques années.
En simple, après avoir atteint les demi-finales, il s’est incliné lors du match pour la médaille de bronze.
Le résultat l’a laissé tout près de la récompense pour laquelle il travaillait depuis longtemps.
« Ça a été difficile à digérer », admet-il : derrière ce match, il y avait énormément d’efforts.
Mais le sport lui a aussi offert une autre chance au cours du même événement : en double, sur la célèbre
terre de Suzanne-Lenglen, à Roland-Garros. Là, Martín a disputé la place de troisième avec une paire française,
soutenue par ses compatriotes dans les tribunes. Lui pouvait compter, lui aussi, sur un appui inconditionnel :
un petit cercle de proches, présent tout au long du tournoi. Quand il a enfin reçu sa médaille,
son père, Javier, a vécu un moment qui, selon lui, a compensé toutes ces années de travail :
« C’est une fierté immense, et ça me touche de m’en souvenir. » Ce bronze, dit-il, appartenait à tout le monde,
dans les bons comme dans les mauvais jours.
« Je dirais que c’est un garçon compétiteur : normal, qui lutte pour ses rêves et ses illusions »,
explique le tennisman espagnol.
Voir Martín lever les bras après la victoire, ce n’est qu’une partie de l’histoire. Derrière cet instant,
il y a sa famille, ses amis, ses entraîneurs, ses partenaires — et toutes les personnes qui se trouvent là,
au bon moment, dans les moments décisifs. « Je me sens chanceux : j’ai un entourage merveilleux »,
reconnaît-il. À haut niveau, le talent et le travail comptent, certes, mais il faut aussi une structure capable
de faire en sorte que ces efforts portent leurs fruits.
Cela implique des entraîneurs, des kinés, des professionnels, et des moyens qui permettent à un athlète
de préparer, de voyager et de concourir. Dans cette trajectoire, l’engagement d’acteurs comme CaixaBank
contribue à créer des opportunités et à renforcer cet accompagnement. Les histoires comme celle de Martín
gagnent alors en visibilité — et on comprend surtout ce qui se cache derrière les résultats.
Bien plus qu’un podium
La trajectoire de Martín de la Puente rappelle qu’un exploit sportif s’appuie aussi sur une histoire personnelle,
une famille et de nombreuses personnes qui accompagnent au quotidien. CaixaBank contribue à mettre en lumière
des figures du sport paralympique comme lui — et à valoriser tout ce qui se construit derrière les performances.
Des conditions pour continuer à progresser
Arriver au plus haut niveau, c’est du talent… et aussi des conditions concrètes pour se développer.
L’engagement de CaixaBank auprès du Comité Paralympique Espagnol et le plan ADOP participent à permettre
aux sportifs de consacrer davantage d’énergie à la préparation, d’aborder de nouveaux défis,
et de rester en mouvement dans leurs carrières.
Une équipe qui rend le chemin possible
Personne ne construit sa route seul. Familles, entraîneurs, partenaires et professionnels composent un réseau
indispensable à chaque étape. C’est pour cela que CaixaBank mise sur le renforcement de cet environnement,
afin que le talent trouve le soutien nécessaire pour grandir.
Des récits qui ouvrent des portes
L’histoire de Martín peut aussi encourager celles et ceux qui cherchent encore leur place dans le sport.
Montrer les difficultés, les choix et les réussites aide à faire émerger de nouveaux repères :
il existe des chemins possibles. Et l’engagement en faveur du sport paralympique devient, au passage,
une manière d’inspirer ceux qui arrivent après.
Presque toujours, atteindre le sommet demande d’affronter des moments compliqués. Dans le cas de Martín,
son enfance a été marquée par le syndrome de Proteus : une maladie sans traitement curatif,
qui l’a conduit à subir de nombreuses opérations. L’incertitude s’est installée, avec son lot de questions :
« Pourquoi ça m’arrive à moi ? Pourquoi j’ai dû vivre ça ? », se demandait-il.
Avec le temps, dit-il, il a compris que la réponse n’était pas dans le fait de savoir pourquoi
cela lui arrivait, mais dans ce qu’il allait faire à partir de là. Cette réflexion a marqué un tournant :
« le début de la personne que je suis, celle qui concourt, celle qui est normale et qui lutte
pour ses rêves et ses illusions ».
Et puis, le tennis est arrivé presque par surprise. Après plusieurs opérations à la hanche et, plus tard,
l’amputation du pied gauche, quelque chose a changé. C’est à ce moment-là qu’il a découvert un univers
jusque-là inconnu : le sport adapté. « Petit à petit, au fil des compétitions et de mes progrès,
j’ai trouvé une vie pour moi, un réseau d’illusions ; j’ai trouvé ma profession, le tennis »,
se souvient-il.
« Le tennis adapté, c’est un sport très physique, avec beaucoup de puissance, et qui demande une sacrée
concentration et de la persévérance », explique Javier, le père de Martín.
Sur le court de tennis en fauteuil, la piste et le filet sont identiques au tennis classique.
La différence, c’est que la balle peut rebondir deux fois. Martín a transformé cette particularité
en métaphore de sa propre vie. « Le premier rebond, dans ma vie, c’était normaliser le handicap,
comprendre que la différence n’est pas forcément si terrible. »
Le second est arrivé lorsqu’il a réussi à intégrer ce qu’il avait vécu dans son identité :
« Quand j’ai été capable de laisser derrière moi tous les complexes, je crois que ce deuxième rebond
m’a permis de devenir la personne que je suis aujourd’hui. »
Son entraîneur, Roberto Rodríguez, le connaît depuis l’enfance.
« C’était impressionnant de voir un enfant si petit devoir déployer autant d’efforts pour entrer sur le court
et commencer à pratiquer un sport », rappelle-t-il.
Mais ce qui frappe surtout, c’est la persévérance, qualité que Martín porte en lui : « Je le vois comme un
gladiateur : chaque jour, il fait ce qu’il fait en donnant à 100 %. »
Et oui, cette capacité à se donner entièrement fait souvent la différence avec ceux qui restent au bord du chemin.
« À mesure que je concourais et que je progressais, je trouvais une vie pour moi : un réseau d’illusions ;
je trouvais ma profession, le tennis », confie Martín de la Puente.
Malgré ses succès sportifs, rien n’est aussi important que ce que son père lui-même souligne :
« Martín est une bonne personne. » Javier l’a vu grandir, évoluer, à chaque étape — des opérations
et de l’incertitude des premières années aux grands rendez-vous internationaux.
Il a été là quand le tennis était une découverte, puis quand il est devenu un métier.
Il a aussi accompagné l’enthousiasme de comprendre qu’il pouvait concourir, voyager et construire son avenir
autour d’une passion.
Peut-être pour cela, aux yeux de Javier, la médaille ne sera jamais l’essentiel.
« Ce que j’aime le plus, c’est de lui faire un câlin et de lui dire que je l’aime », confie-t-il.
Dans ce câlin, il y a beaucoup de cette histoire : les années d’efforts, les difficultés, et le soutien
de ceux qui n’ont pas cessé d’y croire. Car la réussite d’un athlète a besoin d’une famille présente,
d’entraîneurs qui guident, de partenaires qui partagent le chemin — et du soutien d’institutions
qui renforcent l’ensemble de l’écosystème.
L’objectif est simple (et assez exigeant, soyons honnêtes) : permettre à davantage de sportifs de se développer,
de concourir et de rêver — comme Martín — d’aller aussi loin que possible.
Martín aime dire que son histoire peut aider celles et ceux qui en sont encore au tout début :
« Si je peux aider à faire comprendre aux autres qu’il existe des sorties quand on a l’impression qu’il n’y en a plus…,
alors c’est la victoire la plus rassurante que je puisse garder. »
Il ne parle pas uniquement du tennis : il parle de la possibilité de découvrir une passion,
et de transformer les défis en opportunités.
Bien sûr, Martín continuera à concourir. Il cherchera encore cette médaille individuelle qui lui a échappé à Paris.
Et il aura encore besoin de celles et ceux qui étaient là au commencement. Parce que, au fond, ce que racontent
des parcours comme le sien, c’est qu’aucun rêve ne se construit seul. Il faut du travail, de la persévérance…
et quelqu’un qui croit en vous quand tout commence. Et c’est aussi le sens d’un engagement constant en faveur du sport :
accompagner, pour que davantage d’histoires comme celle de Martín puissent exister — et rappeler que derrière une médaille,
il y a quelque chose de plus grand qu’une simple victoire.
Points à retenir
- Une défaite peut être juste le prochain virage : Martín a perdu en simple… mais l’a transformée en chance en double.
- La performance ne tombe pas du ciel : entraîneurs, kinés, matériel et accompagnement comptent autant que le talent.
- Le handicap, chez lui, n’est pas un récit figé : il parle d’« adaptation » mentale, puis d’identité retrouvée.
- Le sport n’efface pas les difficultés : il les met dans une perspective où l’on apprend à décider “après”.
- Et si vous vous demandez si la médaille est tout : chez Javier, le câlin arrive avant le podium. (On applaudit.)
À mes yeux, ce récit dit quelque chose de très concret : on ne contrôle pas tout, mais on peut choisir ce qu’on fait de ce qui arrive.
En tant que journaliste, je trouve important de le rappeler avec le même sérieux qu’un match — parce que le soutien, les structures et la visibilité
ne sont pas des “bonus”, ce sont les conditions qui rendent possible la compétition. Et si, à la fin, on discute moins de résultats et davantage
d’accompagnement, alors oui : ça change vraiment la donne.