Dans une rencontre qui contribue à la légende de la Coupe Davis, Pedro Martínez (67e) a surpris Holger Rune (11e) en luttant avec acharnement, allant à l’encontre de toutes les prévisions. Ce match a rapproché l’équipe espagnole d’un exploit rare. Tout au long de son histoire, en 227 éliminatoires, l’Espagne n’a jamais réussi à renverser une situation défavorable après avoir été menée 0-2.
À l’issue du match entre l’Espagne et le Danemark lors de la deuxième ronde des Qualifiers, qui précède la finale à huit prévue à Bologne du 18 au 23 novembre, l’atmosphère s’est prolongée de façon inattendue au Puente Romano, par une journée chaude, légèrement atténuée par la brume. Martínez, fort d’une victoire précédant ce match, a réalisé l’exploit de s’imposer dans ce qui pourrait être le match de sa vie. Bien qu’il ait remporté un ATP 250 à Santiago du Chili, son souvenir sera probablement marqué par ce match où il a sauvé une balle de match.

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Le début de match fut fulgurant, avec un 6-1 démontrant une grande maturité et une intelligence de jeu. Prêt à donner le maximum, Martínez a varié l’altitude de ses frappes, rendant la tâche difficile à Rune, qui a peiné à chaque service et commis trop d’erreurs non forcées.
Le Danois a tenté de prendre les choses au sérieux, malgré sa défaite lors de leur seule rencontre précedente (plus tôt cette année à Rotterdam). Un break lors du troisième jeu aurait pu changer la donne. En proie à la frustration, Rune a envoyé deux balles hors-terrain, n’encourageant qu’un simple avertissement, tandis que le jeu s’installait dans une bataille psychologique lente.
Martínez a mené 6-1 et 4-2, mais Rune a commencé à réagir en remportant quatre jeux d’affilée, imposant son rang. Un long temps d’arrêt entre les sets a toutefois favorisé l’Espagnol, qui a ralenti le rythme sans céder son service jusqu’à 3-3. Un break en faveur de Rune semblait déterminant, mais il a commencé à ressentir des crampes. Alors qu’il se démenait pour atteindre une balle, il semblait à bout, ayant déjà laissé passer une balle de match et menait 30-0 avant de céder.
À 5-5, Rune peinait au service, permettant à Martínez de croire en un retournement de situation, mettant à mal les faiblesses physiques de son adversaire, mais le tie-break s’est révélé très déséquilibré dans son déroulement.
«Perdre le deuxième set était difficile. J’ai joué le troisième avec des crampes. Cela était compliqué, mais si l’on doit tout donner, c’est bien ici. Je suis très content de mon effort», a affirmé l’Espagnol après le match. «J’ai dédié ma vie au tennis, et ce genre de moments, c’est pour cela que je suis là. Jouer le cinquième point pour nous est une victoire», a-t-il ajouté après une bataille acharnée qui s’est conclue en 6-1, 4-6 et 7-6 (3) en trois heures et 16 minutes. Pablo Carreño et Elmer Moller s’affronteront dans le cinquième match.
Points à retenir
- Martínez, à l’aube de sa carrière, a prouvé qu’il pouvait gérer la pression dans les moments décisifs.
- Rune, malgré sa domination en début de partie, a montré des signes de faiblesse physique.
- La Coupe Davis reste un terrain fertile pour les surprises, illustrant la beauté du sport.
- Les matches serrés comme celui-ci rappellent que chaque point peut faire la différence.
À travers cette rencontre, on voit à quel point le tennis est un sport d’engagement et de résilience. Pedro Martínez nous rappelle que la détermination et l’effort peuvent faire pencher la balance, même contre les plus grands. Quand on pense à cet exploit réalisé sous pression, cela soulève des questions. Est-ce vraiment le talent qui prime, ou bien la capacité à surmonter ses propres limites ? Pour ma part, je reste convaincu que le mental joue un rôle tout aussi crucial que les compétences techniques. N’est-ce pas cela qui rend le tennis si fascinant ?