Sir Andy Murray a laissé entendre qu’il pourrait encore s’impliquer dans le coaching de Jack Draper, alors que le Britannique vise un retour à la compétition début de l’année prochaine.
Dans un message publié sur Instagram début septembre, Jack Draper a précisé qu’il ne reviendrait sur les courts qu’en 2027, au plus tôt. Une absence prolongée justifiée : il a manqué les quatre tournois du Grand Chelem en 2026. La raison ? Il continue de composer avec une contusion osseuse au niveau de son bras gauche dominant, un problème qui s’est traîné plus longtemps que prévu.
De son côté, Andy Murray—qui avait brièvement rejoint le flux de Draper l’été dernier après sa séparation avec l’ancien coach Jamie Delgado—confirme qu’il serait partant pour reprendre un rôle d’accompagnateur dès que l’Anglais sera revenu à 100%.
« Oui, il y a encore des plans pour l’aider [Draper] », a expliqué Murray, selon des propos rapportés.
Mais le champion a aussi pointé une incertitude de taille : « Je ne sais pas où ça se situe. Je ne suis pas sûr, parce que son classement va baisser. »
Il ajoute que le calendrier et les modalités d’accès aux tournois pourraient compliquer le retour : « Je ne sais pas s’il pourra entrer en Australie… et s’il faudra compter sur des wild cards ou ce genre de choses. Donc on verra. »
Avant d’ajouter une note plus légère—enfin, dans les limites du tennis : « J’espère qu’il sera très vite de nouveau sur le court pour s’entraîner et préparer la nouvelle saison. Ça a été une année intéressante. »
De son côté, Draper a reconnu avoir traversé une période compliquée après sa défaite au premier tour du Cincinnati Open face à Martin Landaluce, en août. Il a admis avoir du mal à sortir de la fatigue mentale accumulée pendant quinze mois passés à gérer de sérieuses blessures.
Andy Murray, lui, a aussi évoqué les obstacles liés à son expérience de coaching, tout en rappelant qu’il a malgré tout apprécié son temps aux côtés du joueur, même de façon limitée. « J’ai fait un peu de coaching, et j’ai aimé. Mais Jack a eu plusieurs blessures et ça fait longtemps qu’il n’est pas sur le circuit. Je n’ai donc pas pu m’y investir autant que j’aurais voulu. »
Malgré tout, il revendique une forme de sérénité : « Je viens quand même regarder un peu [du tennis], mais je suis content de faire ce que je fais avec mes enfants, là maintenant. »
Points à retenir
- Andy Murray se dit prêt à revenir dans l’équation coaching, mais tout dépendra du retour à la pleine forme et du contexte de classement.
- Jack Draper n’imagine pas un retour immédiat : la compétition devra attendre, au minimum, jusqu’en 2027.
- La blessure n’est pas seulement physique : Draper parle aussi d’une fatigue mentale accumulée sur une longue période.
- Le retour sur le calendrier peut être compliqué, notamment selon l’accès aux tournois et la baisse de ranking (le tennis, ce n’est jamais “juste” une question de volonté).
À mes yeux, l’histoire est assez parlante : on parle souvent d’athlètes “prêts” ou “pas prêts”, alors qu’entre une douleur, une reprise progressive et l’impact sur le mental, la notion de timing devient vite une équation à plusieurs inconnues. Et si Murray peut servir de point d’ancrage une fois Draper stabilisé, ce n’est pas une mauvaise nouvelle. Je trouve juste important qu’on regarde ces retours avec lucidité—parce que derrière les dates et les classements, il y a des corps qui encaissement et des têtes qui doivent aussi se refaire. En tant que journaliste, j’aime quand le sport assume enfin ce côté humain, sans vernis et sans précipitation.