Parmi celles-ci, on retrouve Kasintseva, qui a surpris la Russe Veronika Kudermetova en se qualifiant pour les quarts de finale avec un score de 6-4, 6-2. Il s’agit de la quatrième victoire consécutive en deux sets pour Kasintseva. Cependant, après le match, une situation étonnante a laissé les spectateurs perplexes.
En se dirigeant vers le filet après le match, Kudermetova a décidé de ne pas serrer la main de Kasintseva, saluant plutôt l’arbitre de chaise avant de retourner directement à son siège, où elle a fait ses bagages et quitté le court. La raison de cette décision de Kudermetova n’est pas claire, d’autant plus qu’aucun incident ne s’est produit entre les deux joueuses pendant la rencontre.
Ce n’est pas la première fois que des joueurs choisissent unilatéralement de ne pas serrer la main de leurs adversaires, en particulier dans le tennis féminin. De tels incidents se sont multipliés, notamment depuis le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Ce conflit armé, qui a causé de nombreuses pertes humaines des deux côtés, a débuté en 2022 et se poursuit toujours.
Une décision choquante
Lors de la Wimbledon 2023, la Ukrainienne Elina Svitolina a également décidé de ne pas serrer la main de l’ancienne numéro un mondiale, Victoria Azarenka, en signe de protestation contre la guerre de la Russie en Ukraine. Fait intéressant, Azarenka appartient à la Biélorussie, qui est considérée comme l’un des alliés les plus proches de la Russie, soupçonnée de soutenir pleinement leur campagne militaire contre l’Ukraine.
Ce n’était pas la première fois que Svitolina agissait ainsi, ayant fait de même lors de l’Open de France en refusant de serrer la main de l’actuelle numéro un mondiale, Aryna Sabalenka, également originaire de Biélorussie. Après le match, c’est Azarenka qui a été huée par le public, bien qu’elle n’ait jamais refusé de serrer la main de ses adversaires.
Après la rencontre, Azarenka a déclaré aux médias qu’elle n’avait d’autre choix que de respecter la décision de Svitolina de ne pas vouloir serrer la main des athlètes russes et biélorusses. “Que devrais-je faire ? Rester là à attendre ?” a demandé Azarenka. “Elle ne veut pas serrer la main des Russes et des Biélorusses. J’ai respecté sa décision.”
Kasintseva étant d’Andorre, où il n’existe pas de conflit avec la Russie, la décision de Kudermetova de ne pas serrer la main semble encore plus surprenante. La prochaine adversaire de Kasintseva sera l’Américaine Iva Jovic, qui a validé sa place en quart de finale après avoir battu la Colombienne Camila Osorio en deux sets de 6-4, 6-2.
Points à retenir
- Les décisions de ne pas serrer la main deviennent une tendance parmi certaines joueuses.
- Ces incidents sont souvent liés aux tensions géopolitiques, recentrées sur le sport.
- La réaction du public peut surprendre, comme l’a montré le cas d’Azarenka.
- Les performances sportives peuvent être éclipsées par des enjeux émotionnels et culturels.
À travers ces incidents, on se pose la question : le sport peut-il vraiment rester à l’écart des conflits qui secouent le monde ? En tant que passionnés de tennis, il nous appartient d’admettre que les émotions humaines jouent un rôle crucial, transcendant même le terrain de jeu. Tout joueur est non seulement athlète, mais aussi citoyen du monde, et les choix qu’ils font ont des répercussions au-delà des courts. Il est essentiel de s’interroger sur l’impact que cela a sur l’esprit du sport et sur les valeurs que nous chérissons.