La jeune Canadienne Victoria Mboko a créé la surprise en éliminant la favorite américaine Coco Gauff samedi, lors du tournoi WTA 1000 de Montréal. L’adolescente de 18 ans a ravi le public local en s’imposant 6-1, 6-4 et en atteignant ainsi les quarts de finale.
Entrée en lice grâce à une invitation, Mboko a su gérer son sang-froid en sauvant les quatre balles de break auxquelles elle a fait face. De son côté, la championne en titre à Roland-Garros a été breakée à trois reprises, concédant une défaite nette en seulement 62 minutes.
Dans ce match, Gauff a été gênée par ses 37 doubles fautes cumulées lors de ses deux premiers tours. Elle a semblé désarçonnée face à la puissance et à la détermination de la Canadienne, qui a avalé le premier set en à peine 25 minutes.
Malgré une réaction plus combative en deuxième manche, l’Américaine n’a pas réussi à convertir ses trois occasions de break au 7e jeu. Manque de réussite et erreurs techniques se sont enchaînées, notamment un amorti raté et des frappes inquiétantes dans le filet.
Dans le dernier engagement, Mboko a su tirer profit du relâchement de son adversaire pour prendre l’avantage à 5-4, avant de conclure sur une double faute de Gauff alors que cette dernière servait pour rester en vie dans le match.
Prochain défi pour Victoria Mboko : un affrontement face à Zhu Lin de Chine ou Jessica Bouzas Maneiro d’Espagne, deux joueuses prêtes à relever le gant pour poursuivre cette belle compétition.
Points à retenir
- Victoria Mboko, à seulement 18 ans, montre que les wildcard ne sont pas là juste pour faire joli.
- Coco Gauff, pourtant chouchoute des médias, a payé son tennis approximatif et ses 37 doubles fautes… de quoi faire grincer des dents.
- Le public montréalais a eu droit à une démonstration locale, avec une Mboko opportuniste et solide, histoire de rappeler qu’au Canada aussi, on sait jouer au tennis.
- Le match a duré à peine plus d’une heure, preuve que parfois, l’efficace vaut mieux que le long et pénible combat.
- Victoria affrontera bientôt une joueuse chinoise ou espagnole, ce qui promet une finale de quart avec un air de globe-trotter.
On pourrait se demander si Coco Gauff n’a pas malencontreusement choisi ce tournoi pour tester sa patience et ses nerfs. En tout cas, Victoria Mboko a parfaitement su saisir sa chance, et ça, c’est une bonne nouvelle pour le tennis canadien. Reste à voir si cette explosion est un feu de paille ou le début d’une étoile montante. Moi, je parie sur un feu de joie bien entretenu – histoire de garder un peu de suspens dans ce monde trop souvent bien trop sérieux.