jeu. Juil 9th, 2026
Wimbledon : le calendrier, les matchs et les résultats de Zverev contre Fery

Cette année encore, le rendez-vous incontournable du tennis a nom… Wimbledon. Le tournoi sur gazon de l’All England Lawn Tennis and Croquet Club, à Londres, s’impose comme le troisième Grand Chelem de la saison. En Allemagne, il est étroitement associé à Boris Becker, qui y a célébré ses plus grandes victoires. Voici les principales questions autour des Wimbledon Championships 2026.

Les qualifications débuteront dès le 22 juin et s’achèveront le 25 juin sur les courts du club londonien. Le tableau principal démarre, lui, le lundi 29 juin. Sur la “pelouse sacrée”, les organisateurs proposent trois compétitions en double en plus des simples (doubles hommes, doubles femmes et double mixte). La quinzaine se termine par la finale du simple hommes le dimanche 13 juillet, tandis que la finale dames aura lieu la veille.

Côté diffusion, Wimbledon 2026 sera exclusivement proposé sur Amazon Prime Video. Le service de streaming remplace le diffuseur payant Sky, qui détenait auparavant les droits. Autrement dit : pas de retransmission linéaire pour ce tournoi, uniquement en ligne.

Après le débat, très bruyant, autour des dotations des tournois du Grand Chelem, Wimbledon a annoncé une hausse significative des primes. Au total, les joueurs comme Alexander Zverev pourront se disputer l’équivalent de 74,3 millions d’euros. Par rapport à l’année précédente, cela représente une progression de 20%.

Avant même l’heure du coup d’envoi, l’ambiance est, une fois de plus, liée à un sujet classique : la répartition des revenus. Comme à la veille de Roland-Garros en 2025, un bras de fer public a opposé des joueurs et les organisateurs. En avril 2025, plusieurs figures de l’ATP et de la WTA ont adressé un courrier commun aux responsables des quatre Grand Chelem pour réclamer une participation des joueurs à hauteur de 22% des recettes. Une nouvelle fois, lorsque le montant du prize money du “moment phare” a été officialisé (61,7 millions d’euros), les tensions ont repris.

En signe de protestation, les joueurs réduisent leurs apparitions médiatiques avant le début du tournoi : elles seront limitées à 15 minutes. Bien sûr, il reste difficile d’ignorer que, sur le plan financier, la victoire reste une sacrée marche : les vainqueurs en simple empocheraient environ 4,17 millions d’euros.

Sur le plan sportif, le tableau est alimenté selon le classement : les 104 premiers (hommes et femmes) sont directement qualifiés. En cas de forfait, on complète au rang selon la logique du “tri par classement”. L’attribution des places se fait aussi via des qualifications : 16 places chez les hommes et 16 chez les femmes. À cela s’ajoutent 8 wildcards de chaque côté. Résultat : deux tableaux à 128 joueurs chacun, avec un arbre de rencontres qui ne demande qu’à s’emballer.

En consultant la liste d’engagements, difficile de ne pas voir que la quasi-totalité des têtes d’affiche sera bien à Londres. Chez les hommes comme chez les femmes, on retrouve une grande partie du Top 50. Mais un nom manque clairement : Carlos Alcaraz.

L’Espagnol doit encore déclarer forfait à cause d’une blessure au poignet droit. Il avait déjà manqué Madrid et Rome, puis aussi Roland-Garros. La blessure remonte à avril, lors du premier tour à Barcelone. Après sa victoire face à Otto Virtanen, il s’est retiré du tournoi, et le scénario se poursuit désormais à Wimbledon.

Chez les hommes, Lorenzo Musetti (Italie, n°15 mondial) doit encore se remettre d’une douleur à la cuisse. Valentin Vacherot (Monaco, n°18) fait également défaut en raison d’une blessure au pied. Quant à Holger Rune (Danemark, n°79), il lui faut encore un peu de temps : huit mois après une rupture du tendon d’Achille, il n’est pas encore prêt à reprendre la compétition.

Du côté des femmes, deux joueuses de premier plan manquent également l’événement. Victoria Mboko (Canada, n°9) s’est blessée au genou durant un tournoi de préparation à Queens. Hailey Baptiste (États-Unis, n°31) a, elle, subi une blessure sérieuse au genou pendant Roland-Garros.

Côté Allemagne, Alexander Zverev (Hambourg, n°3) mène la délégation. Il reste le seul Allemand tête de série en simple. Avec l’absence d’Alcaraz, il remonte même au rang de numéro 2 du classement des têtes de série. Derrière lui, on retrouve aussi Yannick Hanfmann (n°55), Jan-Lennard Struff (n°77) et Daniel Altmaier (n°59), directement qualifiés pour le tableau principal. En revanche, Tom Gentzsch (n°217) et Henri Squire (n°235) s’arrêtent en qualification.

Chez les femmes, Laura Siegemund (Filderstadt, n°40) est la meilleure représentante allemande, même si elle n’est pas tête de série. L’accompagnent Tamara Korpatsch (n°79), Eva Lys (n°77) et Ella Seidel (n°97), toutes présentes dans le tableau principal. Tatjana Maria (Bad Saulgau, n°112) n’a pas besoin de passer par les qualifications : au moment de la date limite, elle figurait encore dans le Top 104 mondial. En qualification, Noma Noha Akugue, Caroline Werner, Mona Barthel et Anna-Lena Friedsam s’inclinent et ne rejoignent pas Londres.

La grande question à propos d’Alexander Zverev, c’est le “déjà vu” : après son titre à Paris, il n’a plus l’ombre d’un Grand Chelem manquant. Pour autant, Wimbledon reste un terrain historiquement exigeant. La direction de ce tournoi pourrait bien lui offrir une opportunité, et Boris Becker estime qu’il n’y aurait aucune raison pour que Zverev ne joue pas le titre. En amont, au tournoi de Halle (en Allemagne), Zverev a atteint le demi-finale. Il y a été arrêté par des problèmes liés à son diabète et par Taylor Fritz. Sa forme laisse penser qu’il peut franchir un nouveau cap, notamment après une sortie prématurée l’an dernier au premier tour.

Les autres joueurs allemands n’arrivent pas forcément avec le statut de favori, mais Wimbledon a déjà offert des surprises. En 2025, le beau parcours de Laura Siegemund s’était arrêté en quarts. Trois ans plus tôt, Tatjana Maria avait poussé beaucoup plus loin, jusqu’aux demi-finales. Daniel Altmaier, de son côté, arrive avec un moment de forme intéressant.

Et si Zverev veut rêver, il devra compter avec un obstacle majeur : Jannik Sinner. Le tenant du titre est donné comme le grand favori. L’absence d’Alcaraz libère un peu l’espace, mais sur gazon, ce n’est jamais “facile”. Rappel utile : Sinner n’a pas joué de match officiel depuis son élimination surprenante au deuxième tour de Roland-Garros.

Avant le tournoi, il s’est toutefois signalé lors d’un événement à invitation au Hurlingham Club de Londres, avec une victoire en deux sets face à Cameron Norrie. De quoi rassurer, au moins sur l’intention : Sinner a confié espérer retrouver sa meilleure version malgré la chaleur. Et dans son ombre, un autre géant revendique déjà sa place : Novak Djokovic, qui guette l’occasion d’ajouter un nouveau titre à une collection déjà bien chargée.

Chez les femmes, le statut de favorite est plus ouvert. Aryna Sabalenka, n°1 mondiale biélorusse, est la tête de série. Iga Swiatek est la championne en titre. Figurent aussi parmi les joueuses à surveiller Jelena Rybakina (Kazakhstan) et Mirra Andrejewa, gagnante de Roland-Garros, qui arrive de Russie. Et puis il y a cet “élément” toujours un peu imprévisible : Serena Williams, dont la forme en simple n’offre pas de garantie.

Wimbledon a aussi ses traditions côté tenue. La règle reste stricte : 90% des vêtements doivent être blancs. En cas de non-respect, une sanction financière est prévue. La joueuse canadienne Genie Bouchard l’a déjà appris à ses dépens.

Autre détail qui change : le “repos” dominical. Traditionnellement, le premier dimanche était consacré à l’entretien du gazon, mais ce n’est plus la norme aujourd’hui. Des technologies permettent de maintenir une surface de qualité sans forcément imposer un jour de coupure. En clair : il y a de fortes chances de voir le tournoi continuer sans interruption de rythme “par principe”.

Enfin, Wimbledon applique aussi une règle spécifique sur le dernier set : si le score atteint 6-6 dans la manche décisive, un tie-break (jusqu’à 10 points) est joué. L’objectif est simple : limiter la durée des matchs et éviter les longs scénarios. On se souvient par exemple qu’en 2018, une demi-finale masculine avait duré jusqu’au lendemain : Kevin Anderson s’était imposé contre John Isner, après 6h31, sur un score de 26-24.

Points à retenir

  • Dates : qualifications du 22 au 25 juin, tableau principal à partir du 29 juin, finales du 12 au 13 juillet.
  • Diffusion : Wimbledon 2026 n’aura qu’un seul guichet, en ligne, via Amazon Prime Video (pas de TV linéaire).
  • Dotations : l’enveloppe totale grimpe à hauteur de +20%, avec un total d’environ 74,3 M€ pour le tournoi.
  • Tension joueurs/organisateurs : protestations médiatiques annoncées à hauteur de 15 minutes, histoire de rappeler que l’argent n’est jamais un détail.
  • Tableau : 128 joueuses et 128 joueurs, complétés via classement, qualifications et wildcards (le tout sans mystère : c’est mathématique).
  • Absences notables : Carlos Alcaraz ne sera pas là, et d’autres têtes (selon les cas) déclarent forfait pour des raisons de santé.

Au fond, Wimbledon 2026 ressemble à un mélange de cérémonie immuable et de réalités très modernes : la tradition du gazon, les codes vestimentaires, et en même temps un tennis où la question des revenus et du calendrier pèse dans les conversations autant que la balle sur le gazon. De mon côté, je pense que le scénario “carton plein” n’est pas garanti, parce que les absences et les ajustements (sportifs comme médiatiques) finissent toujours par ouvrir la porte à un outsider. Et dans un Grand Chelem, c’est souvent là que se joue le vrai suspense. Bref : moi, je suis preneur, et je vais suivre ça avec l’œil d’un journaliste… et la conviction qu’il faut que la parole des joueurs compte autant que les résultats.


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