sam. Oct 3rd, 2026
Zverev contre la révolution du Grand Chelem

« Qui pense que j’ai dragué… est un idiot »

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Omnisport

« Qui pense que j’ai dragué… est un idiot »

Le vainqueur de Paris et de New York a un avis très tranché sur le débat autour des matchs de Grand Chelem.

Alexander Zverev s’est clairement opposé à l’idée de raccourcir les matchs de Grand Chelem. Pour lui, la majorité du circuit tennis pense comme lui, dans ce bras de fer qui revient régulièrement à la surface. « C’est de l’histoire », a-t-il déclaré lors du tournoi ATP à Pékin au sujet du format best-of-five, qui nourrit encore — et toujours — des affiches marathon à Melbourne, Paris, Wimbledon et New York.

La controverse a été relancée récemment par Andrew Abdo, directeur général de l’Open d’Australie. Il s’était demandé s’il ne faudrait pas, au moins lors des premiers tours, adopter un format en deux sets gagnants. Mais, à la suite des discussions, le tournoi a indiqué qu’aucun changement n’était prévu pour l’édition à venir.

Zverev se moque gentiment de Djokovic

Selon Zverev, la décision de ne pas toucher au format est la bonne. « C’est la chose la plus difficile à remporter dans notre sport, parce qu’on joue en best-of-five », a expliqué le vainqueur de Roland-Garros et de l’US Open. « Physiquement, c’est l’un des défis les plus extrêmes à traverser. »

L’Allemand estime aussi ne connaître aucun joueur favorable à une réduction. « Peut-être que Novak (Djokovic) aimerait jouer en best-of-three parce qu’il est évidemment plus âgé aujourd’hui », a-t-il plaisanté. « Mais je pense que si on lui avait demandé il y a dix ou quinze ans, il aurait certainement répondu non. »

Points à retenir

  • Zverev défend le best-of-five comme un élément central du tennis de Grand Chelem… et pas comme un détail de règlement qu’on peut “optimiser” à la légère.
  • L’idée d’un format en deux sets gagnants a été évoquée, mais l’Open d’Australie a confirmé qu’aucune modification n’était actée pour la prochaine saison.
  • Dans l’argumentaire de Zverev, le point clé reste la difficulté physique et mentale, ce qui explique pourquoi le raccourcissement ne fait pas vraiment consensus.
  • La petite pique à Djokovic met surtout en lumière un fait : même quand on plaisante, le débat ne date pas d’hier.

À mon avis, tant que le Grand Chelem restera ce qu’il est censé être — un test de résistance et de constance sur la durée — changer le format ressemble vite à déplacer le problème au lieu de le résoudre. Et si l’on veut vraiment “moderniser”, autant le faire sans vider la compétition de sa substance. En tant que journaliste, je trouve qu’il faut poser la question autrement : est-ce qu’on cherche à alléger, ou est-ce qu’on cherche surtout à attirer… quitte à uniformiser ? À suivre de près, parce que ce débat-là, lui, ne sera pas discret.


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