lun. Juil 20th, 2026

Espagne a enregistré une baisse du nombre de touristes venus de France et d’Allemagne en mai, avec respectivement -6 % et -6,7 %, selon les données publiées par l’Institut National de la Statistique (INE). Ces deux pays restent les marchés émetteurs les plus importants après le Royaume-Uni.

Plus précisément, la France a envoyé 1,19 million de visiteurs en Espagne au cours du cinquième mois de l’année, tandis que l’Allemagne a comptabilisé 1,15 million de touristes.

Par ailleurs, la Suisse a aussi vu une légère diminution, de 3 %, avec 203 641 visiteurs. Les Pays-Bas suivent une tendance similaire avec une baisse de 2 %, soit 495 076 touristes.

Du côté des pays nordiques, le nombre de visiteurs est resté presque stable, avec 385 989 arrivées en mai, soit une légère hausse de 0,12 % par rapport à l’année précédente.

Concernant l’Amérique, les États-Unis enregistrent une très légère baisse de 0,03 %, avec 500 551 touristes, ce qui porte la diminution globale des touristes venus du continent américain à 0,4 %.

En revanche, le marché principal, celui du Royaume-Uni, continue de croître, avec une hausse de 7,3 % pour atteindre plus de 2 millions de visiteurs. D’autres pays affichent également des augmentations : Belgique (+3,7 %), Irlande (+13 %), Italie (+4,3 %) et Portugal (+17 %).

Au total, l’Espagne a modéré sa croissance touristique en mai, avec 9,4 millions de visiteurs internationaux, soit une progression relativement faible de 1,5 % sur un an. Paradoxalement, les dépenses touristiques ont bondi de 4,9 %, pour atteindre 12 254 millions d’euros.

Points à retenir

  • La baisse des touristes français et allemands souligne une certaine volatilité démographique dans le tourisme européen.
  • La stabilité du tourisme nordique montre que tout ne suit pas forcément les grands courants, certains préfèrent rester fidèles à leurs habitudes.
  • Les États-Unis font une pause avec une quasi-stagnation, manifestement il y a d’autres destinations plus attirantes.
  • Les Britanniques, grands amateurs d’Espagne, continuent d’alimenter le secteur malgré les vents contraires.
  • Les dépenses touristiques progressent plus vite que le nombre de visiteurs, preuve que ceux qui viennent dépensent un peu plus (ou que l’inflation ne fait pas que du bien au porte-monnaie).
  • Quelques pays affichent une croissance solide du tourisme vers l’Espagne – peut-être de quoi y puiser quelques bonnes idées côté marketing.

En fin de compte, le tableau touristique espagnol pour mai montre un doux mélange de hausses, de baisses et de statu quo, à l’image d’un bal sur des airs parfois discordants. On pourrait se demander si cette tendance générale vers une croissance modérée ne cache pas une petite fatigue sous-jacente du secteur. Mais après tout, mieux vaut un joli pli qu’une cassure nette, non ? À méditer pendant vos prochaines vacances, ou du moins entre deux avions bondés.


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