En juin, l’inflation à la consommation en France a été confirmée à 0,9 % sur un an, conformément aux prévisions des analystes, a annoncé vendredi l’INSEE, l’institut national de la statistique.
Ce chiffre correspond au taux d’inflation harmonisé, qui est ajusté pour faciliter les comparaisons au sein de la zone euro. Il progresse ainsi de 0,6 % en mai à 0,9 % en juin.
Un sondage mené par Reuters auprès de 15 experts avait anticipé une inflation harmonisée moyenne de 0,9 % pour le mois, avec des estimations allant de 0,8 à 0,9 %. L’INSEE avait déjà communiqué ce chiffre dans sa première lecture.
Sur le plan national, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 1,0 % en juin, contre 0,7 % en mai, principalement sous l’effet d’une hausse plus marquée des prix des services et d’une décélération moins nette des coûts énergétiques.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils comme l’énergie et l’alimentation, a quant à elle légèrement progressé à 1,2 %, contre 1,1 % le mois précédent.
Points à retenir
- La hausse de l’inflation en juin confirme une tendance légèrement plus pressante après plusieurs mois de relative stabilité.
- Les services, secteur souvent discret, jouent un rôle plus important que prévu dans la poussée des prix.
- Les coûts de l’énergie, toujours capricieux, ne baissent plus aussi franchement qu’auparavant, ce qui pèse sur le portefeuille des consommateurs.
- L’inflation sous-jacente, souvent considérée comme un indicateur plus fiable de la tendance réelle, continue de grimper doucement, sans toutefois provoquer de panique.
- Le taux d’inflation harmonisé permet de situer la France dans le cadre plus large de l’économie européenne, rappelant que la bataille des prix n’est pas isolée.
En somme, on dirait que l’inflation se maintient à un niveau modéré, mais pas assez bas pour que l’on puisse souffler. Il semblerait que la météo économique française reste donc légèrement nuageuse, avec un soupçon de vent frais venu de la hausse des services et de l’énergie. On pourrait espérer des éclaircies, mais pour l’instant, mieux vaut garder un parapluie à portée de main. Et vous, vous voyez la rentrée arriver avec optimisme ou plutôt avec votre dossier dépenses sous le bras ?