Pour beaucoup, Muhammad Ali reste l’incarnation du boxeur ultime, mais Bernard Hopkins, toujours aussi sincère, lui préfère une autre légende : Sugar Ray Robinson.
Ce dernier, véritable maître du ring, a fait sensation au début des années 1940 avant de basculer dans le grand bain professionnel, juste après avoir raflé la médaille d’or aux Jeux olympiques de 1960 à Barcelone. Il a fallu quatre ans pour qu’il décroche son premier titre mondial des poids lourds, en battant Sonny Liston au sixième round, un véritable coup d’éclat qui restera gravé dans la mémoire des passionnés de boxe.
Par la suite, Ali a affronté et vaincu une succession de légendes, de George Foreman à Ken Norton, en passant par Earnie Shavers. La victoire sur Foreman, lors du célèbre “Rumble in the Jungle” en 1974, demeure une étape clé de sa carrière.
Pourtant, malgré cette success story monumentale, Bernard Hopkins, retraité de haut vol avec deux ceintures mondiales dans deux catégories, pense qu’un autre boxeur a surpassé Ali : Sugar Ray Robinson.
Hopkins ne masque pas son admiration pour Robinson, qu’il considère comme le plus grand, et place Ali juste derrière, dans une hiérarchie qui ne manquera pas de faire débat :
“Le meilleur boxeur de tous les temps, c’est Sugar Ray Robinson. Pour moi, le suivant est Muhammad Ali, et le débat peut commencer.”
Robinson, tout comme Ali, a marqué son époque par ses qualités exceptionnelles et son influence durable. Son palmarès impressionnant s’étend sur une carrière de 25 ans, avec notamment cinq règnes mondiaux dans la catégorie du middleweight, après avoir été champion welterweight entre 1946 et 1951. Lors de cette période, il a battu des adversaires de renom comme Rocky Graziano, Randolph Turpin et Jake LaMotta.
Points à retenir
- Certains aiment jouer au meilleur, mais tout le monde n’est pas d’accord sur ce qui définit « le plus grand » – y compris Bernard Hopkins qui préfère un ancien combattant à la réputation impeccable.
- Le débat sur la hiérarchie des légendes de la boxe ressemble souvent à une discussion de café du commerce, sauf que là, ça concerne des figures mythiques.
- Ali a collectionné les victoires et inspiré toute une génération, mais Ray Robinson a également laissé une empreinte indélébile, prouvant que la grandeur ne se limite pas aux gants lourds.
- Se remémorer ces champions, c’est un peu comme choisir entre une pizza et un burger : difficile de trancher, mais on admet que chacun a ses préférences bien arrêtées.
- Et si le vrai problème c’était que la légende, ça ne se compare pas, ça se vit ? Allez, à vous de juger si Ali mérite cette couronne ou si Robinson aurait eu droit à une place encore plus haute.
En fin de compte, la boxe, comme la vie, ne se limite pas à des classements. Peut-être que le véritable enjeu est de continuer à apprécier ces géants du ring, indépendamment de leur place dans le panthéon. Après tout, c’est peut-être ça, le vrai champion : celui qui fait battre notre cœur, peu importe la catégorie.