Un vétéran poids lourd prend position sur le calendrier choisi par Oleksandr Usyk pour renoncer à ses ceintures, estimant qu’il aurait pu viser une ceinture vacante plus tôt dans l’année.
Tandis qu’il conserve son statut de champion poids lourds linéal, Usyk a choisi de vacater ses ceintures WBC, IBF et WBA vers la fin du mois dernier.
Dans ce geste, l’ukrainien a permis à Agit Kabayel et à Murat Gassiev d’être promus respectivement champions pleins du WBC et du WBA, tandis que son titre IBF restait en jeu.
Mais si ce choix a laissé d’autres progresser dans le sport, Usyk s’accorde tout de même un seul combat supplémentaire avant d’arrêter une carrière remarquable.
Cette information fait suite à son arrêt au 11e round contre Rico Verhoeven en mai, lorsque le champion incontesté dans deux divisions a dû livrer une soirée plus ardue que prévu.
Et alors qu’il a ensuite annoncé qu’il n’avait plus qu’un combat à disputer, beaucoup ont vu dans cette décision l’influence d’une difficulté à venir à bout d’un ancien champion de kick-boxing.
Quoi qu’il en soit, cette délibération du poids lourd de 39 ans a eu pour conséquence d’empêcher Derek Chisora de disputer un titre IBF vacant face à Deontay Wilder en avril.
Selon Usyk, Chisora lui a offert le combat le plus difficile de sa carrière lorsqu’ils ont tenu la distance en 2020. « Del Boy » a finalement perdu par une décision unanime disputée, les feuilles des juges reflétant un affrontement serré.
Lors d’un entretien avec Seconds Out, média respecté pour ses échanges francs, le boxeur en question, âgé de 42 ans, explique avoir même tenté de mettre la pression sur son ancien adversaire pour obtenir une dernière chance de gloire mondiale.
« Ne parlons pas de ce type. Usyk m’a vexé car j’ai téléphoné à son manager, je l’ai même FaceTimé – et il m’a montré sa jolie petite fille. Il était chez lui avec sa famille.
Je lui ai dit : ‘Frérot, je vais affronter Deontay Wilder. Libère le titre IBF des poids lourds pour donner à Usyk son combat le plus difficile et ne pas me pénaliser sur la destinée du titre mondial. Fais-le pour moi en ami’. [Il a dit] ‘Je te tiens au courant’.
Putain d’imbécile. C’est un crétin, ce type. On l’a pressé; on l’a appelé tous les jours, et il n’a pas joué le jeu. Puis, tout à coup, il a boxé un kickboxeur [Verhoeven] et s’est rendu compte qu’il n’était plus le même [combattant].
C’était égoïste de sa part de garder les ceintures.»
Avec la défaite de Chisora face à Wilder par décision partagée, il n’aurait pas pu emporter le titre IBF qui, pour sa part, devrait être disputé prochainement par le challenger mandataire Frank Sánchez.
Points à retenir
- Usyk décline une nouvelle opportunité en maintenant ses ceintures en jeu, ce qui modifie les perspectives des autres prétendants.
- La vacance des ceintures ouvre des avenues pour Kabayel et Gassiev, tout en laissant l’IBF disputable par un autre challenger.
- Le choix d’Usyk d’avoir encore un seul combat à venir alimente les spéculations sur sa motivation et sur la gestion de sa carrière.
- La dernière sortie contre Verhoeven rappelle que même des champions polyvalents peuvent connaître des soirées plus difficiles que prévu.
- Le récit autour de Chisora montre comment les décisions des champions peuvent influencer les trajectoires des adversaires, parfois bien au-delà du ring.
- Seconds Out, média reconnu pour ses interviews directes, apporte une pièce controversial au puzzle, sans occulter les échanges houleux entre les protagonistes.
- La situation met en lumière le fragile équilibre entre prestige et opportunités pour les aspirants et les promoteurs.
Personnellement, je constate que ces choix dessinent une cartographie du poids lourd moderne où longévité et opportunités se négocient au cordeau, avec des enjeux qui dépassent le simple combat du soir. En tant que journaliste, je suis tenté de pousser plus loin la réflexion sur ce que signifie être champion aujourd’hui: protéger la gloire tout en laissant place à ceux qui cherchent à la conquérir, dans un paysage où chaque décision peut redessiner le palmarès et les ambitions des prochains mandants. Et c’est là que j’attends, avec vous, le prochain chapitre de l’ellipse Usyk, de ses ceintures et des fortunes qui graviteront autour d’elles. — Un journaliste engagé et curieux pour LesNews.