Le PSG a réussi l’exploit de devenir champion d’Europe à deux reprises, mais la Ligue 1 enregistre une baisse de ses revenus, se posant ainsi comme la seule des « Big 5 » à connaître ce recul. D’autre part, bien que le Portugal et les Pays-Bas soient encore loin des chiffres français, leur tendance de croissance est significative.
Pour la saison 2024/25, les recettes du football professionnel au Portugal ont atteint un record de 1,133 milliard d’euros, principalement grâce aux transferts, qui ont rapporté 662 millions d’euros. Pour la saison précédente, les revenus étaient de 1,073 milliard d’euros.
À l’inverse, la France n’est pas sur la même lancée. Selon le rapport Annual Review of Football Finance de Deloitte Sports Business Group, la Ligue 1 a enregistré une perte de 15 % de son chiffre d’affaires, tombant à 2,2 milliards d’euros. Cette chute est en grande partie due à l’absence de fonds exceptionnels de la CVC Capital Partners, qui avait injecté 1,5 milliard dans la Ligue 1 en échange de parts sur les revenus futurs. Par ailleurs, la crise du diffuseur audiovisuel a intensifié les pertes de la compétition, consolidant ainsi la force économique du PSG par rapport aux autres clubs français.
Mais le défi pour la France ne se limite pas à la concurrence portugaise : en 2024/25, l’Eredivisie, la première division néerlandaise, a généré près de 1,4 milliard d’euros en recettes.
En ce qui concerne les autres ligues, toutes celles des Big 5, à l’exception de la France, ont enregistré une augmentation de leurs recettes en 2024/25. La Premier League, sans surprise, reste en tête avec près de 8 milliards d’euros, soit une hausse de 8 % par rapport à la saison précédente, soutenue par le développement de ses activités commerciales. Cependant, elle fait face à des pertes avant impôts s’élevant à 1,1 milliard d’euros en raison de dépenses élevées en recrutements et d’un manque de revenus exceptionnels.
Ailleurs, en Espagne, la La Liga a vu son chiffre d’affaires augmenter de 9 % pour atteindre 4,1 milliards d’euros, grâce à une dynamique commerciale et des recettes de stade en hausse. Le Real Madrid et le FC Barcelone dominent toujours le marché, générant ensemble 2,1 milliards d’euros, soit plus de la moitié des revenus de la compétition. Les recettes liées aux jours de match ont également crû de 22 % pour atteindre 800 millions d’euros.
La Bundesliga, quant à elle, a été la grande gagnante sur le plan de la croissance, avec une augmentation de 12 % de son chiffre d’affaires, dépassant ainsi 4,3 milliards d’euros. Le succès commercial de ses stades, renforcé par l’Euro 2024, lui a permis d’atteindre un bénéfice opérationnel record de 400 millions d’euros, avec un taux d’occupation des stades atteignant les 97 %. Enfin, la Serie A en Italie a crû de 4 % pour atteindre 3 milliards d’euros, soutenue par la performance de ses clubs en compétitions européennes.
Points à retenir
- Le PSG brille en Europe mais la Ligue 1 peine à suivre financièrement.
- Le football portugais réalise des records, mais il n’est pas encore en mesure de rivaliser avec la France.
- La compétition audiovisuelle en France aggrave les pertes de la Ligue 1.
- Les autres grandes ligues d’Europe continuent de croître, laissant la France sur la touche.
- La Premier League, bien qu’encore dominante, est confrontée à une montée des pertes financières.
Il est intéressant de réfléchir à cette situation. Pourquoi la Ligue 1 semble-t-elle être à la traîne tandis que d’autres ligues prospèrent ? Ça invite à s’interroger sur la gestion des clubs, les stratégies commerciales et le futur du football en France. La question demeure : la Ligue 1 réussira-t-elle à s’adapter et à relancer sa dynamique dans un paysage footballistique en constante évolution ? En tant que passionné, j’espère que l’avenir nous réserve de meilleures nouvelles. Il est temps que la Ligue 1 se réveille, avant de rester définitivement dans l’ombre.