Oscar De La Hoya: le combat le plus difficile selon ses propres confidences
Pour LesNews, Oscar De La Hoya demeure l’un des boxeurs les plus emblématiques de l’histoire, et il a dévoilé quel adversaire de son riche palmarès lui a offert le combat le plus éprouvant.
De La Hoya est devenu le premier champion du monde à détenir six ceintures dans six catégories différentes lorsqu’il a battu Felix Sturm par décision pour s’emparer du titre WBO des moyens en 2004, après avoir conquis les titres dans les catégories du super-plume jusqu’aux moyens, entre 130 et 160 livres.
Cinq ans plus tard, l’un des adversaires qui a marqué son parcours, Manny Pacquiao, a rejoint son club historique après l’avoir mis KO quelques mois auparavant et est désormais associé à un possible affrontement avec Shakur Stevenson.
Malgré sa défaite contre Pacquiao, De La Hoya a évoqué, lorsqu’on lui a demandé son combat le plus éprouvant, sa victoire en décision partagée en 1999 face à Ike Quartey.
« Ike Quartey m’a offert mon combat le plus difficile. À l’époque, il affichait 34-0-1, personne ne voulait l’affronter, il venait du Ghana, et pourtant j’ai affronté tout le monde. Peu m’importait. Je voulais affronter les meilleurs. »
« Je me rappelle avoir dit “oui, je vais l’affronter”. J’ai dit à Bob Arum que je le ferais sans problème. Il m’a envoyé au tapis dès le premier round, je l’ai mis à terre au troisième, puis il m’en a remis et finalement j’ai réussi à le faire tomber trois fois. C’était un combat très serré. »
« Au douzième round, c’était sans doute le plus mémorable, le plus excitant et le plus amusant que j’aie jamais vécu. Je l’ai frappé à raison de 40 coups sans réponse; aujourd’hui, on aurait arrêté le combat, mais à l’époque on laissait durer jusqu’à ce que l’adversaire tombe ! C’était vraiment comme ça. »
« Je l’ai frappé 40 fois, dans les cordes, sans réponse. Je regardais l’arbitre comme s’il devait intervenir. Le gong final a retenti, nous avons levé les mains, on aurait cru du Rocky — c’était assez impressionnant. »
« C’était de loin le combat le plus satisfaisant, le plus divertissant, mais aussi le plus dur que j’aie jamais eu. »
Quartey, qui détenait le titre WBA des poids welters avant leur duel, est ensuite monté chez les super-welters après cette défaite, sans parvenir à reconquérir les titres mondiaux et il a pris sa retraite en 2006 avec un palmarès de 37-4-1.
Points à retenir
- Le combat le plus dur évoqué par De La Hoya est celui de 1999 contre Ike Quartey, selon ses propres mots lors d’un échange publié.
- Quartey était alors invaincu à 34-0-1 et venait du nigeria/ghana selon les indications de l’époque; De La Hoya s’est engagé à l’affronter malgré les réticences des autres.
- Le douzième round est décrit comme mémorable et intense, avec une série de coups soutenue qui illustre la détermination du boxeur.
- Quartey détenait le titre WBA des welters avant leur affrontement, puis est passé au super-welter sans retrouver les titres mondiaux et a pris sa retraite en 2006 (41 combats), ce qui encadre le contexte de cette époque.
- Ce récit offre une perspective sur le mélange d’audace et de technique qui caractérise les plus grands combats et invite à réfléchir sur ce qui fait la valeur d’un duel d’élite, au-delà des résultats.
En tant que journaliste engagé, je vois dans ces témoignages une fenêtre sur la dimension humaine du sport: la quête de l’adversaire ultime, le poids des choix et la manière dont un duel peut écrire une page durable de l’histoire. Et vous, quels éléments vous semblent les plus révélateurs de cette quête de perfection?