jeu. Sep 24th, 2026
Roger Federer se prononce : Sinner ou Alcaraz, lequel est le meilleur au sommet de sa forme ?

Roger Federer fait l’objet d’une présence remarquée dans les médias en ce moment. Il faut dire que le Suisse est l’un des fondateurs de la Laver Cup, qui démarre demain pour sa neuvième édition. Dans une interview accordée à TNT Sports, il a répondu à une question qui revient sans cesse : qui est, actuellement, le meilleur joueur du monde ?

Trois noms ont naturellement été mis sur la table : Jannik Sinner, Alexander Zverev et Carlos Alcaraz — forcément, les trois premiers du classement mondial. Federer connaît bien deux d’entre eux, puisqu’ils ont déjà participé à la Laver Cup à plusieurs reprises. En revanche, il avoue ne pas être encore totalement convaincu par Jannik Sinner… du moins pas à l’instant où la conversation devient un peu plus délicate.

Extrait : Roger Federer dévoile son choix pour le meilleur joueur de tennis en ce moment.

Son premier choix : Sinner. Federer explique notamment que tout s’est joué sur la saison et sur le niveau de domination affiché lors des Masters 1000. « Je dirais que peut-être Sinner, simplement pour l’énorme domination qu’il a montrée aux Masters 1000. Il a très bien joué jusqu’à sa blessure », a-t-il déclaré.

Mais le Suisse ajoute immédiatement un point d’attention : la blessure de Sinner peut faire évoluer la donne. Il faudra surtout voir comment il revient, et quel sera son niveau de jeu après la pause. Malgré cette réserve, Federer estime que, sur une grande partie de l’année, il a vu ce qu’il fallait pour justifier son choix.

Federer explique pourquoi Alcaraz peut aussi prétendre au titre

« La question, c’est plutôt l’effet que va avoir sa blessure sur son niveau », a-t-il précisé. Et dans cette logique, Federer lâche une phrase qui ouvre la porte : quand Sinner est au rendez-vous, il a été le meilleur — et son classement reflète ce constat. Ensuite, il élargit nettement le débat.

Car pour Federer, un joueur est capable de contester Sinner : Carlos Alcaraz. « On sait aussi que lorsque Carlos est à son meilleur niveau, il peut être le meilleur joueur de tous. Je pourrais défendre ça, et je pense qu’il le sait aussi », a-t-il affirmé, avec ce mélange de franchise et de prudence qui caractérise souvent ses analyses.

Federer n’a pas non plus voulu mettre de côté Alexander Zverev, surtout après l’exploit du Germanois, enfin sacré pour son premier Grand Chelem. « Sascha est enfin là où on s’attendait à ce qu’il soit un jour : champion de Grand Chelem », a-t-il rappelé.

Et c’est là que Federer glisse un argument très “jeu du moment” : le meilleur n’est pas toujours le même selon l’instant, la forme, et le calendrier. « On pourrait se dire que, dans un affrontement, ce serait peut-être lui le joueur à battre actuellement… Carlos revient aussi d’une blessure, et Sascha… », a-t-il lancé, en laissant la phrase ouverte avant de revenir à l’idée centrale.

Finalement, Federer résume : il n’y a pas de réponse définitive. « Je pense que c’est un débat », conclut-il. Mais s’il doit trancher en tenant compte de ce qui s’est passé en 2026, son choix redevient clair : « À cause de l’année qu’a vécue Sinner, je dirais que c’est extrêmement, extrêmement difficile à dépasser ».

Points à retenir

  • Federer place son vote en premier sur la constance de Sinner, notamment sur les Masters 1000 — avant que la blessure ne vienne compliquer le tableau.
  • La discussion reste volontairement ouverte : le retour après blessure pourrait changer la hiérarchie… et Federer n’a pas envie de faire semblant de tout savoir.
  • Alcaraz est présenté comme un vrai rival dès lors qu’il retrouve son niveau maximal — et là, difficile de ne pas écouter Federer.
  • Zverev entre aussi dans l’équation, avec un argument simple : le premier Grand Chelem, c’est rarement un détail de l’histoire.
  • En filigrane, une idée traverse tout : le “meilleur joueur” dépend aussi du moment, pas seulement des statistiques.

Et moi, en journaliste un peu têtu, je trouve que c’est précisément ce qui rend le sujet intéressant : au lieu d’une réponse figée, on parle de forme, de trajectoires et de retours. Je veux bien croire qu’il existe “un meilleur”, mais après avoir entendu Federer, je me dis surtout que le tennis 2026 ressemble à un débat… et que c’est une bonne nouvelle. Parce qu’au fond, tant que les arguments restent là, on continue de regarder, on compare, et on pense par soi-même — avec l’envie, aussi, de défendre le sport, pas seulement d’élire un vainqueur.


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